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Deux têtes pour une couronne 1 -2-  
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don Juan de Montalvès
don Juan de Montalvès
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05/01/2007
Posté le 20/06/2022 à 14:06:33 

Le marquis de Montalvès avait, enfin, rejoint la sécurité de la Maison de France, imposante bâtisse de vieilles pierres solides et solitaires à l'écart de Port-Louis qui voyait converger vers elle le cortège bigarré des aristocrates et leurs suites.

Malgré l'urgence de las situation dans la ville, le Marquis trouva le temps de remettre ses habits de lumière, sa chemise de soie à dentelles, un fard blanc aux joues rosées et ses souliers à talons rouges. Ce fut donc vêtu de ses rubans et ses médailles que don Juan, Grand d'Espagne, fit son entrée dans le bastion, se dirigeant vers la délégation espagnole.

Là, au milieu de ses dames d'atour, flanquée de sa gouvernante et de ses gardes, la toute jeune Infante d'Espagne balançait ses petites jambes sur un trône trop grand pour elle. Le Marquis, naviguant dans ces eaux de cour comme un requin dans la mer des Antilles, reprit rapidement ses marques, ôtant son feutre aux larmes plumes bleues pour faire une élégante révérence à cette enfant royale.

- Princesse, je suis le Marquis de Montalvès et je viens me présenter à vous en tant qu Grand d'Espagne ! L'Espagne ne trouvera meilleur serviteur que moi à Liberty"
"Afin de vous souhaiter la bienvenue sur votre belle île des Caraïbes et pour manifester mon attachement à votre royale personne, permettez moi de vous offrir ce modeste présent ! *Il tend une poupée à l'effigie du Marquis, à l'Infante*"


Cherchant à entrer dans les bonnes grâces de la future reine de France, le Marquis voulu prendre de vitesses ses concurrents pour la faveur royale en offrant un présent qui saurait gagner le coeur de l'Infante, mais surtout d'une petite fille cachée sous une écrasante étiquette.


Véritable trésor de l’ingénierie mécanique qui coûta une belle somme au marquis, cette poupée articulée et parlante fut commandée à Madrid dès la nouvelle de la visite royale. Le Marquis déposa la poupée dans les mains de la petite Infante dont la mine réjouie s'illumina.

"Marie Anne Victoire, l'infante d'Espagne agite les pieds, surprise quand le marquis lui offre une poupée à son effigie. Elle ouvre de grands yeux, avant de battre des cils. "C'est un beau cadeau, dit-elle, ravie."

- "Si vous tirez sur la ficelle au dos de la poupée, elle vous rappelera que je serai toujours à vos côtés et votre plus zélé serviteur et celui de la Couronne ! *Le Marquis fait une révérence compliqué, moulinant son chapeau à plumes*"

"Marie Anne Victoire, l'infante d'Espagne rit, d'un rire haut et clair de gamine tout à fait normale quand elle tire sur la ficelle. Elle reprend ensuite son sérieux, asseyant la poupée sur ses genoux avec le plus grand sérieux. "Cette île pue le cochon, mais je vous aime bien, Marquis."

Don Juan cacha bien sa satisfaction, il avait trouvé le coin pour entrer dans l'entourage de la princesse et future reine de France et attirer à lui sa confiance de laquelle découle la faveur royale, puis les titres et le pouvoir...

- Votre Altesse me fait trop d'honneur ! J'ai grand hâte de vous voir couronnée reine de France au côté du très illustre Louis le Quinzième ! *Montalvès fait signe de sa canne à Félix et aux malabars de s'écarter pour lui faire place derrière le trône*

"Marie Anne Victoire, l'infante d'Espagne gratifie le marquis d'un regard enamouré, se rapprochant malgré tout de la Duchesse pour lui chuchoter à nouveau à l'oreille."

*Le Marquis s'incline légèrement, un petit sourire satisfait flottant sur ses lèvres fardés de rouge* Nous sommes à votre service votre Altesse...et nous connaissons bien la généreuse gratitude de la couronne à ceux qui la servent loyalement..."

"Marie Anne Victoire, l'infante d'Espagne Père dit toujours qu'un bon mot de ma par vaut mille piastres, dit-elle avec un sourire angélique. Vous en aurez DEUX ! ajoute-t-elle avec un sourire charmeur."

