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La Belle et le Bête 1 2 -3- 4 5  
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Aliss'O'Ween
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25/03/2007
Posté le 18/10/2007 à 23:53:33 

Une sombre nouvelle Le lendemain, Wildekat passa la journée à vagabonder dans la ville, discutant avec ses frères et soeurs et leur relatant la beauté de la ville d'Esperanza et la décoration de la salle de bal. Elle avait le cœur en joie et empli de souvenirs colorés, de musiques festives et de parfums délicats. Elle était ravie de retrouver sa ville d’adoption, les hommes et les femmes avaient l’air joyeux, et il faisait bon y vivre. Le soir, un oiseau vint la trouver. Elle ne le connaissait pas, et prit le parchemin qu’il lui apportait, puis le regarda repartir dans le ciel rougeoyant du coucher de soleil. Le sceau était celui d’un médecin de la GRML, mais elle n’avait encore jamais échangé de parchemins avec ce Docteur. Un ruban noir entourait le parchemin. Elle pressentit une mauvaise nouvelle, et son cœur se serra. Doucement, elle décacheta la lettre, et la déplia, les mains tremblantes. Charles Of Hawick est mort sans plus d'explications. Il m'a laissé la charge de ses bien et confié la tache de prévenir ses proches. Charles était un bon camarade, un jeune homme toujours au service des autres. J'avais fait sa connaissance avant qu'il ne devienne GRML et je n'était que ravi lorsqu'il se présenta chez nous. La nouvelle m'attriste et je suppose qu'il en est pareil pour vous, vous sembliez vraiment proches. Toutes mes condoléances, Asclepios. Son cœur s’arrêta à la première ligne. Charles ? MON Charles ? Mort ? Comment est-ce possible ? Non…. Pas Charles. Le temps s’était arrêté autour d’elle. Les gamins qui jouaient dans la rue, les femmes qui riaient, toute la ville semblait devenir floue, elle était coupée du monde, les sons ne venaient plus à ses oreilles. Elle sentit une larme salée couler sur sa joue et caresser ses lèves, et leva les yeux pour réaliser que la vie autour d’elle continuait, mais elle semblait ne plus en faire partie. Le cœur lourd, elle se dirigea vers le port, puis s’installa face à l’océan. Sa main tenait toujours la missive du Dr. Ascelpios. Elle y jeta un autre coup d’œil, mais elle ne voyait que ces mots: « Charles of Hawick est mort ». Ils résonnaient dans sa tête, défilaient inlassablement devant ses yeux. Elle s’adossa à une caisse de rhum, puis ses yeux émeraude, embués, se perdirent dans l’horizon. Charles…. Que s’est il passé ?
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25/03/2007
Posté le 24/10/2007 à 01:23:27 

Elle se rappelait encore de leur première rencontre comme si elle y était.... C’était un soir dans la taverne d’Ulüngen. Elle était allée y faire un tour afin de voir un peu de monde après du temps passé dans la forêt. Elle avait retrouvé Vyse, un ami Hollandais et ils avaient beaucoup discuté. Elle avait ensuite aperçu un jeune garçon avec un chapeau blanc à rayures noires assis à une table. Il portait un bandeau sur les yeux et buvait une bière Hollandaise. Wildekat avait reconnu à son style qu'il était anglais, et l'avait observé. Il avait l'air de ne pas connaître grand monde sur cette île, tout comme elle... et elle avait décidé d'aller lui parler. « Joli chapeau » lui avait-elle lancé pour engager la conversation. Le jeune garçon, sur un ton colérique lui avait répliqué en une fraction de seconde: « Qu'est ce qu'il a mon chapeau? » et sa main s’était dirigée vers son coutelas alors que son visage s’était tourné pour faire face à Wildekat Elle avait été surprise par sa jeunesse. Il devait avoir quinze, seize ans tout au plus. Son visage était doux, mais un bandeau noir cachait ses yeux, elle entr'apperçut toutefois son oeil droit qui la regardait d'un air menaçant. « Non, rien.. il est chouette...je ne voulais pas t'offenser... » « Désolé, mais en ce moment quand on me parle de mon chapeau, je m'emporte. Il parait qu'un autre anglais porte plus ou moins le même, un certain Titus Pullo... et cela m'exaspère » « Ah, oui j'ai déjà entendu ce nom en effet.. mais je ne l'ai jamais croisé, ni lui, ni son bob. Comment t'appelles-tu jeune anglais? » « Charles of Hawick, et toi? » Wildekat s’était présentée, et le garçon avait répété son nom avec son accent anglais: « Wild cat? » « non, Wildekat» elle épella son nom «W-I-L-D-E-K-A-T, Wildekat » « Wildcat, ta faute d'orthographe est faite de ton plein gré? » Wildekat avait froncé les sourcils. Cet anglais commençait à l'agacer, il n'allait pas lui donner des leçons d'orthographe Hollandaise tout de même... il était très prétentieux de lui expliquer comment écrire son nom… Elle s'était alors emportée: « ce n'est pas wild cat...... JE NE SUIS PAS ANGLAISE!! » avait elle alors crié dans l’auberge, « je suis.... HOLLANDAISE. donc.............. donc....... » « Donc, comme tu ne sais pas dire chat sauvage en hollandais, tu as préféré dire wildcat avec une faute d'orthographe? » Wildekat avait brusquement tapé d'un coup de poing sur la table. Le jeune garçon avait sursauté, visiblement effrayé par le geste de Wildekat. Les regards des corsaires s’étaient tournés vers elle. Elle avait repris, essayant d’être plus calme : « Non, en Hollandais, « Wild Cat » se dit Wilde Kat... » Le garçon avait eu l'air gêné et Wildekat l’avait vu rougir. « Ah d'accord, excuse moi.. en fait je suis un peu sur les nerf en ce moment: on me parle tous les jours de mon bob, et je suis nouveau ici, je ne connais pas grand monde... j'ai du mal à m'acclimater ». Elle l'avait observé scrupuleusement. Il n'avait pas l'air mauvais au fond, et semblait réellement désolé. « Bon ce n'est pas grave, je suis assez impulsive aussi.... » « Oui, tu as l'air d'avoir un sacré caractère jeune demoiselle » Wildekat avait rougi... « heu.. oui, c'est ce qu'on dit... » « Pour me faire pardonner, je t'enverrais un poème si tu veux » « un poème? Oh oui, c'est gentil, j'aime beaucoup les poèmes... !» Les paroles du garçon avaient calmées Wildekat et elle s’était fait une place à coté de lui. Ils s’étaient mis à discuter, et Charles lui avait raconté des passages de sa vie sur le continent, comment et pourquoi il était arrivé sur Liberty. Wildekat avait écouté attentivement, comme à son habitude, et l'histoire du garçon l’avait touchée. Il avait été assez malin ce soir là pour ne pas poser de questions à Wildekat et respecter ses secrets. Il n'était pas bête du tout pour son âge, et avait cerné Wildekat mieux que de nombreuses personnes sur cette île. Ils étaient par la suite devenus amis, se confiant l’un à l’autre, et Charles lui avait écrit de très beaux poèmes, qui montraient à Wildekat qu’il la connaissait presque par coeur... un peu comme son frère qui lui manquait tant. Charles était un soutien pour Wildekat, et elle était un soutien pour Charles. La paire jouait ensemble, se confiait, partageait les peines et les joies...
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25/03/2007
Posté le 27/10/2007 à 19:50:51 

L’océan était calme ce soir… les vagues venaient doucement caresser le port et se briser sur les bateaux amarrés. Wildekat n’avait pas le courage d’écrire au Dr. Ascelpios pour lui demander ce qui s’était passé… plus tard peut-être… pas maintenant. Dr. Ascelpios… elle l’avait croisé dans la maison de guilde de Charles quelques fois. Elle se rappela alors des moments de jeux qu’elle avait eu là-bas, et des membres de la Guilde de Recherche Médicale de Liberty qu’elle avait rencontrés lorsque Charles avait été accepté dans leur guilde. Elle avait été heureuse pour lui et ils avaient fêté cela dignement. Le premier verre de rhum au lait de Wildekat sur Liberty…. Elle souria. Tylde lui avait conseillé de mélanger du lait afin de rendre le rhum moins fort, car Wildekat en avait un très mauvais souvenir... son premier verre offert alors par Petyr, lors de son débarquement sur Liberty. Elle avait aussi rencontré Djezoùs, O’mer et le Pêcheur. Ce dernier n’avait pas été vraiment une bonne expérience pour Wildekat…. Elle était venue pour parler à Charles, pendant sa deuxième guerre contre les anglais, celle menée par Dudu, ou Terra était prise pour cible par les pirates. Son esprit était embrouillé, les enjeux de cette guerre la dépassaient et son cœur était alors empli de haine. Ce qu’elle avait vu l’avait fortement marquée et elle avait besoin de réconfort, de voir son ami Charles, lui si calme et doux. Il n’était pas là et elle était tombée sur le Pêcheur, qu’elle avait déjà rencontré auparavant, et avec qui elle avait joué quelques fois dans le jardin de la maison des Médecins de Liberty. Ce soir là, il l’avait embrouillée, alors qu’elle était déjà perdue. Jusqu’alors, Wildekat ne faisait pas cas de ce qui se racontait sur ce mystérieux Pêcheur, car elle voyait que l’homme voulait se racheter de certaines fautes passées, et Wildekat croyait aux deuxièmes chances. Mais ce soir là, il s’était révellé manipulateur et avait pressé Wildekat de lui donner des noms après quelques révélations qu’il lui avait faites sur une Organisation secrète de Liberty. A bout de forces, usée par la guerre, perdue par toute la haine qu’elle avait vu, Wildekat s’était éffondrée. Elle n’avait bien sûr donné aucun noms à cet homme qui tentait visiblement de la soudoyer, et dont elle se rendait compte qu’elle ne savait rien : qui servait-il ? que voulait-il ? Il lui avait parlé d’une féline qu’il avait connue, de sectes, de guildes rongées par le malin… elle s'était enfuie pour l'oublier, lui, et ses accusations contre Terra. A cause de lui d’ailleurs, elle avait été accusée par un de ses frères de faire partie de cette mystérieuse organisation, et Wildekat avait été blessée par cette accusation sans preuves. Elle avait d’ailleurs été en colère contre cet homme qui l’avait calomniée, et lui avait envoyé des lettres pour s’expliquer, puis après plusieurs échanges, ils avaient finalement trouvé un terrain d’entente, fébrile, certes, mais bien là. De fil en aiguille l’homme était devenu une sorte d’ami pour Wildekat, échangeant leurs points de vue, bien souvent très différents mais peu importait, c’était ce qui intéressait Wildekat, car elle cherchait souvent à analyser les situations en ayant plus d’un son de cloche. Les mots étaient parfois durs, mais au moins ils étaient honnêtes. Elle fût sortie de ses pensées par une vague qui vint l’éclabousser. La mer commençait à s’agiter doucement, peut-être qu’une tempête se préparait. Les Dieux existeraient-ils donc ? Seraient-ils comme elle en colère de la mort d’un être totalement dénoué de méchanceté comme son Charles ? Charles…. Wildekat commençait à comprendre. Une personne comme ce garçon, qui avait vécu des choses atroces sur le continent, et n’était qu’un humaniste, ne pouvait survivre sur une île ou le vice et la malhonnêteté régnaient en maîtres. Peut-être qu’un jour elle finirait comme lui… mais pas avant de s’être battue jusqu’au dernier coup de griffe pour ses frères et sœurs, pour la Justice et pour la vérité. Non, elle ne mourrait pas en vain, Wildekat était une battante, elle avait vu beaucoup de choses qui ne lui plaisaient pas, mais elle s’était jurée de servir la Hollande afin de la rendre encore meilleure. Oui, elle repartirait au combat, celui qui ne nécessite pas d’armes : le combat des idées et des mots, le combat de la Justice… elle se battrait, mais pas ce soir, pas demain… elle avait besoin de temps pour panser sa blessure. L’océan était devenu noir comme le deuil que Wildekat portait en son coeur, le soleil était couché, et la lune regardait Wildekat, le sourire aux lèvres. Machinalement, elle pris un parchemin et sa plume, il fallait qu’elle partage sa peine, et un seul nom lui vint à l’esprit. Elle s’installa sur une peau de bête, huma le vent marin qui portait le sel de mer jusqu’à ses narines et commença à rédiger une longue lettre. Elle envoya ensuite son perroquet porter sa missive, espérant qu’il trouve son destinataire… En s’endormant, Wildekat se souvint d’un vers qu’elle avait écrit à Charles… Toi si sage Moi si sauvage Toi l'impassibilité Moi l'impulsivité Toi le médecin Moi le dédain Amis sur Liberty, Amis à la vie …. A la vie… elle n’aura pas été longue… mais elle espérait qu’il avait trouvé du réconfort dans son amitié avec Wildekat. Dans ses rêves cette nuit là elle vit un jeune homme au chapeau noir et blanc, en blouse de médecin qui lui tendait les mains…
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25/03/2007
Posté le 29/10/2007 à 00:25:41 

Un deuil à faire Elle fût réveillée au petit matin, alors que le soleil n’était pas encore levé. Elle n’avait pas bien dormi et ses rêves la ramenaient tous à son ami Charles. Il fallait qu’elle marche, qu’elle prenne le temps de faire son deuil. Elle alla chercher du travail en ville puis acheta quelques bandages de soins afin de pouvoir se soigner. Elle s’était changée en tenue de voyage, et avait rangé sa blouse de médecin au fond de son sac. Elle ne pouvait plus soigner, cela lui rappelait trop Charles. Les rapports avec l’Angleterre étant plus que tendus, elle décida d’aller à Port-Louis. Elle devait de toute façon y rencontrer le Juge Français afin de travailler avec lui à une mise à niveau des systèmes judiciaires français et hollandais. En tant que Juge pour la Hollande , Wildekat ne voulait pas que les peines soient différentes pour les citoyens Hollandais ou Français, cela ne lui semblait pas juste dans une Alliance. Cette dernière avait ses détracteurs, et elle ne souhaitait pas leur laisser l’occasion de critiquer le système Judiciaire. Elle en profiterait aussi, et surtout, pour faire le point et se changer les idées. Ensuite, elle rejoindrait peut-être son parrain, qu’elle avait quitté plusieurs semaines auparavant pour aider les Français dans leur guerre contre les Anglais. Le chemin se fit sans accroches. Elle longea la côte pour profiter du bruit des vagues et sentir le vent marin sur son visage. Elle était perdue dans ses pensées, mais la nature, les bêtes sauvages et les quelques Français qu’elle croisa l’aidaient à garder les pieds sur terre. Elle arriva à Port Louis après deux jours de marche, à l’aube et alla y chercher du travail. La ville était plus où moins déserte à cette heure matinale où le soleil se lève à peine et cela permit à Wildekat de ne pas croiser trop de monde. Elle n’était pas d’humeur à faire des politesses, et n’avait pas non plus envie d’expliquer pourquoi elle était si sombre. Elle décida donc d’aller faire un tour à l'armurerie. L’homme au comptoir ne l’ennuya pas longtemps, quand il vu que Wildekat ne répondait que par « oui » ou « non », et retourna à ses affaires, laissant Wildekat ruminer ses pensées. Il était temps pour elle d’affronter la réalité. Elle devait savoir de quoi et pourquoi son ami était mort. Elle décida donc d’écrire au Dr. Ascelpios, afin de lui poser des questions. La lettre ne fut pas très longue, et Wildekat envoya son perroquet qui l’avait rejointe sur la route de Port-Louis à la recherche du Dr. Ascelpios. L’oiseau n’avait pas l’air ravi, car il venait juste d’accomplir la précédente mission, et était revenu fatigué. Wildekat se doutait bien qu’il avait dû chercher son destinataire aux quatre coins de l’ile, mais il fallait qu’elle sache. Elle sortit alors quelques graines qu’elle avait ramassées en chemin et les donna au volatile qui soudain sembla plus à même d’effectuer sa mission. Elle sortit dehors et le relâcha en lui donnant de l’élan. Le regardant partir avec envie, elle s’adossa contre le mur de l'armurerie. Comme elle aurait aimé être un oiseau aujourd’hui, et s’envoler loin de cette île. Virevoltant dans l’air comme son perroquet, ses idées s’éclairciraient certainement et deviendraient limpides comme l’eau de l’océan des Caraïbes.
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25/03/2007
Posté le 12/11/2007 à 23:34:30 

Cours pratiques dans les mines Au fur et à mesure que les jours passaient, des Hollandais les rejoignaient, attirés par les rires et la bonne humeur que dégageait le trio dans les mines. Wildekat revit ainsi Nightbringer, l'ancien pirate qui était maintenant Hollandais, Van Pauletanaldo, Uribellu, Yop, et le Ministre du Commerce Tuxedo. Un jour qu'ils avaient été embêtés par quelques voyageurs étrangers, Nighbringer prit une voix grave et déclara: « Si quelqu'un touche à un hollandais ici présent... Ça va chier ! » Wildekat réagit de suite, à l'attention d'un anglais qui trainait dans le coin et les regardait d'un oeil malveillant: « Ouuuuuh... il fait peur Night quand il prend sa grosse voix.. et encore vous avez pas vu quand il fait ses gros yeux.... brrrrrrrrrrr!!!!!! » Tipiak déclara alors d'une voix bien grave pour imiter Night : « Si quelqu'un touche à un hollandais ici présent... » puis il se mit à pouffer de rire car il savait très bien que la vue des ses muscles faisait mourir de rire et non de peur... « bah rien en fait ! » Ils se mirent tous à rire en voyant Tipiak grimacer pour faire peur au jeune anglais. Ce dernier prit certainement peur, puisqu'il partit sans demander son reste.. quant à savoir si il prit peur de se faire massacrer ou peur de l'humour douteux des amis, l'histoire ne le dit pas... Un jour d'entraînement, Yop s'était blessé et Wildekat alla le soigner avant même qu'il ne lui demande. « Wildekat, tu sais si bien panser les blessures de matelots pirates! » déclara-t-il en lui faisant la bise. « c'est un plaisir Yop, tu le sais très bien! » Elle commença à repartir pour soigner un autre de ses frères qui avait besoin d'aide quand Yop lui tapa sur l'épaule « dis si je me refais mal, tu me soigneras encore dis? Même si j'ai plus de chocolat à te donner? » « hi hi hi! Bien sûr Yop! D'autant plus que je ne suis pas étrangère au fait que tu n'aies plus de chocolat!! » ajouta-elle en lui faisant un clin d'oeil. En effet, Yop lui avait donné son stock de chocolat pour ses goûters dans les mines, alors que les autres Hollandais consommaient du gouda à emporter sans modération... et Wildekat aimant bien partager les chocolats avec ses frères alors que Tipiak ou Neoh expliquaient comment frapper de telle ou telle manière en fonction du vent - ce qui paraissait ridicule soit dit en passant, vu que dans les mines il n'y avait pas de vent mais Wildekat se gardait bien de le faire remarquer à son vieux parrain bien aimé.... Neoh était en prises avec un gros capitaine pirate pour leur faire une démonstration. Wildekat fit des grimaces dans son dos en imitant un ours, et remarqua qu'il avait vraiment du mal avec son capitaine. Elle l'observa alors... et elle comprit enfin d'ou venait sa difficulté! « Mais tu vois rien, pas étonnant que tu voies pas les moches! t'as les cheveux trop longs! Attends Neoh, je vais te faire des couettes tu auras plus les cheveux dans les yeux comme ça!!!! » Un soir après une dure journée, alors que ses frères dormaient déjà, Wildekat n'arrivait pas à trouver le sommeil... quand elle s'endormit enfin, son esprit fut agité de cauchemars..... les mêmes cauchemars qui avaient hanté ses nuits des mois auparavant.... Il la serrait dans ses bras et passait une main dans ses cheveux coupés courts... il lui parlait de sa voix douce... elle se laissait aller à ronronner au creux de son cou...elle était si bien... puis elle ouvrait les yeux... elle revoyait les docks des Pays-Bas... elle devait le quitter à jamais... elle sentait son odeur qui s'imprégnait jusque dans ses chairs... son odeur rassurante... Elle se réveilla en sursaut « snif, snif.. mais qu'est ce que c'est que cette odeur....? » Son odorat sensible humait l'air pour identifier d'où provenait cette odeur... « bouarf Night, remets tes vieilles bottes ça pue ici! » Il ouvrit un oeil et grommela en se retournant. « On a pas idée... tu veux me tuer c'est ça hein, Night?? je le savais! PIRAAAAAAAATE!!!! »
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Posté le 14/11/2007 à 23:51:54 

Enlevée par le Graveleux Alors qu'elle était en plein cours pratiques de médecine avec son parrain et ses frères Hollandais, Wildekat fut enlevée par le pirate du nom du « Graveleux » dans les mines, et emmenée dans un cachot près du temple maya. Son parrain, des frères et soeurs vinrent en nombre pour la délivrer et Wildekat fut touchée par tant de fraternité. Une preuve de solidarité qu'elle n'oublierait jamais. NDLR: Pour ceux qui n'ont pas lu, c'est ici et c'est super sympathique avec tout plein de monde, des gentils, des méchants... http://www.pirates-caraibes.com/fr/index.php?u_i_page=5&theme=15&sujet=12210&u_i_page_theme=9&u_i_page_sujet=5
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Posté le 15/11/2007 à 00:00:29 

Un mandat de Gouverneur Après avoir servi son pays pendant quatre mois en tant que Procureur et un mois en tant que Juge, Wildekat se sentait prête à s'investir pleinement pour sa nation. Elle présenta donc sa candidature au poste de Gouverneur en rédigeant son programme d'après les valeurs auxquelles elle croyait et en suivant son coeur. Pendant une semaine, elle répondit aux questions avec les autres candidats... et le matin des résultats elle vit son nom affiché en ville avec celui de Géraldine D'arcy et Van Pauletanaldo. Ce fut réellement une surprise pour Wildekat. Elle fut touchée de la confiance que lui démontraient nombre de ses frères et soeurs, et par les lettres de félicitations. Elle rédigea un mot à destination des Hollandais qu'elle placarda sur la place publique d'Ulungen: Chers frères et soeurs, Je tiens ici à vous remercier de votre confiance. Merci à tous ceux qui ont voté de s'être donné la peine de le faire, c'est ainsi que l'on est une démocratie. Bravo aussi aux autres candidats qui ont mené cette campagne électorale dans la bonne humeur et dans une ambiance fair-play. Je félicite Géraldine et Van Pauletanaldo pour leur élection, et je suis sûre que nous ferons du bon travail ensemble. Comme vous le savez c'est mon premier mandat, et je donnerais mon maximum pour qu'il soit à la hauteur de vos espérances, mais soyez indulgents, je ne sais pas tout et je n'ai pas la science infuse. Je voudrais remercier le Gouvernement qui quitte ses fonctions pour le travail accompli lors de son mandat, et je vais tâcher de reprendre la suite de Gaël quant aux négociations du PNA avec l'Espagne. Je compte vous impliquer dans les décisions importantes, tout comme Gaël l'a fait le mois précèdent, car je suis là pour exprimer votre voix, pas la mienne. Pour ce qui est de la justice, je vais démissionner de mon poste de Juge et nommer un nouveau Juge d'ici quelques jours. Le Juge choisira son/ses Procureur(s) lui-même. Pour le moment, les consignes ne changent pas. On ne tape pas d'Espagnols, on reste courtois avec les Français, et je ne veux voir aucuns chain-kills sur des jeunes, qu'ils aient un bandeau rouge, orange, bleu ou jaune. Encore merci de votre confiance, à vrai dire je suis très touchée, je ne pensais pas voir autant de personnes croire en moi. Wildekat. PS: je me tiens comme d'habitude à votre disposition par perroquet si vous avez des questions ou des requêtes. Les débuts furent difficiles pour Wildekat, car gouverner n'est pas instinctif pour une féline, mais elle se donnait du mal pour apprendre vite et essayait de prendre les meilleurs décisions pour son pays. Elle décidait de consulter les Hollandais pour toutes les décision stratégiques, ce qui valut certaines discussions animées mais Wildekat s'en félicitait car à ses yeux c'est ce qui faisait une démocratie: que chacun puisse s'exprimer librement. Son premier travail fût de travailler sur le Pacte de Non Aggression avec le Gouverneur d'Espagne, Caratwc. Ils passèrent beaucoup de temps à réfléchir à toutes les éventualités, et au moyen de rendre ce PNA fort. Il n'était pas question de refaire les mêmes erreurs qu'avec la France. Wildekat voulait des sanctions identiques, et des sanctions fortes, qui servent d'exemple afin de décourager les semeurs de troubles. Elle s'entendait bien avec Caratwc, et ils réussirent à se mettre d'accord sur de nombreuses modalités, dont l'absence de ressortissants de chaque pays sur les listes noires, et la punition du vol au plus haut degré. Ils avaient tout deux remarqué que c'était par le vol et le sentiment d'injustice que les amitiés s'effritaient. Ce PNA fut un peu comme leur « bébé » et ils en étaient très fiers après les heures de travail qu'ils avaient passé dessus. Durant son mandat elle fut heureuse de proposer d'accueillir Lady Mérédith, Tonton Flingueur, Lovevil, Altaïr, El Cow et Draco à ses compatriotes, propositions qui furent acceptées et qui firent plaisir à Wildekat. Elle avait eu des discussions sérieuses avec Tonton Flingueur et Lady Méredith car leur naturalisation n'avait pas été une décision « évidente », mais elle leur faisait confiance. Elle avait par contre dû accéder à la demande de son ami Van Ray Vaughan, qui voulait quitter la Hollande... Un soir où elle travaillait tard, il était entré dans son bureau. « Gouverneur Wildekat » Il fit une réverrence « Ray, pas de cela entre nous, je te l'ai déjà dit... » « Wildekat.. tu sais pourquoi je suis là... » Oui, elle savait. Elle avait déjà discuté avec lui, tenté de le faire changer d'avis maintes fois, sans résultats... « Il est temps Wildekat... je dois partir » Elle baissa les yeux sur son bandeau aux couleur de la Hollande qu'il lui tendait. « Ray... tu sais que te n'es pas obligé... » « Si, il le faut Wildekat. Mais je te remercie de m'avoir écouté, et je te remercie pour tout. » « J'éspère que mes conseils t'auront aidé Ray.. et tu sais que je serais toujours ton amie. Pour moi tu seras toujours Hollandais. Quand je te croiserais ce sera pour te soigner, ou pour discuter avec toi. Si tu as besoin de quoi que ce soit... n'hésite pas Ray... » Il lui souria. « Merci Wildekat » Elle soupira et prit son bandeau orange. Elle sortit une petite dague du tirroir de son bureau, regarda Ray qui cligna des yeux d'un air entendu, puis elle déchira soigneusement son bandeau avec sa dague, de façon a dessiner une croix sur le drapeau Hollandais. Elle regarda le bandeau l'espace d'un instant. Banni. Voilà ce qu'il signifiait à présent. Un frère, un ami qui s'était battu à ses cotés, qui avait été au service de la Hollande, qui avait toujours été là... banni. Il tendit la main pour reprendre son bandeau. Wildekat se leva, plia le drapeau et le mit dans la poche de la chemise de Ray. Elle l'embrassa sur la joue et le prit dans ses bras. « Ray, j'éspère que tu nous reviendras vite... tu vas nous manquer mon frère. Fais attention à toi. » Il lui fit un bisou sur la joue et partit. Elle l'observa quitter le palais du Gouverneur, et passer les portes de la ville d'Ulüngen. Déchirer le bandeau de Ray fut un des moments les plus pénibles du mandat de Widekat. Obligée de le faire en ayant accepté le rôle de Gouverneur et ce que celui-ci impliquait, Wildekat s'était jurée de tout faire pour que Ray revienne en Hollande, et de le protéger tant qu'elle le pourrait.
Aliss'O'Ween
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25/03/2007
Posté le 19/11/2007 à 01:27:33 

L'Outpost Lonely Keeper Il la serrait dans ses bras et passait une main dans ses cheveux bouclés... il lui chuchottait de sa voix douce « je ne m'étais jamais senti aussi proche de quelqu’un.. »… elle se laissait aller à ronronner au creux de son cou...elle était si bien... puis elle ouvrait les yeux et revoyait les docks des Pays-Bas... elle devait le quitter à jamais... elle sentait son odeur qui s'imprégnait jusque dans ses chairs... son odeur rassurante... son cœur se resserrait dans une cage… prisonnier de ce bien-être et ce supplice en même temps… elle était en train de se laisser emprisonner comme un animal de compagnie… elle s’était juré de ne pas s’attacher... jamais ….partir… les docks… la Hollande… « Gouverneur, les Hollandais ont pris l’Outpost Lonely Keeper dans la nuit ! » « Hein ? Quoi ? Qui ? Comment ?!! » A peine sortie de sa torpeur elle peinait à savoir où elle était. Etait-il là? Ses sens étaient aux aguets... non, rien, il s'était envolé au moment où elle avait ouvert ses yeux. « Gouverneur, vous allez bien? » « heu, oui..... je....quoi? » «L'Outpost Lonely Keeper! Il a été pris dans la nuit par les Van Fist! » Elle n’en revenait pas. Comment une telle action pouvait être planifiée sans qu’elle n’en ai eu vent. Elle contacta de suite la Générale Géraldine d’Arcy qui lui assura qu’elle n’était au courant de rien. Wildekat la croyait volontiers, les deux étaient amies et Géraldine ne lui aurait jamais caché de tels projets. Le Ministre du Commerce, Van Pauletanaldo n’était pas au courant non plus bien sûr. Ni une, ni deux, Wildekat organisa un référendum sur la place publique d’Ulüngen. Elle voulait rendre la tour pacifiquement, mais voulait savoir ce que ses frères et sœurs en pensaient. Après tout, elle était leur voix, et se devait donc de leur demander leur avis. Ils furent tous unanimes et il fut décidé que la tour serait rendue pacifiquement. La guilde des Van Fist elle-même expliqua que c’était pour s’affirmer dans le paysage Hollandais, mais en aucun cas déclencher une guerre avec l’Angleterre. Widekat se rendit donc au conseil du G4 et rassura le Gouvernement Anglais en donnant sa parole que la tour serait rendue pacifiquement d’ici deux jours, le temps que les troupes Hollandaises libèrent les lieux. Bien sûr, comme toute action sur Liberty, cela ne se passa pas tout à fait comme prévu… Gaart engaga le combat avec le Général anglais, John Daemon alors qu’il revenait prendre l'Oupost Lonely Keeper. Wildekat eut une discussion avec lui, et il lui expliqua que c’était un compte à régler entre lui et John. La reprise de la tour fut donc reportée d’un jour. Wildekat redemanda à tout le monde de laisser les troupes anglaises reprendre leur tour en paix. Le lendemain, elle reçut une missive qui ne lui fit pas plaisir : Gaart avait recommencé à se battre contre le Général anglais, accompagné de Tonton Flingueur à s’attaquer aux quelques anglais venus reprendre la tour. Wildekat était en colère, elle se rendit à son bureau et convoqua les deux hommes. Elle prit la parole, très ennervée et coléreuse et tapant du poing sur la table: « Le prochain qui fout la merde pour rendre cette tour, je l'envoie chez les ours. C'est clair? Vous m'avez élue pour prendre des décisions, j'aimerais qu'on les respecte, sinon je ne sers à rien. Tonton Flingueur, je t'ai à l'oeil, à la moindre bavure, tu passes chez les ours... Gaart.. cela me déçoit de toi, tu imagines bien dans quelle tas de fiente tu m'as mise, je ne te remercie pas. Si il faut en venir aux grands moyens je le ferais. Une fois ca passe, je peux te trouver des excuses, deux fois c'est lourd... Tu ne fais pas qu'ennuyer John Daemon, tu enlises la Hollande par ces actions, et c'est moi que tu ennuies le plus. » Elle s'assura que ses deux frères avaient bien compris avant de les quitter et d'aller disposer un message très clair sur la place publique de la ville : JE DEMANDE EXPRESSEMENT A TOUT LES HOLLANDAIS DE NE PLUS ATTAQUER D'ANGLAIS QUI SE RENDENT DANS LA TOUR. J'ai demandé à tous votre avis, vous m'avez dit que vous vouliez la paix, alors respectez ce que je vous demande. Merci. Wildekat, Gouverneur Van Nederlands.
Aliss'O'Ween
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25/03/2007
Posté le 27/11/2007 à 17:51:50 

Les fourberies de Nick le Brun Un soir comme tant d’autres, Wildekat était exténuée, mais avait encore des perroquets à envoyer au Gouverneur Anglais et au Général afin de leur assurer que la remise de tour se ferait pacifiquement, comme elle s’y était engagée sur le G4. Elle sentait ses yeux picoter à la lueur de la bougie et sa main devenait de plus en plus lourde… le fauteuil était moelleux.. elle sentit sa tête se poser sur le parchemin qui se tenait devant elle et sombra dans un profond sommeil... Il la serrait dans ses bras et passait une main dans ses cheveux bouclés... il lui parlait de sa voix douce: « je ne m’étais jamais senti aussi proche de quelqu’un... » ….elle se laissait aller à ronronner au creux de son cou...elle était si bien... puis elle ouvrait les yeux et revoyait les docks des Pays-Bas... elle devait le quitter à jamais... elle sentait son odeur qui s'imprégnait jusque dans ses chairs... son odeur rassurante... il avait les cheveux doux, un lien en cuir les attachait en catogan mais elle passait ses doigts autour de mèches rebelles qui dépassaient.... il caressait son dos délicatement... son cœur se resserrait dans une cage… prisonnier de ce bien-être et de ce supplice en même temps… elle ne pouvait pas... pas lui... pas le droit... elle était en train de se laisser emprisonner comme un animal de compagnie… elle s’était juré de ne pas s’attacher.. jamais ….partir… les docks… la Hollande…Liberty... toutes les images s'enchaînaient et elle voyait son visage... fuir... Elle se réveilla brusquement, le cœur battant à tout rompre, le souffle coupé, la bouche ouverte tentant désespérément d’aspirer de l’air pour emplir ses poumons. Elle venait de comprendre. Depuis des semaines, ce n’était pas à son frère qu’elle rêvait. Ce n’était plus possible. Elle avait fui, comme un animal sauvage apeuré devant celui qui avait le pouvoir de dompter son cœur. Fuir… c’était pour les lâches. Wildekat ne fuirait pas. Elle ne pouvait vivre comme cela, elle venait de forger un autre vide dans son cœur, à côté de celui laissé par la perte de son frère. Il fallait qu’elle le voie. Pas tout de suite, elle était Gouverneur et devait servir son pays avant tout. La Hollande avant tout, elle en avait fait le serment. Non, elle devrait attendre. Attendre encore et affronter ses cauchemars… sa peur d’offrir son cœur… et de le perdre à jamais. La gorge nouée et le souffle court, elle tentait tant bien que mal de reprendre ses esprits… elle essayait de se rappeler de ce que Tipiak lui avait enseigné… garder la tête froide... respirer… contrôler son cœur… Elle n'eut pas le temps de se calmer, un Hollandais entra brusquement dans la pièce. Sur les nerfs, Wildekat dégaina son empaleuse et se mit en garde. Devant le visage surpris du jeune Hollandais et sa mine déconfite elle baissa vite son arme et bafouilla des excuses : « Oh ! pardon, je… je ne savais pas qu’à cette heure là vous ne dormiez pas… je pensais à une attaque… pardonnez-moi » - « Ce n’est rien Madame le Gouverneur… » Il avait l’air troublé, quelque chose ne tournait pas rond. Elle fronça les sourcils. « Qu’y a-t-il ? Pourquoi débarquer à cette heure et de cette façon ? » - « Madame le Gouverneur …. Les Français ont pris d’assaut notre tour…» - « Quoi ? Van Ders ? Ah les chiens ! Ces Quatre Lunes ! Un coup de Le Brun encore ! Raaah et Géraldine n’a même pas eu le temps de s’organiser, ils ont été rapides les chacals ! Dire qu’au fond je ne voulais pas y croire…. Je lui prête de trop nobles intentions à ce Le Brun, c’est un fourbe ! C’est fini, il a eu sa deuxième chance, c’est FINI !! » Wildekat était en colère, elle avait hurlé la fin de sa phrase, le jeune Hollandais était visiblement effrayé de voir son Gouverneur aussi rageuse, il ouvrait des yeux aussi gros que des oranges et ne parlait plus, pantois. Il fallait qu’elle aille parler au Gouvernement Français, elle attrapa tout juste sa cape et se précipita dehors en direction de la salle du G4. Cela ne pouvait pas être la France, c’était forcément les Quatre Lunes… forcément….. Elle envoya un perroquet aux membres de Gouvernement Français : Bon. Je ne suis pas DU TOUT contente. On a fait des efforts tout le mois avec les Français ET les Quatre Lunes... et hop, on nous pique Van Ders. De deux choses l'une: soit vous la rendez dans les plus brefs délais, soit c'est la fête. Et je n'hésiterais pas une seconde. Venant des Français ça passe très très trèèèèès mal. Je rappelle tout ce qu'on a fait pour vous durant ces dernières guerres? Les accords passés entre nos pays pour aider nos jeunes??? J'attends une réponse rapide, parce que cela crie déjà au scandale chez nous, et ils n'ont pas tord. Vous allez réussir à retourner les seuls pro-Français qui restaient en Hollande... jolie performance. Wildekat, Gouverneur Van Nederlands en colère. Elle croisa Nick sur le chemin qui tenait la lettre de Wildekat dans sa main. Comme à son habitude il se moqua ouvertement d’elle. Il la regarda avec un air amusé qui le caractérisait et se mit à s’exprimer : « Euh ! Je m'excuse. » Il ajouta un sourire entendu qui rappela à Wildekat les pillages d'Ulungen par les Quatre Lunes, les demandes d'excuses de la Hollande... cet homme était vraiment un monstre... « Il est évident que nous ne défendrons pas Colon Van Ders. Vous Pouvez venir la chercher. Comme l'Outpost Lonely Keeper en gros. » Il se croyait malin. Elle ne répondit même pas, lui lança un regard noir et changea de direction pour aller trouver le service des renseignements spéciaux en Hollande. C’était la nuit noire et elle réveilla le gardien afin de s’adresser à leurs meilleurs agents: « Je veux savoir qui est à Van Ders, histoire de mettre des contrats sur leurs sales têtes, je veux savoir qui a organisé ça, et surtout, demain je veux les meilleurs nettoyeurs Hollandais pour leur faire bouffer la terre Hollandaise. Mobilisation générale. Et que ça saute. » Wildekat n'en croyait pas ses oreilles quand on lui donna les noms des preneurs de la tour: Nominoé, Nico, Bauldreg, Jean de la bonté III, Lia, Bec'ruz, Hellas..... Hellas, celui qui avait tenté de tuer son parrain dès son arrivée sur Liberty... des Français de tous horizons, et pas du tout une action de Quatre Lunes comme Wildekat l’avait attendue. Elle fut encore plus dégoûtée quand on lui dévoila le nom de celui qui avait organisé cette prise de tour.... Nick le Brun.. encore et toujours lui, mais cela elle le savait déjà. Elle reçut plusieurs preuves qui se recoupaient, dont une accablante. Au fond d’elle elle savait que c’était lui, elle l’avait toujours su, qu’on ne pouvait pas lui faire confiance… mais elle avait voulu pardonner, lui donner une deuxième chance, croire en l’humanité… Cet homme serait-il toujours un ennemi de la Hollande? Serait-il toujours un menteur et un fourbe? N'y avait-il vraiment rien à en tirer? Mais bien sûr, elle voyait clair maintenant, il faisait passer sa femme avant son pays, préférant se mêler de la prise de la tour anglaise par les Hollandais au lieu de s'occuper de leur propre tour, quitte à attaquer les Hollandais si cela pouvait servir aux intérêts de Dudu. Elle décida de retourner au G4 et de mettre les choses à plat. Tout cela ne pouvait plus durer. Parce que c'était la fin du mandat, ils avaient le droit de faire n'importe quoi? Et quelle était la position de la France vise à vis de cela? Nick, le Général Français avait organisé la prise de tour tout de même, le Gouverneur Français allait bien sanctionner.... Elle se rendit le plus vite possible dans la salle des Gouvernements pour s'expliquer et avait toujours foi en la France au fond d’elle....
Aliss'O'Ween
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25/03/2007
Posté le 28/11/2007 à 15:36:19 

Quand Le Brun est dans le coin.. d’Archibald n’est pas loin Ella arriva dans la salle des Gouvernements. Nick le Brun était déjà là, installé sur son fauteuil de Général. Elle s'approcha de lui et lui parla franchement, comme à son habitude: « Nick, je sais très bien à quel petit jeu vous jouez... vous voulez qu'on reporte les Olympiades? Personnellement, cela ne me dérange pas du tout, mais je pense que Dudu risque de ne pas être contente.. femme en colère.... » Elle lui souria et imaginait Dudu en train de crier sur lui « Bref, on va faire le ménage autour de Van Ders, puisque les Français n'avaient rien à y faire et surtout des pourris comme Hellas. Vous comprendrez que je suis en colère, après tout ce que j'ai fait pour vous ce mois-ci. Les Hollandais sont en colère aussi, une fois de plus les Français nous prennent pour des idiots. Même moi je vais être obligée d'en convenir, et pourtant cette amitié me tient à coeur. » Elle ajouta: « Si on avait un groupe de Quatre Lunes chez nous, il vous aurait déjà pillé pour moins que cela... avec les mêmes excuses bidons que les vôtres… Heureusement, chez nous on a que de (très) bons nettoyeurs. Evitons que cela ne dégénère, mais les attaques Françaises passent décidément difficilement chez nous. Je suis d'autre part surprise de n'avoir aucune réaction privée ou publique du Gouverneur français. Cautionnerai-il la prise de Van Ders ainsi que les nombreux meurtres d'aujourd'hui? J'attends sa réaction avec impatience, parce que là ça va dégénérer. » Paul-Louis d'Archibald et Nick le Brun, les deux anti-Hollandais de service, s'en donnaient à coeur joie pendant que Wildekat attendait patiemment la réponse du Gouverneur Français. Paul-Louis d'Archibald s'était installé confortablement dans son fauteuil et dégustait un verre de vin français tout en ayant l'impression que Wildekat attendait qu'il donne son avis: « De toute façon, une tour de plus ou de moins... Ceci ne fera que moins de travail pour vous, déjà que vous n'êtes pas nombreux... » Wildekat fulminait en entendant Paul-Louis d'Archibald faire son malin, elle avait beau essayer de se retenir, elle ne tenait pas en place, elle se leva de sa chaise et aplatit ses deux mains sur la table du Français, furieuse: « Je vois... les Français se la jouent "on n'a pas besoin des Hollandais en ce moment, alors on les ennuie maintenant qu'ils nous ont bien servi et qu'on a eu ce qu'on voulait". » Elle fit une pause, le fixa droit dans les yeux et continua, calmement, mais d’une vois tranchante comme le fil de son épée : « Très bien, je m'en rappellerais. Ne comptez plus jamais sur moi pour vos fichues guerres ou quoi que ce soir d'autre si demain notre tour n'est pas redevenue Hollandaise.» Paul-Louis d'Archibald se mit à rire fort bruyamment comme s’il était dans une taverne à Port-Louis « On vous la rend, je plaisante... On en veut pas de cette horreur. » Wildekat était blasée de tant de mauvaise foi: « C'est ce qu'on dit, mais par-derrière ça tue du gouda en masse.... Je hais les hypocrites. Faudrait accorder vos violons. Une boulette, ça arrive, mais là ils agissent suivant des règles: ils reviennent alors qu'on les dessoude, comme le gentil Bec'ruz... » Paul-Louis d'Archibald affichait son air typiquement supérieur qui énervait Wildekat au plus haut point: « On ne va pas non plus se mettre à pleurer pour un Hollandais... au contraire, moins il y en a mieux on se porte ! » Il ajouta, sérieusement à l’attention de Wildekat : « Au fait, j'ai un message de Danger pour vous: Pourriez-vous le renseigner sur la position de Tylde, il vous paiera. » Elle n'en croyait pas ses oreilles, non seulement il n'était que mépris, mais en plus il osait demander de vendre une soeur à cet ignoble tueur qu'était Danger. « Je ne vous demande pas de pleurer, je vous demande d'être honnête et que vos actions soient en adéquation avec vos actes, mais apparemment c'est trop demander. » Elle ajouta, calmement, mais en marquant chaque mot: « Vous pourrez dire à Danger qu’il peut toujours crever la bouche ouverte si c'est pour lui faire du mal. Je ne vends aucun de mes frères et soeurs, même pour 50 000 PO. » Paul-Louis d'Archibald regarda Nick le Brun et se mit à sourire avec un air supérieur: « Vous ne faites que vous plaindre, c'est lassant... Je vous rappelle que lors de mon dernier mandat j'ai négocié personnellement le pacte d'entente entre la France et la Hollande et que c'est le mois suivant que le gouverneur que VOUS avez élu a décidé de mettre fin à ce pacte, soutenu par la majorité. Par conséquent, cessez de pleurer et venez la chercher votre tour. Pour ma part, ceci fait bien longtemps que la diplomatie est rompue avec la Hollande et s'il ne tenait que de ma seule volonté, ceci fait bien longtemps qu'aucun des votres ne mettrait plus les pieds dans notre belle ville, et que vous seriez exterminés par les notres.» Il ne manquait pas de culot ce Français. Si Géraldine et Paulet' n'avaient pas été à ses côtés, Wildekat lui aurait fichu une rouste dont il se serait souvenu... mais elle tentait de rester calme.. aussi calme qu'une panthère qu'on essaye d'enfermer... Elle soupira et le fixa droit dans les yeux, en prenant soin d'articuler chaque mot: « Votre cerveau est très limité à ce que je vois Paul Louis d'Archibald, je vais donc parler simplement: "Très bien." Les Français ont élu Nick, ils vont assumer aussi si on va par là... Bon courage aux prochains Gouvernements, vous ne leur laissez pas un siège facile... moi qui pensait qu'on laisserait le terrain propre et en paix pour les Olympiades, je vois que certains pensent plus à leur petite personne qu'aux autres. Advienne que pourra, moi je ne me bats plus avec des sourds. » Nick le Brun, installé sur son siège de Général, les pieds sur la table, reprit la discussion, ou plutôt essayait de se convaincre lui-même de ce qu'il disait: « La consigne que j'ai donnée était de défendre Colon Van Ders tant que les Hollandais continuaient de défendre La tour Anglaise. Depuis les consignes ont changé. Nous cessons les hostilités. Place à la trêve Olympique. Venez chercher votre tour. » Géraldine se mit à rire aigrement: « Comme cessation des hostilités, j'ai vu plus franc... Ashram a envoyé à l'hôpital Usul, Paula Groen, Shäm... quant à Hellas il a envoyé à l'hôpital Toubib, Tuxedo Fenrir, Gaart et Dc Kameel.... Je pense que vous vous foutez complètement de la trêve olympique en fait... Mais bon.. » Le Gouverneur Edouard le Barbare arriva enfin dans la salle du G4. Sa réponse fut brève mais claire: «Ca n'est pas que je cautionne, c'est plutôt que je m'en fous » Wildekat était choquée. C'était ainsi que les amis de la France étaient traités? Ils avaient utilisé Wildekat et d'autres pendant très longtemps, puis les avaient jetés dans la boue. Rien, pas un seul de ces Français que Wildekat estimait comme valant la peine de combattre pour eux n'était venu s'exprimer sur la place publique. Elle avait demandé la position officielle de la France sur cette prise de tour, pour se rassurer et se dire que ce n'était qu'une action isolée. Le Gouverneur s'en fichait, le Ministre du Commerce lui avait fait savoir toute son animosité pour la Hollande et Le Brun mentait comme à son habitude. Wildekat savait qu'il avait lui-même organisé la prise de Van Ders et qu'il avait même été présent, mais sa mauvaise foi évidente la dégoûtait plus qu'autre chose. Là ou elle aurait aimé qu'on lui dise la vérité, aussi dure soit elle « nous avons pris Van Ders parce que.....et parce que.... » on lui racontait des mensonges aussi gros que le ventre de Dudu. C'était invivable pour elle qui ne croyait qu'en l'honnêteté et la franchise. Dégoûtée... elle était dégoûtée.
Eden d'Archibald
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12/04/2007
Posté le 11/12/2007 à 07:42:02 

Cette merveilleuse époque où je pensais encore que la politique était un art. C’est vrai, je n’aimais pas les Hollandais car j’ai lutté pour rétablir la paix et le calme entre nos deux nations et rien n’a été gardé. Du travail bafoué, de la salive gâchée, du temps perdu et de l’énergie gaspillée, c’est tout ce que j’en ai retenu. