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Sur l'ile des Pestes & T ...  
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Bougnette
Bougnette
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20/11/2009
Posté le 02/09/2021 à 19:48:16 

Chaque fois que j'arrivais sur l'ile, j'étais assaillie par la même sensation : un sentiment de satisfaction...
On s'y sent bien sur notre ile ! Ca sent bon les fleurs et le sable chaud, c'est paisible, chaleureux, agréable. Chacun a pu y mettre sa petite touche, et même plus que ça ! On a fait faire de sacrés travaux au domaine, et j'avoue que je n'en suis pas peu fière !!

Et puis apparemment, les autres sont tout aussi satisfaits, c'est parfait !
Ce qui était au départ une idée lancée à la va-vite, un délire, s'est transformé en projet pour lequel on s'est tous donné du mal, qui nous a encore plus rapprochés. Aujourd'hui, on a plaisir à se retrouver à la maison.
Pour le meilleur et pour le pire.

Il faut dire qu'organiser le mariage là-bas, si peu de temps après avoir acheté l'ile, c'était... ambitieux ! Je me suis fait quelques frayeurs, pensant qu'on arriverait jamais à finir les travaux à temps. Mais, tout s'était bien goupillé, et le mariage était... parfait. La cérémonie devant nos amis réunis, le lâcher de lanternes qui nous a fait rêver... Un pur moment de bonheur !

En revanche, on y a aussi connu le pire.
Enfin, disons qu'il y a eu ce jour où, entendant du bruit, je me suis dirigée vers le bâtiment à l'ouest, non loin de notre chambre. Là, à peine la porte ouverte, je n'ai pu entrer, assaillie par tout un tas de sentiments beaucoup moins joyeux... 
El Renat
El Renat
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01/11/2017
Posté le 02/09/2021 à 19:55:41 

Le pirate avait déjà profité des lieux en y perdant même sa serviette, mais ça c'est une autre histoire...

Il est vrai que cette ile parait paradisiaque, mais c'est un leur, la rudesse et l'ignominie qui rode sur liberty ne mettra pas longtemps a transformer cette ile en vaste chantier.

Et Peste ou pas un jours cette utopie cessera dans le sang, l'homme est ainsi et le pirate plus encore.
Althéa de Rioghan
Althéa de Rioghan
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07/07/2015
Posté le 03/09/2021 à 21:17:59. Dernière édition le 03/09/2021 à 21:20:13 

Le soir était tombé sur l'île des Pestes. Et le cœur d'Althéa était aussi sombre que la voûte étoilée sans lune qui la surplombait. 
Deux mois. Deux longs mois s'étaient écoulés depuis qu'Umbrella était monté sur le pont de la Chimère. Deux mois sans aucune nouvelle. Rien. Pas même une insulte bien trempée comme elle en était parfois capable. Deux mois...
 
Les pas d'Althéa se dirigeaient, sans quelle n'en ait réellement conscience, vers la chambre de sa sœur. Sa sœur... sa sœur... comment avait elle put lui faire cela ? De toutes les Pestes, c'est elle qu'elle considérait être la plus proche d'elle. Althéa pensait qu'elle comprenait ses tourments et sa douleur. Mais non... aucune nouvelle. Rien. Deux mois...
 
Elle pouvait comprendre le désir de suivre son cœur. N'est ce pas ce qu'elle faisait chaque jour ? Mais ce silence. Ce silence la tuait à petit feu.
 
Deux mois...
 
Sa dextre se posa sur la poignée d'une porte et elle entra dans ce qui était l'ancienne antre d'Umbrella. Une jolie chambre, décorée avec goût. L'entrée donnait sur un salon aux coussins accueillants et à l'âtre aujourd'hui éteinte. Une grande ouverture donnait sur une terrasse directement posée sur le sable de l'île où une grande table invitait à festoyer entre amis. Dans le fond de la pièce une autre porte s'ouvrait sur les appartements d'Umbrella ; un grand lit aux draps rouge et or était posé contre le mur à côté d'un bureau où trônait encore quelques cartes et parchemins.
 
Althéa s'avança presque mécaniquement dans cette pièce, les yeux rivés sur un ours en peluche tombé au sol. Elle se baissa pour le ramasser, le fixa longuement de ses iris émeraude et le serra. Elle le serra si fort que les jointures de ses doigts blanchirent sous la pression. Ses yeux, pour qui aurait put les observer, étincelaient maintenant d'une flamme ardente. Le feu dansait dans ses pupilles dilatées et de ses mains jaillissait une flamme qui fit fondre le pauvre petit animal en laine.
 
les dents serrées, elle fut prise d'une rage inouïe et saccagea la chambre ; faisant éclater le bois du lit à coup de rapière, déchirant les papiers, vélins et livres qu'elle découvrait, crevait les coussins, arrachait des morceaux des tapis... rien ne semblait pouvoir arrêter sa rage.
 
C'est alors qu'elle entendit un bruit vers l'entrée et se tourna vivement vers la porte prête à fondre sur l'opportun qui oserait la déranger, alors que les plumes des oreillers virevoltaient mollement autour d'elle et s'enflammaient au contact de la boule de plasma qui avait prit vie au creux de sa paume.
 
Nokomis
Nokomis
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13/12/2009
Posté le 05/09/2021 à 11:42:55. Dernière édition le 05/09/2021 à 12:14:53 

Un grommèlement se fit entendre, sortant des branchages de l'immense arbre qui supporte le petit refuge de Nokomis.
 
Passant la tête par la trappe au sol d'accès à sa cabane, ses cheveux ébouriffés se balançant dans le vide, l'indienne jette un coup d'œil aux alentours pour déterminer la source du capharnaüm.
 
"QUI ? Qui ose déranger mon silence, BORDEL ?"
 
Pas âme qui vive. Mais une porte entrouverte, celle de Bella. Sa mâchoire se serre de rage et elle se laisse tomber sur les branches de l'arbre centenaire, puis au sol. Tout en s'approchant pas à pas de la porte, elle laisse exprimer ses émotions qu'elle tente en vain de contenir depuis de si nombreuses semaines en s'exilant sur l'île, refusant de voir qui que ce soit de peur de dérailler.
 
"Traitresse... Tu n'as pas le droit de revenir ici, tu nous as trahi ! tu nous as abandonné ! tu M'AS ABANDONNEE !"
 
Elle ponctue sa déclaration par un coup de pied dans la porte qui alla battre contre le mur avec puissance, y ayant mis toute sa colère et sa douleur.
 
Mais ce qu'elle découvre la laisse pantoise. Face à elle, au fond d'une pièce en flammes et saccagée, sa sœur Althéa la regarde, flammes dans les yeux et dans la main.
S'observant mutuellement pendant quelques secondes tel deux loups solitaires convoitant la même proie, Nokomis lâche un soupire, relâchant la tension.
 
"Je reviens."
 
Elle part en courant vers sa cabane dans laquelle elle grimpe aussi agilement qu'un chat, et en ressort quelques instants plus tard équipée d'une hache.
Rejoignant sa sœur, elle reprend à peine sa respiration avant de s'attaquer aux chaises entourant l'immense table.
La sauvageonne se met à les tailler en pièce en abattant sa hache régulièrement, avec de plus en plus de ferveur, la folie s'insinuant un peu plus à chaque coup dans son regard.
 
"Va... Falloir... Faire... Du... Petit... Bois... Pour... alimenter... le brasier !" 
Sita LeRoy
Sita LeRoy
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15/07/2006
Posté le 05/09/2021 à 14:22:54. Dernière édition le 05/09/2021 à 18:26:24 

La domestique de Sita ne l'accompagnait plus depuis bien longtemps dans ses périples. Sa jeune maitresse avait un mari, et puis, après un entrainement assidue elle était capable de se débrouiller seule.

Anna quand à elle, n'avait pas vraiment réussit à faire sa place sur l'île. Le continent et ses habitudes étaient profondément encrés en elle. Hors de question qu'elle apprenne à taillader des gens ou des animaux sauvages pour sa survie. Ainsi, elle naviguait entre la maison de guilde dans la ville Hollandaise et l'île qui avait été aménagée depuis peu. Le calme et la sérénité habitaient ces lieux, et discrète comme elle l'était, Anna observait et écoutait sans déranger quiconque. Si bien que parfois les jeunes gens oubliaient sa présence. Il n'empêche que la table de la cuisine était toujours pleine de bonnes choses à tout heure du jour.

C'est dans cette pièce qu'elle se trouvait quand Anna entendu du bruit. Se disant que des pestes venaient sans doute d'arriver, elle fronça les sourcils tandis que le niveau sonore ne diminuait pas.

- Mais ? Ils coupent du bois ? Que se passe t'il a la fin ? Quel remue ménage !

Haussant les épaules, en marmonnant contre la jeunesse et leur manque d'éducation, la femme de chambre hésita puis finit par marcher avec prudence, en direction de la source du bruit. Elle contourna la bâtisse, et reconnu la chambre de Bella. Bien sur, Sita lui avait expliquer les événements qui s'étaient déroulé il y a quelques semaines. Aussi, que cela proviennent de son ancienne chambre la surprenait grandement. Hésitant de nouveau sur la conduite à tenir, elle se décida à faire les derniers pas pour en avoir le coeur net. Sita ayant une profonde amitié pour la jeune femme, elle voudrait certainement savoir ce qu'il se passe. C'est donc avec l'intention de lui écrire qu'Anna franchit le seuil de la porte.

S'arrêtant, elle resta bouche bée.

- Mon dieu !
Bougnette
Bougnette
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20/11/2009
Posté le 09/09/2021 à 18:41:28 

Je crois que c'est le bruit des coups de hache qui avait attiré mon attention. Régulier, répétitif. Ponctué de respirations profondes et rythmées. 
Lorsque j'approchais, c'est l'odeur du feu qui prit le dessus. Puissante, écœurante, à croire que tout avait brûlé, le bois, les tissus, les peintures, et tout le reste.

Alors, j'ai été assaillie par la panique !

Merde, la maison crame !!!

Et quand je poussais la porte de la chambre de Bella, et que j'apercevais Althéa et Noko en train de saccager la pièce (dont à vrai dire, il ne restait déjà plus grand chose !), je ressentis malgré moi un certain soulagement. 

Bon, elles évacuent, elles digèrent, et finalement, elles ne s'en sont prises qu'au mobilier...
Ça aurait pu être pire.

Et la lueur dans leurs yeux me mettait au défi de faire la moindre objection. Alors, espérant que peut-être ça m'apaiserait moi aussi, j'attrapais le pemier vase à ma portée et le balançais contre un mur.

Avec un petit sourire, les filles se remirent au boulot !
Lisbeth
Lisbeth
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08/05/2020
Posté le 09/09/2021 à 20:59:58 

Même une sourde aurait entendu le vacarme provenant de la maison des pestes. Prenant son petit déjeuner sur la terrasse, elle se lève avec le plus grand calme et se dirige vers les appartements de son ancienne sœur, lieu du drame. De la fumée s'échappait de la fenêtre tandis que des hurlements de rage résonnaient entrecoupés de coups violents. Il ne faisait aucun doute que la folie régnait sur l'île des pestes.
 
Discrétion et efficacité, il fallait sauver l'essentiel avant qu'il ne soit trop tard. Au lieu de passer par la porte comme tout le monde, elle fait le tour et enjambe la haie fleurie qui protégeait la terrasse du regard des curieux, maudissant au passage les épines des rosiers.
 
Ne pas crier, ne pas attirer leur attention, elle se faufile rapidement vers un des murs et active une serrure invisible à l'œil nu qui ouvre aussitôt une sorte de petit dressing caché qui renfermait le plus beau des trésors d'Umbrella ... ses chaussures.
 
Elle soulève le pan de sa robe d'une main pour en faire un baluchon et de l'autre y mets tout ce qu'elle peut, des roses, des mauves, des noires "bon dieu Bella ! quelle idée d'en avoir autant !"
 
Avant de repartir aussi vite, un regard triste s'attarde sur Bougnette, Althéa et Noko et murmure pour elle même
 
"désolée les filles, je pouvais pas vous les laisser"
Anne Marteix
Anne Marteix
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07/05/2020
Posté le 11/09/2021 à 18:07:11 

Anne arriva peu après, attirée aussi pour le boucan... Et tomba sur la vision d'apocalypse : ses soeurs en train de changer la chambre en champ de bataille.

"Oh... Alors ça y est, on nettoie par le vide pour transformer la chambre en salle de muscu?"

Elle ne prit pas part au massacre, mais n'intervint pas non plus, les laissant exprimer leur frustration autant qu'elles en avaient besoin, et déblayant de temps à autres un bout de bois un peu trop taillé en pointe par Noko avant que quelqu'un marche dessus... En dehors de ça, elle resta dans son coin, pensant à Lisbeth qu'elle avait perçue rapidement en arrivant

*J'approuve le concept de lui piquer ses affaires plutôt que les détruire, mais elle a bien dû se rendre compte que les chaussures qu'elle lui a volé sont au moins 3 pointures trop grandes pour elle...*
Andras
Andras
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08/09/2021
Posté le 11/09/2021 à 19:20:00. Dernière édition le 11/09/2021 à 21:35:10 

Ah cet archipel de rêves. Déjà quelques mois qu’il les avait rejoint, il avait posé son bandeau, et d’une certaine façon les armes. Ces dernières, ça ne serait que pour un temps, il comptait bien s’y remettre, les vacances ne pouvant durer éternellement. Mais pour l’instant, il profitait, partant a l’aventure avec la femme de sa vie, et entre deux escapades dans des territoires un peu hostiles ils revenaient passer quelques jours dans leur appartement. Des draps frais, un matelas moelleux, un bassin et du soleil où se prélasser des heures durant.

Ce week-end était un de ceux placés sous le signe de la glandouille et du repos. Un de ceux dont il rêvait déjà à l'époque où son quotidien consistait à astiquer le pont de la Chimère. Mais les habitantes de l'île en avaient décidé autrement. Les cris, les coups de hache et ce qui s’apparentait à des explosions de poudre se faisaient entendre de l’autre côté du domaine.

Il savait très bien de quoi il retournait, la chambre d’Umbrella était en travaux, comprendre, les sœurs, celles vexées, passeraient chacune leur tour pour venir exacter leur revanche pour cette trahison, cet acte horrible et ignominieux. Cet acte qu’il avait lui même commis des mois auparavant, trahissant sa patrie, découvrant par la même occasion qu’il était un élément fondamental de cette patrie qui l’avait accueilli quelques semaines plus tôt. 

Tout cette comédie le rendait très las, mais il ne les laisserait pas lui gâcher son bain de soleil, alors il les ignorerait en attendant qu’elles se calment. Après tout, il en était bien revenu. Ça ne dure pas forcément ces aventures-là.
Sita LeRoy
Sita LeRoy
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07/09/2021
Posté le 12/09/2021 à 11:34:52 

Anna regardait alternativement les pestes arriver, et observa avec intérêt l'arrivée de Lisbeth. Estimant qu'elle en avait assez vu, elle partit vers la volière, celle que sa maitresse complétait au fur et à mesure de ses voyages sur l'île. Si cet endroit était vide à leur arrivé, propriété exclusive de Sidh, avant que les compagnons des pestes n'arrivent à leur tour ; à présent il y avait plusieurs volatiles, dont un perroquet qui avait particulièrement capté son attention.

Elle venait dans ce lieu tous les jours lorsque Sita n'était pas sur l'île. Pour les nourrir d'abord, une simple charge en plus à sa liste, puis ce perroquet, qu'elle avait finit par prénommer Layo était venu mendier dans sa main un peu de nourriture supplémentaire. De fil en aiguille, une affection mutuelle les avaient gagné et Sita lui avait finalement offert en cadeau lors de son dernier anniversaire. Ses plumes chatoyantes bleus et vertes était facilement repérable parmi la multitude d'oiseaux. D'autant que c'était le premier à s'approcher.

Sortant une plume et un feuillet de sa poche, elle écrivit rapidement, relatant les éléments qui venait d'avoir lieu, installée sur la fenêtre basse de la volière, puis cachetant le tout, le fixa à la patte de son petit protégé. Estimant qu'elle avait fait son devoir, elle observa Layo s'envoler, puis repartit vers la cuisine.
Sita LeRoy
Sita LeRoy
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07/09/2021
Posté le 12/09/2021 à 14:34:04 

Sita se trouvait en ville. Son mari avait prit le navire le matin même pour l'île, quand à elle, elle avait l'intention de passer une partie de sa journée à faire les boutiques. L'été avait été bien rempli, toutes les pestes avaient vaqué à leur occupation respective mais la fin de cette période d'oisiveté arrivé à grand pas, et avec elle, une réunion de famille était prévu.

La jeune femme avait passé l'été au temple Maya, puis au Corbeau. Elle n'avait quasiment pas mit les pieds en ville, juste un petit week-end pour décompresser entre les deux sites. Et ses affaires s'en ressentaient ! Ses chemises étaient toutes dans un état épouvantable. Il n'y avait pas mieux qu'un petit tour dans la jungle pour devoir rafraichir une garde de robe. Aussi, elle était présentement chez l'habilleuse pour renouveler leur stock de chemise. La commande effectuée elle sortait pour se rendre chez l’apothicaire afin de faire de même avec ses onguents quand la lettre de Anna lui parvint.

De plus en plus ébahit à la lecture de la lettre, elle se dit néanmoins à elle même " Bon, au moins les chaussures sont sauvés, bien joué Lilou. "

Toutes affaires cessantes, elle prit de toute urgence un navire et arriva sur l'île.
Soudain hésitante, Sita rechigna à aller directement chez Bella, car elle savait que ce qu'elle verrait la bouleverserait. Tout en étant pragmatique sur le fait qu'elle ne voulait pas voir ses soeurs dans cet état. Elle allait d'abord chez elle. Découvrant Andras, qui profitait des rayons du soleil pour lézarder au soleil. La jeune femme s'installa sur le bord, à ses côtés et trempa ses pieds dans l'eau. Son visage avait tous les signes de l'affliction. Andras ne montra d'abord aucun signe qu'il l'avait entendu. mais une fois assise, Sita le vit se rapprocher d'elle et poser la main sur sa cuisse.

- Mon Amour, enfin vous voila. La traversée s'est bien passée ? Comment était votre matinée ?

Passant la main dans ses cheveux, sa femme lui sourit avant de répondre

- Oui, j'ai écourté mon séjour en ville. j'ai reçu un courrier d'Anna. Est-ce vrai ? Les filles ont ravagées la chambre de Bella ? Je n'ai pu me résoudre à aller voir de mes propres yeux encore...

Il prend une longue inspiration avant de répondre.

- Si j'en crois le bordel qu'elles ont fait plus tôt, oui, il ne doit pas en rester grand chose. Je suis surpris qu'on ne voit pas les flammes d'ici.

- Hum, Bella ne va pas être contente si elle revient sur l'île. Si tenté que les filles l'acceptent de nouveau. J'ai appris que Lili avait pu sauver le plus important, mais tout de même. Je n'en suis pas vraiment surprise du reste, et après tout c'est un moyen d'expulser leur colère hors d'elles. Autant que ce soit sur des meubles non utilisé que sur Bella elle même. Peut-être qu'ainsi, une fois calmé, chacune pourra de nouveau se parler. En attendant d'aller voir ce chaos, et faire un état des lieux pour voir s'il reste quelques choses à sauver, je vais aller voir Lili. Je reviens vite.

L'embrassant alors, elle lui caressa la joue, avant de revenir pied nue jusqu'à l'entrée. Ouvrant la porte pour aller voir sa soeur, quelques mètres plus loin....
Lisbeth
Lisbeth
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08/05/2020
Posté le 12/09/2021 à 21:14:30 

Assise en tailleurs dans le salon alors que son fiancé dormait profondément dans la chambre d'à côté, elle était perplexe devant le tableau qu'elle admirait, une bonne dizaine de chaussures parfaitement alignées qu'elle avait pris soin de faire briller.

Quand Sita passe la tête par la porte elle lui fait signe de s'approcher en silence et la regarde dépitée.

- Tu crois qu'elles y sont toutes ? j'ai fait ce que j'ai pu, mais au moins elle n'aura pas tout perdu, on lui rendra dès qu'on la verra. Tu y as été ? tu as pu récupérer quelque chose ?"
Évangéline
Évangéline
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19/06/2020
Posté le 13/09/2021 à 14:54:08. Dernière édition le 14/09/2021 à 07:34:50 

Elle avait appris la nouvelle ,comme d'autres de ses sœurs qui chassaient dans d'obscures mines où qui récoltaient quelques lubies pour un gouverneur, en rentrant de son périple.

La vue sur cette chambre méconnaissable qu'elle avait connu aux senteurs du neuf et du délice du raffinement fut un choc. L'expression d'un gout certains pour la décoration faisait désormais office de délabrement.

Ainsi la rage avait soldé les rancœurs réprimés.

"Quel ignoble gâchis" se dit elle.

Chez ses sœurs qui étaient encore à l'œuvre et dont elle avait pu croiser le regard , elle lisait colère, déception  et parfois de la résignation.

Parmi toutes ces frasques , elle distingua ce qu'il restait de la couche. 

Elle s'en approcha et débarrassa quelques éclats de bois du pieds pour libérer coussins et polochons.

Un coussin dans la main, elle en éprouva la souplesse. 