"*Le Marquis s'incline à nouveau* Votre Grâce, un bon mot de vous vaut mille piastres, mais sachez qu'un sourire de vous n'a point de prix ! Votre présence est un présent plus précieux que tout l'or du monde ! Le roi de France est bien chanceux !"

Montalvès fit quelques pas pour s'éloigner du trône, conscient de l'importance de ne pas s'imposer, mais ne partit pas bien loin pour rejoindre, au contraire, le cercle de courtisans de la suite espagnole, toujours à la vue et disponible à tous mots de l'Infante.

La partie était ainsi lancée dans un jeu des trônes qui ne connaît que des vainqueurs et des bannis.

Sita LeRoy
Sita LeRoy
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07/09/2021
Posté le 20/06/2022 à 14:19:44 

Sita était mitigée, très mitigée. Les rumeurs allaient bon train, et elle ne savait pas ce qui était extrapolé ou non. Une visite de la noblesse, pourquoi pas. Mais Royale ? Que pouvait bien faire le futur Roi de France ici même, sur Liberty ? Alors qu'elle se trouvait au jardin des amoureux, soignant les blessures de ses compagnons, sa mâchoire se crispa. Que faire dans de telles circonstances ? Rester cachée en attendant que les visiteurs ne quittent l'île ? Ou allez voir de ses propres yeux et tacher de faire amende honorable ? Elle ne savait pas qui serait présent, mais elle espérait surtout que le régent de France ne serait pas du voyage. Et puis, si c'était effectivement le jeune Louis qui arrivait, il fallait bien que quelqu'un reste sur le continent pour diriger.

Ce n'était pas qu'il était un homme exécrable, il avait même à ce qu'on raconte plusieurs points commun. Sita et lui aimaient la musique, et étaient compositeurs à leurs heures perdues. Et bien qu'elle commençait seulement son apprentissage, la passion de la médecine les rapprochaient également. Philippe d'Orléans bien que décrié par ses distractions, qu'il ne tentait même pas de cacher, aimait également la peinture et le dessin. En somme tout ce qui intéresse une jeune fille de sa condition. Alors, si en théorie ils étaient fait pour s'entendre, la réalité des choses faisaient que la jeune femme l'exécrait particulièrement. En effet ce dernier ayant la main mise sur toutes les alliances de la cour de France, avait tenté de la marier avec un homme encore plus exécrable que lui même. un vieil homme à l'aspect patibulaire, aux mœurs douteuses qui avait même tenté d'abuser d'elle lors d'une partie de cache-cache. Elle n'avait dû son salut qu'à son amie d'enfance Laura, apparue juste à temps. Elle avait du fuir la cour avec ses parents adoptifs, et trouver rejuge dans le comté de son père, en terre Irlandaise.

Sita était sur l'île de Liberty depuis deux longues années, et cela faisait environ quatre ans qu'elle avait quitté la France pour l'Irlande. Bien qu'elle eût été régulièrement en présence du jeune Louis, la vie les avait séparés. Il était encore tout jeune à l'époque, et sans doute les années et l'effervescence de la cour et du beau monde lui avaient sans doute fait oublier une camarade de jeu. Mais Sita redoutait les nobles qu'il pouvait avoir emmené avec lui.

Elle en avait discuté avec son époux, celui ci l'avait rassuré et lui laisser libre choix. Mais la curiosité était trop forte. Certes, elle ne savait pas si son scandale avait été pardonné mais au pire que risquait elle ? La perte de son marquisat possiblement. Le fief de feu ses parents. La terre de ses ancêtres. Cela serait une véritable perte pour elle, mais à bien y réfléchir, elle était prête à le concéder pour rester maîtresse d'elle même et de son choix marital. De plus, elle serait toujours l'héritière du comté d'Irlande. Elle ne serait pas entièrement dépossédée de ses titres et de sa fortune.


C'est ainsi qu'elle ressassait sur le chemin la menant d'Espéranza à Port Louis. Comme bien d'autres elle aidait du mieux qu'elle le pu le gouverneur Français à l'organisation des préparatifs et discutait le reste du temps à l'auberge. Mais le cœur n'y était pas. Elle ne savait pas à quoi, ou plutôt à qui s'attendre et elle avait besoin de se préparer autant que possible à toutes les possibilités.
Ainsi, elle était possiblement de piètre compagnie. Bien sur elle discutait avec Stella, ses sœurs, son mari, qu'elle était heureuse de retrouver, mais elle avait d'autres sujets de préoccupations en tête. Qui serait présent ? Se souviendrait-on d'elle ? Lui pardonnerait-on ? Ou au contraire profiterait-elle de l'anonymat ?

