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[RP Ouvert] Dans un lieu incertain. 1 2 -3-  
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Dulcina Fagney, dite Dudu
Dulcina Fagney, dite Dudu
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Posté le 03/05/2015 à 10:25:54 

*Qu'il est beau, ce manoir. Sylar a acquis un beau brin d'île, il n'y a pas à dire. Que j'aimerais pouvoir m'installer avec ma petite famille dans un endroit comme celui-ci... je ne me suis déjà fait la réflexion sur l'archipel d'Eva et de Dita.
Oh, ça y est, tout le monde se tourne. Les noces vont commencer. Je me demande encore ce que je fais là. J'ai répondu à une invitation... oui, c'est ça. 
Des escaliers, on voit apparaître Alejo. Quelle étrange tenue, je ne dis pas qu'elle ne lui va pas, au contraire, c'est juste que ça sort des habituels costumes de la bonne société que les hommes vêtissent dans ce genre d'occasion.

Il descend, marche par marche, et je cherche derrière lui Kristal, mais je ne la vois pas arriver. Peut-être qu'elle n'a pas fini de se préparer.
Alejo arrive en bas des marches, et se dirige dans l'allée centrale, au milieu des convives regroupés pour l'occasion. 
Soudainement, quelque chose me choque : pourquoi il me regarde? Non... pourquoi tout le monde me regarde?
Le pianiste du manoir s'active, la musique se met en route, tandis que j'assiste, stupéfaite, à Alejo qui me prend la main et la parole en même temps...*

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J'ai tant de regrets, tant de remords
Je me dégoûte, j'ai tous les torts
Mais si tu voulais juste une chance encore
Je promets je ne suis plus le même
Je suis un autre dès que tu m'aimes
Si tu voulais, tout recommencerait.

*Je retire ma main, brusquement, et recule d'un pas.*

C'est du vent, des mots
Une voile sur un bateau

*Il fait un nouveau pas dans ma direction, s'approchant dangereusement de moi.*

Mais si tu me pardonnais, je changerais.

*Je persiste et recule, de deux pas maintenant, et le fixe intensément.*

C'est du vent, du faux
Les jolies notes de ton piano
Qui caressent et grisent, avant de s'envoler.

*Brutalement, je lui tourne le dos, et cours vers la porte du manoir, la poussant violemment pour me retrouver au dehors, l'air se glissant dans mes cheveux. Je ne le vois que trop tard, il est juste derrière moi, et commence à me désigner le paysage paradisiaque qui entoure le manoir.*

Je t'offrirai mes îles au trésor
Ce que tu voudras, du sud au nord
Si tu voulais
Si tu remontais à bord

*Ces paroles font remonter en moi de douloureux souvenirs, des promesses inachevées, une maison, un voyage... La nostalgie m'envahit tandis que je parle en même temps que lui.*

Où sont passés nos rêves et nos coeurs ?
Je sens que je te perds et j'ai peur.

*Il s'engouffre dans la faille, me prend la main et m'attire contre lui.*

Tu peux changer
Mes erreurs en aurores.

*La raison me revient, je m'écarte de ses bras, et le fixe à nouveau.*

C'est du vent, des mots
Une voile sur un bateau.

*Il ne se laisse pas démonter, et trouve un nouvel angle d'attaque, poignant.*

Une dernière chance avant de m'assassiner.

*Au lieu de m’apitoyer, ce qui aurait été le cas par le passé, cette phrase fait mouche, et réveille en moi un regard assassin, tandis que je recule, d'un pas certain, pour m'éloigner de lui.*

C'est du vent, du faux
Les mensonges de ton piano
Qui caresse et séduit
Mais juste pour jouer.

*Je me retourne et cours droit vers le petit port de l'île, vers ces navires qui ne demandent qu'à m'emmener loin d'ici. Mais avant cela, je lui fais face, une nouvelle fois.*

C'est du temps, des heures
C'est le dégoût et tant de douleur
La banalité des beaux rêves brisés

*Il tente une dernière approche, suppliante.*

Souviens de notre bonheur

*Je grimace et lui rétorque sans hésiter.*

Et le deuil de ma candeur
C'est comme une fin d'enfance déchirée

*Je lui tourne le dos, et pose le pied sur le quai d'embarcation du navire, une main s'accrochant avec conviction à la corde reliée au bateau, tandis que mes cheveux s'envolent.*

C'est un vent nouveau
La liberté comme un cadeau

*Je monte d'un pas, et entend à nouveau sa voix.*

Il est trop tard

*Je souris en répondant.*

Ou bien il est trop tôt

*Je regarde le navire qui me fait face, la promesse d'un autre avenir.*

C'est devant, si beau

*Il tente de m'amadouer, monte un pas derrière moi, décidé à embarquer aussi...*

Reviens, on recommence à zéro
Je reprends la mer,

*Mon bras se tend, et ma main sur son torse le repousse, hors du navire, un sourire victorieux sur mon visage.*

Et bon vent matelot.


*Les voiles se dressent, et le navire quitte le port, vers une nouvelle vie, vers une nouvelle liberté.
Je quitte cet archipel, la sensation que de nouvelles aventures m'attendent.*



Et je me réveille, le sourire aux lèvres. Le doux visage de mes enfants endormis est visible dans la pénombre. Je repense à la veille, et à mon malaise lors de cette union à laquelle j'ai assisté. Non, je n'ai pas à me sentir mal. Au contraire, c'est une délivrance. 
La journée va être belle.
Shinmodal
Shinmodal
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22/07/2015
Posté le 28/08/2015 à 11:55:12 

Une course éperdus dans les rue sombre d'une métropole part trop nauséabonde, le souffle court l'enfant ne ralentit pourtant pas . Ni l'odeur, ni le méandre incertain de rue et de contre allé ou ses pas le mène a travers ce labyrinthe urbain ne le freine. Pourquoi il court ? Il a oublié... Pourquoi il ne doit pas s’arrêter ? Il ne le sais pas … ce qu'il sais c'est qu'une chose atroce , abominable va lui arriver si il se repose un instant, il n'oublie pas que qu’elle-que chose, quelqu'un est derrière lui. Mais quoi... Alors il court dans se dédale dégoûtant.   S'offre a lui alors deux chemin, un sous la lumière tremblotante d'une lanterne a la chandelle vacillante, un autre dans la pénombre d'une pleine lune. Il sais que le temps lui est compter... que dans la première tant qu'il serait dans la lumière il aura un semblant de protection mais ; plus de lumière veut aussi dire plus d'ombre et sans voir ce qui si tapis il ira au devant de mésaventure plus grave si cella était possible que ce qu'il fuyait.   Alors pris le chemin de lune, où les ombres seraient soulignées d'un éclats irréel mais visible, ou les aspects les plus fourbes et traître du chemin s'étaleraient sous ses yeux avec des senteurs d'autre monde.   Et il ne fut pas déçus. Dans sa course qui n'avait de cesse, dans ce chemin d'ombre lumineuse il vit des spectacles extraordinaire et horrible. Il sauta au dessus d'une masse grouillante de rats se partageant le corps gonflé et putride d'un nouveau né, frappa la main tendus d'un mendiant qui tombant se transforma en myriade d’étoile de diamant et d'or. Il dut même ramper un instant sous une table charger de victuaille , de mets merveilleux et enchanteur qui sans dégager d'odeur était infestées d'une masse grouillante de vers gras ,de mouche vrombissante pondant a même les pièces de viande encore chaude, que les convives s'arrachaient pour les engouffrer en faisant tomber tous autour de l'enfant une myriade de parasites.   Mais sa course continuais... dans des méandre de plus en plus sanglant   Il vit un glorieux duel entre deux glorieux combattant richement vêtus , lame au clair et sang giclant clamant leur honneur et se battant a arme égale, piétinant de botte ferré une foule agonisante de gens du peuple. Il aperçus l’éclat rapide d'une lame sournoise tranchant dans le cou d'une victime complaisante alors que sa bourse bien remplis semblait par magie disparaître dans le néant. Un rire d'outre tombe le poursuivit alors un instant.   Mais la fuite n’était pas finie...   il dépassa un attroupement gueulard , une foule d'adulte vociférante , pariant sur un « combats » opposant des chiens et un enfant éviscéré cherchant a savoir quel molosse partiraient avec le meilleur morceau de la petite victime. Il glissa dans une flasque de sang gouttant lentement d'un visage grimaçant qu'il ne reconnaissait que trop bien  malgré l'absence de regard, les yeux ayant été arracher la langue ayant été coupé, celui-ci horriblement défiguré étant de son faite .   Il fut trop lent !   Il ne put se relever assez vite saisi comme il était par l'horrible corps mutilé... Deux mains gantés le saisir ses yeux se fermèrent et il fut jeté dans le vide de la nuit...   Quand il ouvrit de nouveau les yeux, il était a une table proprette dans une salle marquetée et décorée avec goûts, une tasse de thé a la main ; une jeune femme magnifique, les yeux vairon en face de lui lui souriais gentiment en lui proposant un gâteau ; Il allais accepter d'une voix agréable et posé, d'une diction irréprochable...   NOOOOoon ! Se réveillant le jeune shin tremblait... Pourquoi ! Pourquoi la table de thé et le court d’étiquette... mon rêve était si beau jusque la... et se recouchant , avec un sourire heureux il repensa aux visage stupéfait et sanguinolent que son sommeil lui avait apporté.
Althéa de Rioghan
Althéa de Rioghan
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07/07/2015
Posté le 31/08/2015 à 20:32:16 

Le néant !

Aucun son...

Aucune couleur...

Aucun objet...

Aucun repère...

Le néant !

Cet instant insaisissable et pourtant bien présent.