Devinant les centaines de plumes duveteuses sous chaque pression, une idée réveilla son tempérament jusque là endormi.

Les sentiments et l'atmosphère étaient bien trop lourd , elle en était las.

Alors dans un geste franc et sans crier gare, ce coussin devenu arme contre cet état de fait, vient s'abattre sur une Anne restée, comme elle, oisive devant ce spectacle.


Kim Soo-Mee
Kim Soo-Mee
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18/01/2020
Posté le 15/09/2021 à 19:12:24 

C’est en ce second weekend de septembre que Soo Mee débarque du bateau et découvre pour la première fois l’île des Pestes & T.
Une grande plage, un très grand jardin où les convives sont chaleureusement accueillis, et une immense bâtisse qui fait passer les palais des différents gouverneurs des différentes colonies pour de vulgaires cabanes.
Bâtisse dans laquelle ils finissent par entrer, une fois la majorité des convives arrivés.

Le temps passe et la fête dédiée à Sita se déroule sans encombre, dans la joie et la bonne humeur, bien que l’espagnole reste en retrait et se contente de discuter avec une poignée de personnes. Elle avait prévenu son hôte qu’elle n’était pas habituée aux mondanités.
A son grand soulagement personne ne lui propose de danser – c’est qu’elle n’est pas très à l’aise en robe, et qu’en plus elle n’a aucune idée de comment faire ça.
L’honneur est sauf !
Et, lorsque les premières personnes commencent à aller se coucher, elle se décide à visiter un coup l’île. Pas forcément en profondeur, mais comme ça, pour voir ce qu’il y a de beau. Et prendre l’air, car il faut bien avouer qu’elle ne se sent pas trop à sa place dans un lieu aussi grand et richement décoré.

C’est donc avec quelques bouteilles qu’elle sort, revenant lentement vers le jardin.
En regardant la façade, elle aperçoit une des nombreuses chambres de la demeure. Bon, elle n’est pas censée entrer dans les chambres, ordre de Bougnette... mais dans sa tête, les excuses fusent ave une clarté absolue !

Mais celle-là a l’air en travaux, ça doit être à personne non ?
Ah non, on dirait plutôt qu’il y a eu une tempête… faut être sûr que personne ne soit bloqué sous des décombres…
Ah mais tiens, y’a des trucs qui ressemblent à ce qu’Umbrella a chez elle… trop chelou, elle a pas eu le temps de faire ses valises ?


Finalement, elle envoie une lettre à la concernée.
Puis continue de se promener, car elle n’est pas certaine d’avoir une réponse dans la soirée.
Elle tombe sur Paulus, à qui elle fait un coucou rapide avant de filer – c’est qu’il semble occupé à faire elle ne sait quoi avec un arbre -, passe du côté d’une écurie, puis voit une immense piscine…
Elle n’a pas le temps d’avoir la mauvaise idée d’y piquer une tête que son perroquet revient, avec une réponse qu’elle lit de suite.
Et qu’elle se redirige vers la chambre d’Umbrella, et y entre.

Bon, un ourson en peluche… hmm… c’est ça ? Il manque la tête… et un bras… et y’a pas des jambes normalement ? Ah si, là-bas ! Et là-bas… et là… bon…

Elle soupire et regarde la suite de la lettre.
Une fenêtre, une commode, le plancher…
Heureusement pour elle, la fenêtre était toujours là. La commode aussi, mais dans son état ça aurait pu être une armoire qu’elle n’aurait pas fait la différence.
Après avoir déblayé un minimum, elle tapote le plancher.

Ah oué ici ça sonne creux !

Avec sa subtilité habituelle (donc aucune), elle arrache la planche et sort ce qui y est caché. Une grosse clef en fer rouillée, qui pèse bien son poids. Elle la glisse dans son sac, dans tout son bazar. Avec tout ce qu’elle trimballe, elle n’est pas à ça près.
Elle sort puis exploite un peu plus son perroquet en envoyant un petit mot à la pirate, en espérant que l’idée de revoir sa clef l'aidera à faire le deuil de cet innocent ourson en peluche.

Une fois son devoir accompli, elle retourne finalement dans le bâtiment et va s’installer pour la nuit dans une chambre d’amis qu’Althéa a eu la gentillesse de lui indiquer – en plus de lui faire visiter l’île dès le lendemain, pour son plus grand bonheur.
 

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