Son cœur battait la chamade quand enfin on annonça l'arrivée des navires. Elle ne remarqua même pas l'effervescence de l'auberge. En tout cas dans un premier temps. L’entrechoquement des lames l'a ramena brutalement à la réalité. La laissant regarder, estomaquée les combats qui avaient lieu juste avant le débarquement royal. Soufflant à son mari, et le tirant à elle pour qu'ils quittent le lieu avant qu'on ne les remarque, elle prit tout de même la peine de soigner un ami dans le besoin, puis ils marchèrent de concert, d'un pas rapide et sur le qui vive vers la maison de France.

Ils y retrouvèrent Stella, choquée par les événements et une noble, déjà sur place. Le sang de Sita ne fit qu'un tour. La Duchesse de Ventadour. Son corps se crispa, et elle rabattit vivement ses cheveux sur son visage. Ne pouvant s'échapper elle salua d'une révérence la noble dame, et restera bien en retrait, quasiment derrière son mari tandis que Stella enhardit par l'accueil bienveillant de la femme discute et posait des questions. L'arrivée des habitants de l'île au compte-goutte, ainsi que des nobles permirent à Sita de rester loin de la duchesse, qu'elle avait eu l'occasion de côtoyer de nombreuses fois lorsque celle ci était gouvernante du futur Roi, mais également lorsqu'elle était dame d'honneur de la princesse Palatine. Lorsqu'elle comprit que la duchesse avait maintenant la charge de la jeune infante, son corps en tremblait. Et c'est seulement une demande de Stella qui lui fit penser à autre chose. Sita se trouvait alors bien heureuse de s'isoler pour une partie de la soirée pour aider cette dernière à s'habiller pour l'occasion.

Avant la nuit toutefois, elle se rapprocha de son ami Elijah, et lui demanda à grand renfort de phrases nerveuses et urgentes de lui fournir une perruque pour dissimuler sa lourde et épaisse chevelure d'un noir de jais. Espérant que cet acte seul lui vienne en aide avant de se présenter à l'infante par son nom marital.

Quant à la Duchesse, si toutefois cette dernière la reconnaissait, elle espérait gagner ses faveurs au vu de sa vie passée. Après tout, elle-même s'était enfuit, s'éloignant d'un homme abject qui lui avait était échu lors d'un premier mariage. Depuis, grâce à ses fonctions, elle avait une autorité incontestable auprès du futur roi. Sita sans espérer qu'il en serait de même pour elle, du fait de son mariage d'amour, espérait tout de même reconquérir son marquisat.
Alfy 'hawk' Bontemps
Alfy
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01/05/2021
Posté le 20/06/2022 à 16:19:22 

La taverne s'était vidée en quelques heures. Beaucoup étaient sortis, soit les pieds devant avec l'aide des infirmières, soit d'eux-même pour trouver refuge ailleurs. 
Bella, restée bien agrippée au bras d'Alfy dans toute cette cohue, allait bien, et c'était le principal. 

Peu à peu le calme revenait, Jean, Nico et Robert commencaient déjà à ranger. C'est alors que le défilé commença. Des prétendantes de Louis XV, les unes après les autres, passaient à la taverne, mais repartaient aussitôt. L'odeur du sang et de la sueur ne semblait guère leur plaire. 

Seul un certain François, qui vascilla à la vue de Bella, resta un certain moment.

On se demande vraiment pourquoi, tiens.

Sur la défensive, Alfy laissait sa soeur aux manettes. Il ne connaissait de toute manière pas bien les us et coutumes de ces gens, ce qui semblait les irriter. Mieux valait rester en retrait pour le moment, et ne pas faire de vagues.

François ressorti, non sans nous inviter au bal, là où la fête continuait, Maison de France. Mais la taverne avait été bloquée, interdite d'accès, dans un sens comme dans l'autre. Surement à cause de tout ce bordel !

Comment faire pour ne pas louper les festivités ? 
Bella lui montra une fenêtre, par laquelle il semblait possible de se glisser... 

Comme à l'époque quand on fuguait pour esquiver les engueulades lacha t-il à sa soeur avec un sourir.

Sauf qu'entre temps, plusieurs années, et surtout plusieurs kilos étaient passés par là. Quel enfer cette fenêtre. Qui était l'architecte ? Pourquoi jamais des portes-fenêtres, c'est tellement plus pratique. 
Après une lutte de tous les instants, et quelques heures d'effort plus tard, Alfy réussi à s'extirper et tomber lamentablement de l'autre côté sur le sol, devant les quais. 
La technique de la baleine qu'il avait apprise quelques années plutôt lui aura enfin servi. Esthétique ? Non, mais sacrément pratique. 

Maintenant il faut reprendre ses esprits et rejoindre tout le monde en Maison de France. 
Il se retourna, pour vérifier que Bella suivait. 
Marie Anne Victoire, l'infante d'Espagne
Marie Anne Victoire, l
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06/06/2022
Posté le 22/06/2022 à 16:03:38 

Patiemment, lentement, l'infante se faisait des alliés.

Plusieurs étaient douteux, elle le soupçonnait malgré son tout jeune âge — étonnant combien des adultes pouvaient sous-estimer une enfant, oubliant qu'elle avait été élevée par rien de moins que les plus grands souverains d'alors, dont une gouvernante rompue aux arts de la cour depuis plus de trente ans qui avait élevé Louis XV lui-même.

L'infante d'Espagne déplia un nouvel éventail brodé, toujours hors de prix, apportant un peu d'air frais à son visage.

Quand la vive Sophie, la suivante de sa rivale Margerite, lui apprit que le roi Louis était en compagnie de l'anglaise… Son sang ne fit qu'un tour.

Sa mère, Elisabeth Farnèse, n'avait pas démérité de sa réputation d'intelligence, de perspicacité et d'ambition. Même Philipe V ne contestait aucune de ses décisions, et pourtant, c'est son nom à lui qui revenait sur toutes les lèvres. Le roi d'Espagne en personne ne levait pas le petit doigt sans l'autorisation de sa femme.

Et Marie Anne Victoire comptait bien prendre la relève. Elle était l'arrière-petite-fille du Roi Soleil, tout de même.
Calica
Calica
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18/08/2020
Posté le 22/06/2022 à 17:04:52. Dernière édition le 22/06/2022 à 17:06:13 

Calica était arrivée très tardivement à Port-Louis, mais ce n'était pas grave. Il y a avait déjà de nombreuses groupies autour des personnalités royales. L’accueil avait dû être bon et à la hauteur de leur rang. Enfin....

Elle alla payer sa taxe auprès du gouverneur français. Préparer l'arrivée du Roi coûtait cher. Ensuite, elle retrouva certains de ses compatriotes à la taverne. Quelle ne fut pas sa surprise de voir l'infante d'Espagne ici, au milieu de la populace. C'était tellement surprenant, qu'elle ne l'avait pas remarqué tout de suite.

Les discussions allaient bon train, Calica tendait à l'oreille à l'écart.
Le Roi fit son entrée plus tard dans l'après-midi. On l'invitait à table, près de l'infante d'Espagne.

L'image était incroyable. Cela donnait envie de la figer sur un tableau !

C'était plus fort qu'elle, et Calica prit la parole pour au moins prévenir les royales personnes qu'il y avait à l'étage un salon du Lys pour personnalités de prestige avec des canapés moelleux pour leur royal postérieur.
Marie Anne Victoire, l'infante d'Espagne
Marie Anne Victoire, l
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06/06/2022
Posté le 23/06/2022 à 19:56:37. Dernière édition le 23/06/2022 à 20:42:18 

L'infante se préparait au long voyage qui l'attendait. Elle serait portée, bien sûr ! Mais elle aurait très chaud, au moins. Et soif.

Il faudrait qu'elle soit forte, comme sa dame de combat.

Elle frémit en songeant à sa dame si terrible, repensant au spectacle de la veille.

La dictatrice Kelmendi en robe  te fait un clin d'oeil, en entendant tes propos. Elle te tend un de ses coutelas. "Vous voulez toucher ? C'est un premier pas.".

Marie Anne avait osé poser un doigt  sur la lame cruelle, pour le retirer aussitôt.

"Je n'ai pas le droit de couper mon manger toute seule, avait-elle dit. Père craint qu'on se blesse avec la fourchette, aussi."

La dictatrice Kelmendi en robe  secoue la tête et sort un rat mort de sa poche. "Non, ma douce. Regardez." A ces mots, elle traverse le poitrail de l'animal avec ce poignard. "C'est comme ça qu'on tue ceux qui nous font peur. Pouf. Plus de menaces." en finissant par l'égorger.

L'infante avait sursauté, plaquant les mains sur sa bouche pour étouffer un cri. Mais très vite, une fascination morbide l'avait saisie, comme celle qu'éprouvent parfois les jeunes enfants devant un cadavre d'animal.

"Père a fait trancher la tête d'un traître une fois, avait-elle alors précisé. J'ai regardé."

La dictatrice Kelmendi en robe  hausse les sourcils. "Et alors ? Vous avez aimé ? Ou n'étiez-vous pas encore assez grande pour ressentir cette satisfaction que l'on a, d'ôter la vie de nos ennemis ?

La dictatrice Kelmendi en robe  Vous savez, c'est... une sensation de satisfaction indescriptible. Et elle est d'autant plus savoureuse lorsqu'on y met toute sa hargne." qu'elle poursuit, en écrabouillant le reste de la dépouille dans sa main, le sang et les boyaux ressortant de façon assez malsaine entre ses doigts.

Aussi courageuse qu'elle fut, l'infante avait finalement senti la nausée la gagner. Elle s'était excusée pour gagner l'étage et ses nouveaux appartements, tandis que sa terrible dame se débarrassait de la carcasse martyrisée comme d'un chiffon sale.
Alanis
Alanis
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15/11/2005
Posté le 27/06/2022 à 10:23:49. Dernière édition le 27/06/2022 à 10:28:50 

Le convoie Royal laissait quelques traces de leurs passages ... la discrétion n'était pas leur fort.

Ils étaient maintenant quelques part au centre de l'île. L'information était tombé grâce à une nouvelle alliée anglaise.

Il fallait absolument arrêter l'infante d'Espagne et empêcher se mariage.

Tout cela m'importait peu à vrai dire. Les mariages des rois n'auraient de toute façon que peu d'incidence sur l'objectif que nous nous sommes fixé pour Liberty.

La garde de l'infante plia sous les coups de l'ancienne pirate revenue de l’au-delà.

Essayons maintenant d’apprivoiser l'enfant... cela ne sera pas facile. 

Mon geste était commandité mais de vieux réflex ne pouvait s’empêcher de traverser mon esprit.

Combien vaut une infante d'Espagne promise à un mariage royale ?
Louis XV
Louis XV
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08/05/2022
Posté le 27/06/2022 à 17:53:51 

Depuis son débarquement sur l'île, rien de s'était passé comme prévu.
Louis était bien conscient que l'étiquette de la Cour ne serait pas parfaitement respectée dans des contrées aussi sauvages... Mais de là à ce que personne ne soit là pour l'accueillir en grande pompe, ni même l'accueillir du tout sur le quai, il y avait un monde!

Il faut avouer que la cérémonie du bal s'était mieux passée. Les Libertiens semblaient s'y connaître en matière de festivités. Il avait enfin pu faire la connaissance de sa future promise, enfin de ses futures promises. Jusqu'à ce moment, il n'avait pu que les contempler en portraits. Une enfant de 4 ans, ou une jeune fille plus âgée que lui. De toute façon, il n'aurait pas le choix.
Les dernières tractations avaient eu lieu dans les différentes cours d'Europe, et il devrait se plier au choix du Régent, pour le bien du pays.

Il profita cependant de la danse, un art dans lequel il excellait. Puis il se retira, épuisé par le voyage, dans le Palais du Gouverneur.
Louis XV
Louis XV
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08/05/2022
Posté le 27/06/2022 à 18:09:37 

Dès le lendemain, Louis s'était rendu dans un lieu appelé "L'auberge". C'était assurément un lieu populaire, mais les principaux intéressés s'y étaient réunis, c'était donc là qu'était sa place.
Heureusement, l'endroit bénéficait à l'étage d'un "Salon du Lys", où il pouvait se reposer à l'écart, et y deviser avec ses conseillers.

Il fut donc décidé qu'il épouserait l'Infante d'Espagne. L'enfant avait 4 ans et un caractère déjà bien trempé, mais elle était assurément éduquée pour régner. Son autorité était naturelle, même si elle n'était pas toujours employée à bon escient.
Epouser Marie-Anne Victoire allait lui permettre de régner sur toute l'Europe, ou presque. La promesse d'une Angleterre jeune n'était pas encore suffisante pour le convaincre. En revanche, Louis repensait avec envie au décolleté de Margeride, princesse d'Angleterre, sur lequel il avait pu lorgner pendant le bal: "Je pourrai toujours en faire ma maîtresse. Elle est loin d'être repoussante, et pour une bâtarde, c'est déjà un sort enviable."
Duchesse de Ventadour
Duchesse de Ventadour
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08/05/2022
Posté le 27/06/2022 à 18:19:25 

La Duchesse était abasourdie, la voilà baignant dans une flaque de sang des corps étalés partout.

L'attaque fut si violente et soudaine qu'elle n'en garde que quelques brides de souvenir.
Un rat sautant et courant partout puis cette fem ... chose qui est arrivée ensuite est en une poignée de secondes à démolit le petit groupe.

Bien sûr la Duchesse avait réussi à se caché au fond de la souche mais le vacarme des sabres l'avait fait fermer les yeux.

Quand tout c'était calmé elle sorti la tête mais l'endroit était vide de vie.
Plus d'Infante, plus de Louis.
Que faire maintenant, comment les retrouver? Comment vais je survivre dans ces montagnes sans escorte?
Louis XV
Louis XV
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08/05/2022
Posté le 27/06/2022 à 18:26:35 

Margeride repartit donc avec son escorte vers la ville anglaise pour visiter ses terres, et l'auberge fut soudain beaucoup plus calme.
Louis profita des quelques jours nécessaires à la préparation de l'expédition vers Esperanza pour discuter commerce avec une représentante de la communauté Hollandaise. Il fut ravi de constater que les possibilités étaient nombreuses. Liberty regorgeait décidément de richesses, et dès la fin de la peste, il faudrait relancer la navigation atlantique.

Avec l'aide du Chevalier de CastelArgens, ils décidèrent également de quelques visites, de lieux à admirer sur le trajet vers Esperanza. Un village indigène, la jungle, un temple maya au bord d'un lac à admirer au coucher du soleil, et enfin, la tour Maya au centre de l'île.
François de Villeroy
François de Villeroy
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06/06/2022
Posté le 28/06/2022 à 00:27:06 

Le voyage du futur couple était en réalité une véritable expédition. Vraiment rien à voir avec la France et Versailles.

Les habitudes rustres des habitants.

Les indigènes rappelaient au Régent ceux venus une fois à Versailles, mais pour le coup ils étaient bien plus nombreux et encore moins vêtus.

Le guide les fit dormir la seconde nuit nous une souche, mais en guise de cérémonial pour le petit lever du roi c'est un rat qui sonna le réveil.

Un rat ! Allait-il apporter ici aussi la peste ? C'était bien la peine de s'être autant éloigné de l'Europe pour y retrouver la même engeance.

Mais le rat fit tomber l'un des membres de la garde, jamais le Régent n'avait vu cela. Le reste fut assez confus et en moins de temps qu'il n'en faut pour poudrer sa perruque le roi était enlevé.

Du sang abreuvait désormais les racines de l'arbre, ce n'était pas terminé, une femme qui prit le temps de se présenter Alanis Fragney le Brun, fille de Liberty. ☺Étrange présentation, celle-ci enleva l'Infante annonçant son intention de la conduite à Ulungen et d'empêcher le mariage royal.

Cette femme portait pourtant l'azur et la fleur de lys, c'était vraiment à se demander à qui se fier.

Le Régent resté seul rebroussa chemin et fit une première halte pour solliciter du secours dans la tour portant le nom du roi. Mais l'un des français présent n'eut pas de réaction différente de celle d'un mercenaire. Pire il exigea un tarif double quand le Régent invoqua la grandeur du Royaume de France.

Ce traître méritait un châtiment.

Non sans difficulté le Régen réussit à rejoindre le comptoir Français, cherchant de l'aide, il héla tout un chacun dans les rues sans trouver d'aide. Après un temps de réflexion il rédigea une lettre.
Calica
Calica
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18/08/2020
Posté le 28/06/2022 à 10:23:50. Dernière édition le 28/06/2022 à 12:31:29 

Pas de bol, l’affichette semble avoir été enlevé par quelqu'un...
Elijah Le Couturier
Elijah Le Couturier
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Posté le 28/06/2022 à 11:59:12 

lit l'affiche, la plie et la replie encore, et encore, jusqu'à en faire un oiseau de papier puis tire sur sa queue pour lui faire battre des ailes et l'offre en fin à un enfant qui a besoin de voir autre chose dans cet ignoble monde. 
Marie Anne Victoire, l'infante d'Espagne
Marie Anne Victoire, l
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06/06/2022
Posté le 28/06/2022 à 12:49:53. Dernière édition le 28/06/2022 à 13:19:17 

Du sang.

Du sang, et encore du sang.

Après moult leçons sur son comportement -dicter le comportement d'une future reine ! Bande de rustres !- un groupe rival avait débarqué en vociférant, massacrant ses compagnons. Les dames de compagnie et les valets désarmés étaient tombés comme les gardes et chevaliers, dans une orgie de violence dont l'infante n'avait jamais vu l'équivalent de sa courte vie.

Cette île était peuplée de fous.

Une paire de bras puissants l'avait enlevée. C'était une française, une mercenaire à l'air vorace et brutal qui s'enorgueillit de l'avoir cueillie, juste avant d'être massacrée à son tour.

Son sang avait taché la robe hors de prix de l'infante.

Tout comme lorsqu'on l'avait agressée à coups d'un nuage de mouches voraces -l'œuvre d'une sorcière, à n'en point douter-, le vernis de la royauté, martelé dans sa tête depuis qu'elle était en âge de parler et marcher, s'était craquelé à grande vitesse.

De l'Infante emmenée pour un mariage de force décidé à sa naissance pour satisfaire les ambitions de ses parents et de ceux de Louis, il ne restait plus qu'une enfant terrorisée, seule ou presque, bâillonnée, qu'on se disputait comme un morceau de viande en la traînant à travers la jungle vers une destination inconnue.
Louis XV
Louis XV
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Posté le 28/06/2022 à 17:42:13 

Le sort de Louis était un peu plus enviable que celui de sa fiancée, mais à peine.
Il n'avait certes pas eu à subir de violences directes, mais lui aussi avait été enlevé après que son escorte a été rossée par une troupe qui se prétendait appartenir à la Princesse Margerite.

Il fut emmené dans une autre tour, apparemment aux couleurs espagnoles. Il avait beau retourné dans sa tête toutes ses précieuses leçons de géopolitique, il n'y comprenait plus rien. Cette île semblait rendre les gens fous, et la défense d'un idéal national ne voulait plus rien dire. Celui qui le maintenait était bien espagnol, mais il se prétendait esprit libre, et servait la princesse anglaise en compagnie d'une péronnelle française....

Le chevalier de CastelArgens arriva heureusement. Il n'avait pas l'air des plus fiables, mais c'était toujours mieux que ses ravisseurs. Las, rien ne leur mit du plomb dans la tête. Il prétendait toujours agir au nom de la liberté, de l'amour, de son propre bien, le tout en alternance et se contredisant parfois à quelques heures d'intervalle. Mais la Raison d'Etat, le risque de mettre l'Europe à feu et à sang s'il venait à annuler son mariage avec l'Infante d'Espagne, cela ne parvenait à leurs esprits étriqués.

Le dénommé Elijah reçut une lettre. Pendant qu'il la lisait, Louis parvint à subtiliser le volatile qui servait de messager et à rédiger une note rapide, disant qu'il se trouvait dans une tour dans la jungle. Il était malheureusement incapable d'indiquer sa position précise, tant il était désorienté.

Mais cela ne fit qu'attiser la violence verbale de ses geôliers quand il s'en aperçurent. Les plaintes et cris de la jeune fille se firent vraiment désagréables.
Louis essaya d'engager la conversation avec un homme au bandeau noir, vraisemblablement un mercenaire. Mais même en lui promettant monts et merveilles celui-ci ne l'aida pas à s'évader.
La Duchesse de Ventadour, qui s'était égarée dans la jungle pour la deuxième fois, et qui était tombée sur eux par hasard, ne fut pas d'un grand secours non plus.

Le jeune roi finit par s'endormir, méditant sur son sort. Dieu lui envoyait vraiment de terribles épreuves pour éprouver son courage.
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