Le néant !

Fureur palpable ou douceur distillée.

Terreur infâme ou bonheur acidulé.

Le néant !

Toujours présent au milieu de la nuit.

Toujours présent et pourtant inexistant.

Le néant !

Cet état de grâce où le temps s'arrête.

Cet état de stress où tout s'achève.




Elle ferme les yeux en sachant qu'elle retrouvera cet ami fidèle cachant en son sein son ennemi mortel.

Elle se voit flotter dans cette mer d'ébène où rien ni personne ne pourra venir la chercher.

A la fois rassurant et terrifiant elle ne connait que trop bien ce pays chimérique, qui s'impose à elle.



Des rêves ? Qu'est-ce que des rêves ?

Elle ne saurait le dire.

Mais cette petite mort qui l'accueille chaque nuit.

Ça oui ! Elle pourrait vous en parler.

Shinmodal
Shinmodal
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22/07/2015
Posté le 03/12/2015 à 08:02:29 

levé d'un coucher de soleil 


Une ombre de tristesse sur un visage glisse 
Et un monde s'effondre subitement 
Une larme tombe sur une joue lisse
Et un rêve éclate violemment 

Qui peut prévoir ce qui se passera
Quand l'ombre glissée s'en ira ?

Qui peut prédire ce qui sera
Quand la larme tombée s'assechera ?

Un monde nouveau sera subitement créé ?
Un rêve plus beau sera brusquement pensée ?

Qui peut prévoir ce qui sera
À la lumière illuminée
Qui peut prédire se qui se passera
À la chaleur d'un sourire retrouvé 

Un soleil d'amour sur un visage s'éclaire 
Et un monde se pense, un monde plus beau
Un sourire se lève sur cette bouche de chaire 
Et un rêve se crée, un rêve nouveau.

Puis je me réveil enfin et pleure mon manque de toi.
Shinmodal le Praestigiator
Shinmodal le Praestigiator
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22/07/2015
Posté le 15/12/2015 à 16:35:31 

Dans un rêve unis 
Pour une nuit finie 

Puis une longue errance 
Ensuite une courte délivrance 

Pour Un rêve créé 
Et une vie donner. 


Mère célibataire 

Anne Providence "La Tigresse"
Anne Providence "La Tigresse"
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Posté le 01/11/2017 à 23:53:22. Dernière édition le 01/11/2017 à 23:57:16 

Le temps est au calme sous un beau soleil d'hiver alors que les navires d'escorte et de transport se tiennent prêt à appareiller, drapeaux d'or et de sable claquent aux coté de ceux de France les deux se mélangeant. Les derniers chargements de provisions, de chevaux, de munitions et d'armes se font, dans une ambiance similaire à une ruche. La neige a fondu sur les pavés du port, sous le va et vient constant des hommes et des bêtes. Tous embarquent, les hommes plaisantant gaiement malgré le fond de l'air froid, saluant leurs camarades et officiers, échangeant quelques blagues de tabac ou une furtive bouteille d'alcool contre des bouteilles, d'autres saluent femmes et enfants. La longue cohorte des silhouettes qui embarquent à leur tour, avalées par des navires insatiables de chair humaine.

Trois sensations sont perceptibles : froid et tristesse de la séparation, rage de ne pouvoir embarquer.  

Si loin de la Méditerranées ou des Caraïbes si chaud, quelle idée d'être ici. Pour se protéger du froid, les vêtements sont chauds, capeline, gants, manchon, fourrures. A croire que le froid est plus mordant qu'une balle espagnole !  

Les capitaines cartes en main discutent une dernière fois de la route à prendre et des dangers à éviter. Qu'ils soient sous l'eau : hauts fonds, écueils : sur la mer : navires ou sur terre : ports ennemis.   L'heure de la séparation est proche et la durée incertaine, nul ne saurait dire s'ils reviendront.   Tout es improbable, irréel, le froid, la petite main d'un enfant tenue dans la sienne et cette future vie croissante dans le ventre. Regarder d'autres partir au combat en restant loin. Rester sur terre au lieu de prendre la mer.  

Du groupe d'officiers une haute silhouette noire se détache pour un ultime baiser, le refus d'un serment de retour, mais la promesse de faire tout pour revenir...  

Prendre l'enfant dans les bras pour un dernier câlin.  

Une cloche sonne, la haute silhouette se fige, puis se retourne et d'un pas décidé embarque à son tour le dernier.  

Les passerelles sont retirées, les amarres larguées, les voiles dépliées, le vent les gonfle et les navires s'éloignent du quai, du port, rejoignant la mer et l'horizon.  

L'attente sera interminable avant de les voir disparaître à l'horizon, lever le bras mouchoir à la main pour saluer ceux qui partent.  

Tous les dangers ne sont pas prévus, le résultat incertain.  

Combien de minutes, heures à attendre avant de quitter le port ?  

Impossible de quantifier le temps qui passe, mais au bout d'un moment, l'eau s'agite autour des navires, elle se soulève et des masses noires jaillissent des abysses.  

Les navires ont de la gîte, du tangage, du roulis, Les tentacules enserrent les navires, il est impossible que les cris parviennent jusqu'au port pourtant ils sont audibles.  

Le bois craque les hommes hurlent et le kraken emporte son butin sous les eaux.
 

Brusque réveil, tous les détails improbables défilent en quelques secondes.  

Ce n'était qu'un cauchemar.
Dulcina Fagney
Dulcina Fagney
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Posté le 08/05/2018 à 00:30:49. Dernière édition le 08/05/2018 à 00:31:31 

Une silhouette qui est familière. Elle sort de ce tunnel, elle s'extirpe enfin.
Quand je la vois, mon coeur semble s'arrêter un instant. Mais il reprend de plus belle, s'accélérant, tandis que mes jambes s'activent, et me portent à une vitesse folle jusqu'à toi.

Tu te retournes, comme si tu avais pressenti que j'étais là. Tu me tends les bras.
Tu m'attrapes au vol, et me fais tourner dans le vide. Comme tu sais si bien le faire.

Je n'ai pas de mot, aucun son ne sort de ma bouche. Je me contente de te serrer contre moi, et tu fais de même. Comme si cette étreinte ne devait plus jamais cesser. 

Et soudain, j'ouvre les yeux.
Tu n'es plus là... je les referme vite, avec l'espoir de te revoir, mais le songe s'est échappé.
Ce n'était qu'un rêve. Mais il paraissait pourtant si réel...
Anne Providence
Anne Providence
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Posté le 12/08/2019 à 13:55:35 

La salle à manger de l'antre des loups est immense et fastueuse, une longue table à nappe blanche chandelle et belle vaisselle. Marc a fait les choses en grand. Pas facile de compter mais il semble que le couvert soit mis pour pas moins de 15 personnes. "Elle" trônera en bout de table.

7 inquiétantes silhouettes encapuchonnées et enveloppées de longues capes sombres viennent de faire leur entrée.

Il faudrait que je me lève pour aller à leur rencontre, mais j'ai mal au talon, il me lance et je sais que je dois rester tranquille.


Une bonne odeur flotte dans la pièce, l'origine en est la cuisine.

Kristal en sort tablier à fleurs autour de la taille.

"Le gâteau au chocolat sera bientôt prêt"

Sur le comptoir à côté des verres qu'essuie inlassablement le gardien muet des lieux une boite de bougies, levant les mains il désigne 7 doigts confirmant le nombre de bougies à prévoir sur le gâteau.

Mon regard retourne régulièrement vers la porte d'entrée, qui sait si Rohel ne va pas arriver ici défouraillant de toute part ou un autre corsaire. Port-Louis est une ville assez mal fréquentée ! Douleur ou pas j'arriverai bien à bondir sur mon sabre en cas de besoin !

Les présents sont bien élégants, je n'ai fait aucun frais, Destinée est accrochée au râteliers d'armes comme chaque fois que je reviens ici. Madre va me sermonner et Tequila pousser des cris de joie. "Elle" n'avait pas moins de 3 marraines et 3 parrains sur le papier...

Enfin j'entends du bruit à l'étage, "elle" descend dans sa robe princesse, le genre de tenue impraticable pour parcourir Liberty, ont doit même pouvoir se casser la figure dans l'escalier en marchant dessus.

L'homme aux cheveux blancs, au pendentif de l’œil de loup et à l'armure rouge lui tient la main pour l'aider à descendre.

c'est étrange, où est Luun, certains ne sont-ils pas morts ?

"Elle" arrive en bas lâche la main et cours vers la plus grande des silhouettes à capuches.

"Parrain"

Sous l'ombre de la capuche dans un sourire pointent les canines.

"Bon anniversaire Katia !"

Liet rentre dans la pièce.

"Je te dis pas bonjour tu as corrompu mon pote Ammok"

J'ai chaud d'un coup et je frissonne.
La piqûre, mon talon.

J'ouvre les yeux et j'observe mon pied, deux petites marques rouges... On dirait que j'ai été piquée... Depuis combien de jours suis-je dans cet état ?
Lord Dark Archangel
Lord Dark Archangel
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28/12/2006
Posté le 04/09/2019 à 21:53:56. Dernière édition le 04/09/2019 à 23:18:33 

           Je connais … Cette odeur... L'odeur de la chair qui brûle dans une fournaise folle, des vêtements flambant comme des torches, du bruit terrible et malveillant du bois qui craque et éclate sous la chaleur extrême...  

          J'ai chaud.... La gorge me brûle, et la fumée m'étouffe.... Impossible de voir à plus d'un mètre de soi, la fumée est trop dense... Partout, des cris, des hurlements de terreur, et des corps carbonisés, dans des positions aussi absurdes les une que les autres, quand ils ne dansent pas comme des feux follet, impossible à éteindre....
Mon cœur et saisi d'effroi, comme il ne l'a jamais été.... Même les horreurs des pillards et des prêtres quand j'étais enfant ne m'avait pas fait ça....

          J'avance en me collant au mur, avec une seule idée en tête.... J'entends leurs cris, ils m’appellent ! Je dois les sauver ! Mais je sens le plancher qui cède soudain, et qui craque, m’entraînant avec lui dans un océan de feu... avant qu'une poutre ne me suspende au dessus , comme un homme à la potence.
Mes mains griffent le bois, et je m’élève, remontant et m’extirpant de ce piège.... Les cris se font plus fort, plus terrorisés.... Ma femme, mes enfants.... Je dois les sortir !
La colère agit comme une énergie et se diffuse en moi. Mes ongles griffent la pierre et le bois pour avancer dans ce couloir, mes bottes raclent le sol, j'étouffe toujours plus, cherchant de l'air, à la limite de l’asphyxie . Mais je n'en ai cure, je dois avancer !  

          Là, cette porte ! C'est la chambre ! La poignée me brûle dés que je pose la main dessus, ma chair grésillant au contact du métal de la poignée. Je sers les crocs, la douleur est horrible, mais je dois avancer ! Jamais je ne me pardonnerai si je les perds  Je prends de l'élan et me lance plusieurs fois, la porte finissant par céder sous les assauts.
Tout n'est que cauchemar.... Les enfants prés de la fenêtre hurlent mon nom, me suppliant de les sauver, le feu s’avançant vers eux comme un prédateur ayant acculé sa proie... Mais … Ma femme …. Ou est elle ? Mes yeux se plissent à sa recherche pendant que j'avance et mes larmes coulent, mes crocs s'aiguisent sous la rage, quand je découvre son corps, lacéré de coup de poignard prés d'eux, notre médaillon baignant dans son sang .... Je ne peux plus rien faire pour elle, seul compte les enfants et prendre son corps…. J'avance, je leurs cri que j'arrive …. Mais ma voix n'est qu'un murmure dans ce déchaînement de violence et de bourrasque incendiaire ….
Un craquement sinistre ce fait entendre, mes yeux se levant vers le plafond... Les anges qui l'ornent habituellement ne sont plus, remplacés par des démons aussi horribles qu'inhumain, dansant dans les flammes.... avant qu'il ne s'écroule soudainement faisant disparaître les enfants sous mes yeux effarés….
Je hurle, je supplie, j'étouffe en courant vers eux …. Mais c'est trop tard … Mes trésors ne sont plus, tout comme ma dame, et c'est une abysse sans fond qui s’ouvre et les avale quand le sol cède à nouveau …..      

              Je me réveille brusquement, le corps couvert de sueur, une envie de rage et de violence meurtrière contre la terre entière jamais atteinte au fond de moi, la respiration trop rapide et une soif de sang sans fin …. Je cherche le danger, regardant autour de moi pour une arme, mais rien.... Tout est calme dans la chambre, nul problème .... Seule le crépitement du feu de la cheminée perturbe la quiétude des lieux en dansant doucement dans l’âtre, pendant que la lune éclaire la chambre.
Le doute m'assaille et je me penche vers elle …. Mais sa respiration est régulière et elle dort paisiblement. Je me lève et frissonne malgré moi, quittant la chambre en direction de celle des enfants.... La porte grince un peu lorsque je rentre, mais tout est calme...
Ils sont là, dormant tout deux. Le petit a encore quitté son lit pour rejoindre sa sœur, et je ne peux m’empêcher de sourire devant ce spectacle si banal mais rassurant. Je m'approche doucement sans bruit et les embrasse sur le front, ma fille bougeant légèrement alors que je remonte le draps qui a glissé sur leurs épaules. Un dernier coup d’œil autour de moi, et je quitte la chambre pour rejoindre mon lit et ma femme. Ce n'était qu'un cauchemar ….
Santi
Santi
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Posté le 30/05/2020 à 12:44:55. Dernière édition le 30/05/2020 à 12:45:12 

Je me réveille et je crie.
En sueur. En sueur sur la pierre froide. Il fait noir. Seul un rai de lune éclaire ma cellule à travers les barreaux de la lucarne qui me sert d'échappatoire.
Merde. Merde. Merde.
C'est le grand jour. Le dernier. Le dernier de cette putain de vie où dans une poignée d'heures je sentirai la corde rêche enlacer mon cou, mes doigts de pieds à travers mes bottes faire des pointes pour garder encore quelques instants un contact avec un tonneau synonyme de quelques secondes supplémentaires de vie.

Je me réveille et je crie.
En sueur. En sueur sur la pierre froide. Seule la torche du geôlier éclaire le cachot me ramenant à une réalité funèbre indifférente devant mon ressentiment et mon amertume.
La lourde clé dans la serrure, le cliquetis du pêne, la vieille porte soulevant un léger nuage de poussière. C'est le grand jour.

Je me réveille et je crie.
En sueur. En sueur, le pas hésitant, les rayons m'aveuglent. Escorté et menotté, mon esprit a abandonné toute tentative de réflexions devant le brouhaha de la foule insatiable. La clameur écrase le peu de foi qu'il me reste. Désespoir, détresse, l'échafaud, la corde autour mon cou, avez-vous une dernière volonté, brisé, aucun son ne sort, un coup de pied dans le tonneau.

Je me réveille et je crie.
En sueur. En sueur sur la pierre froide. Dans un lieu incertain.
Ten de las Tallarines
Ten de las Tallarines
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Posté le 10/09/2020 à 03:31:56 

Les enfants étaient avec Leanne, et Ten leur avait laissé Salsifi, lui ordonnant de venir la la chercher si quelque chose devait arriver. Elle avait ensuite pris la route, direction le centre de l'île, voyageant la nuit pour ne pas être vue.
 
Elle arriva enfin après plusieurs longs jours. La vieille femme l'accueillit comme si elle attendait sa visite.
 
Ten prit place à côté du feu, s'asseyant en tailleur et observant les flammes tandis que l'ancêtre s'installait aussi.
 
« Qu'est-ce qui t'amènes ici ? » lui demanda-t-elle sans préambule, et Ten prit quelques instants pour se centrer avant de répondre.
 
« Le pays des rêves. » déclara-t-elle, dardant un regard décidé sur la guérisseuse maya. « Vous y avez envoyé mon fils. Je veux y aller moi aussi. »
 
La vieille femme soutint son regard quelques longues secondes. « Pourquoi ? »
 
« J'ai quelqu'un à y trouver. »
 
« Pourquoi ? »
 
La jeune femme grogna impatiemment, mais la guérisseuse haussa un sourcil aussi se contint-elle, et elle se força à recouvrer son calme.
 
« J'ai besoin de réponses. De conseils. » Elle soupira, et ses yeux se baissèrent. « D'un guide... »
 
L'ancêtre parut réfléchir, puis hocha la tête.
 
« Ferme les yeux. »
 
Ten obtempéra. Le monde se mit soudain à tourner autour d'elle.
 
Il n'y avait qu'une porte, banale et de bois simple, qui scintillait légèrement toute seule dans cet océan de vide. Elle posa sa main sur la poignée, tourna.
 
La porte s'ouvrit, et Ten fut aussitôt aveuglée par une vague de lumière.
 
Quand celle-ci s'estompa, la jeune femme battit des paupières, et tenta de se concentrer sur ce qui était autour d'elle. Les contours d'une pièce se dessinèrent, à l'aménagement modeste mais dont les rares meubles regorgeaient d'objets divers. Le sol était recouvert de tatamis et Ten s'aperçut alors qu'elle était pieds nus, ses orteils s'enfonçant dans le tissu. Elle découvrit enfin en face d'elle deux panneaux coulissants, ouverts et lui laissant à voir une autre pièce d'où une voix s'échappait, chantonnant quelque mélodie.
 
La voix se rapprocha. Et bientôt, un homme franchit le chambranle des panneaux. Le cœur de Ten manqua un battement.
 
«  Okaeri, Ten-chan. »

La jeune femme prit une grande inspiration.
 
«  Otto-san. » souffla-t-elle enfin, n'osant y croire.
 
Se tenant devant elle, son éternel chapeau vissé sur ses longs cheveux noirs, Fei lui adressa un sourire chaleureux. Ten vacilla à cette vue, qui lui avait tant manqué.
 
« Ça a marché. » fut tout ce qu'elle trouva à dire, et elle pria intérieurement les dieux pour le salut de la guérisseuse.
 
Père et fille se retrouvèrent assis tous deux sur la promenade en bois qui courait tout autour de la demeure, un verre de saké à la main. En voyant Fei boire le sien cul-sec, la jeune femme ricana.
 
« L'au delà te traite bien à ce que je vois. »
 
L'ancien pirate rit à son tour.
 
« Crois-le ou non, mon âme s’est réincarnée il y a déjà plusieurs années et mon corps est pour l'instant bien trop jeune pour boire. »
 
« Et tu expliques ça comment alors ? » s'enquit-elle en désignant d'un geste du menton le verre que Fei reremplissait déjà.
 
« Circonstances exceptionnelles. » rétorqua-t-il avec un rictus avant de le vider de nouveau.
 
Et cette fois-ci, Ten l'imita.
 
« Pourquoi voulais-tu me voir ? »demanda Fei alors, en leur resservant une tournée.
 
La jeune femme se mit à caresser le bord du verre pensivement tandis que son regard alla se perdre vers l'horizon.
 
« Je me sens un peu perdue en ce moment. Incertaine de la voie que j'ai choisi. Ou de celle que je dois suivre à présent. »
 
Elle soupira.
 
« C'est l'éternel dilemme, partir, ou rester ? Et si rester, pour quoi ? Et si partir, vers où ? »
 
Elle eut un rire un peu sardonique.
 
« Les choses étaient plus simples avant. »
 
Fei lui lança un coup d'oeil dubitatif. « Elles ne l'ont jamais vraiment été. »
 
« Tu vois ce que je veux dire. Au moins avant, je savais où j'allais. Je savais ce que je faisais, ou pourquoi je le faisais. Maintenant...»
 
« Maintenant tu dois accepter que tu auras beau essayer, tu ignoreras toujours de quoi demain sera fait. Tu as passé trop de temps sur la terre ferme ma fille, tu ne sais plus te laisser porter par le vent. »
 
« C'est ça ta solution ? Lâcher prise et voir où ça m’emmène ? »
 
« Et pourquoi pas ? Tu n'es plus une enfant Ten, par les dieux tu as presque trente ans. Quoique la vie te réserve, tu as les épaules pour l'affronter et toujours te tenir droite. Tu es bien plus une guerrière que tu n'as jamais été une pirate, et l'avenir ou l'inconnu ne sont que d'autres adversaires largement à ta portée. Embrasse ton destin Ten, ne le redoute pas.»
 
La jeune femme vida son verre, songeant à ces paroles.
 
« Et si je me plante ? »
 
« Et bien tu te planteras. Et tu te relèveras. Je crois que tu es devenue plutôt douée pour encaisser les coups.»
 
Ten rit légèrement. Puis Fei produisit un katana des replis de son long manteau. La jeune femme écarquilla les yeux en reconnaissant l'objet.
 
« Saishuu... »
 
Mais l'ancien pirate secoua la tête.
 
« Non. Gaman. Et elle t'appartient à présent. Tes coups se font rares désormais, et je sais que c'est en partie parce que tu as appris à maîtriser la violence. Que chaque attaque que tu porteras avec cette épée te rappelle tout le chemin que tu as parcouru. Qu'elle te donne la force de le continuer.»
 
Ten prit en main le katana, retrouvant la garde qu'elle connaissait par cœur à force de jouer avec quand elle était gamine. Elle soupesa la lame et l'inspecta, puis s'inclina profondément.
 
« Arigato otto-san. »
 
Et Fei lui colla une bourrade sur l'épaule, qui la fit à peine bouger.
 
« De rien va. Partageons encore un verre avant que tu te réveilles. »
Lord Dark Archangel
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Posté le 28/09/2020 à 00:41:29. Dernière édition le 28/09/2020 à 00:59:10 

Le soleil brille doucement et le vent offre une douce brise d'été. Assis sur un banc à l'abri d'un arbre, le vampire observe la petite fille et le petit garçon jouer avec leurs navires de lignes, répliques miniatures de ceux naviguant sur les flots, sous le regard de leur mère. Un panier de provision et une couverture au sol témoigne du repas pris il y a peu, relief de ce moment en famille, le rire des enfants et la brise créant une berceuse douce et bienveillante.

- Tu as une très jolie famille

Il sourit en entendant cette voix claire et assurée, sortie d’outre-tombe. Plus belle que dans les tableaux, la jeune femme aux cheveux châtain clair et à la peau ivoire sourit, observant la jeune femme jouant avec ses enfants, en s'asseyant avec un air noble auprès du vampire.

- Oui, j'ai eu de la chance de pouvoir la construire.

- Peut être. Mais tout ne s'obtient pas par la chance. Et ça, tu as du te battre longtemps pour l'avoir.

Le vampire l'observe avec intérêt, son cœur battant rapidement avant de se calmer. Elle n'a pas changé des portraits qu'il connaît. Le port de tête toujours noble, la bouche fine, le visage aimable et les yeux rêveurs, elle regarde la petite famille et observe l'alliance au doigt du vampire, comme satisfaite.  

- Je suis content de te voir, et très surpris. Je ne pensais pas que cela serait possible.

- Je ne le pensais pas non plus tu sais.  

L'Ombre observe la jeune femme éclairée par quelques rayons de soleils, lui donnant une aura mystérieuse et bienveillante.

- Pourquoi es tu là alors ?

- Je souhaitais simplement discuter, m'assurer que tu allais bien. Je sais que … mon « absence » n'a pas été facile pour toi, et que je dois des excuses pour l'enfance que tu as eu, et ce que tu as vécu en Irlande et après.

Elle sourit en observant le parc.

- J'ai vu ce que tu avais construit, ton ascension lente, ici et sur Liberty... J'ai vu tes mandats et tes actions ….Tes tentatives, tes aventures, ta « maladie » et finalement, trouver ceux qui t'apportent du bonheur. J'ai suivis tout ceci...

- Tu as toujours gardé un œil sur moi ?

- De l'autre coté, il est facile de suivre la vie de ceux que l'on aime. Et j'ai suivie tes pas

Le vampire hoche la tête, échangeant facilement avec cette femme à la fois si familière et si étrangère.

-
Mon père … Il... il t'a retrouvé ?

- Oui, il est avec moi, mais il n'a pu venir. Tu le connais, rien ne lui plaît plus que vagabonder à l'aventure et à la découverte de nouveaux lieux. C'est un aventurier, et c'est ce que j'aime chez lui. Et ce qui m'a charmé.

- Et un homme de bien aussi

La femme au yeux vert sourit, ses yeux brillant du même éclat que le vampire.

- Oui aussi. Tout comme toi

- Je ne l'ai pas toujours été.

- Ce qui est fait est fait Matthew. Toute vie comporte sa part d'erreur, et c'est ainsi que vient la sagesse. Mais garde toujours cette volonté de vouloir faire le bien que tu ne découvres que pour tes proches. Elle fait ton charme et leurs bonheurs

- Je suppose qu'elle vient de to

La femme rit de bon cœur.

- Oui il semblerait que j'ai transmit cela entre autre. Et mes yeux

Le vampire regarde la femme et soupir, peiné.

- J'aimerai que vous soyez là tout les deux. Pouvoir vous rencontrer tout les deux, parler, m'apprendre qui vous étiez vraiment. Je n'ai que vos lettres, et vos portraits, et vos anciens serviteurs se sont éteint trop vite pour que je puisse tout connaître.

La femme caresse le visage du jeune homme de façon maternelle.

- Je sais. Nous aurions aimé aussi, mais tu as pu rencontrer au moins ton père, et cela me rend heureuse

La femme se lève gracieusement, offrant un parfum de lavande dans son mouvement, s'éloignant du vampire vers des dalles de marbres blancs et or.

-
Il me faut repartir maintenant. Mais j'ai été ravi de pouvoir discuter avec toi

Le vampire la regarde dans sa robe bleu nuit, l'alliance d'or blanc avec son rubis brillant à son doigt, promesse d'éternité qu'ils se sont fait avant sa naissance.

-
Je suppose que tout ceci n'est qu'un rêvé, n'est ce pas ? Ce n'est que dans ma tête ?

- Peut être …. Ou peut être pas. Après tout, tu existes bien. Alors, pourquoi pas ma visite ?

Souriant, la baronne disparaît lentement en avançant dans l'éclat du soleil de l’après midi, ce dernier éblouissant le vampire.

- Eh bien mon époux, le soleil vous gène de ses rayons ? Dois je le combattre pour vous en protéger et profiter de votre repos? Ou me rejoignez vous pour maitriser ces deux fauves ?

Secouant la tête pour se réveiller, le vampire observe la démarche féline de sa femme s'approchant de lui et son sourire taquin, un parfum de lavande glissant dans l'air.

- J'arrive de suite ma dame.

Se levant du banc, le vampire s'approche d'une dalle de marbre blanc et sourit en la caressant.

- Merci de ta visite, mère

Se détournant d'elle, le vampire rejoint sa famille, les gravures d'or brillant doucement sur les deux tombes, dernière demeurent de ses parents.
Anne Providence
Anne Providence
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Posté le 13/08/2022 à 15:30:28. Dernière édition le 13/08/2022 à 20:19:41 

La fenêtre avait claqué laissant s'engouffrer un vent glacial malgré la période estivale. Le vent avait soufflé toutes les bougies d'un coup. Une pile de paquets bien enrubannées était tombée au sol en même temps. Maintenant, une fine fumée montait des 10 mèches noircies, pas un rougeoiement visible, ne laissant aucun espoir que les bougies se rallumeraient.

L'espoir était mort.

La petite fille avait poussé un cri de terreur au fracas de la fenêtre, 6 formes inquiétantes vêtues de cape avaient rient avant que l'une d'elles n'aille refermer la fenêtre et qu'une autre ne se penche pour rassurer l'enfant. Mais celle-ci repoussa l'adulte.

Elle refusait que les bougies soient rallumées.

La silhouette repoussée se pencha pour ramasser la pile de paquet, mais l'enfant la bouscula à nouveau et donna des coups de pieds rageurs dans les paquets les dispersant aux quatre coins de la pièce.

Ce n'était pas la crainte qui la tenaillait, mais une douleur autre, une tristesse infinie.

La fenêtre était désormais fermée, mais le vent semblait toujours être présent, frais, froid peut-être. Ce n'était pas normal.

La fête prévue n'allait pas se tenir. L'enfant était inconsolable.

La Tigresse se réveilla et compris d'où venait le vent :
Il soufflait fort au sommet divin de la pyramide maya.

Elle rangea son paquetage et se mit en devoir de préparer un repas pour ses deux compagnons d'expédition.

Elle regarda un moment à l'horizon en silence. Elle n'avait pas besoin de consulter un calendrier, elle s'en rappelait : Katia était née 10 ans plutôt.
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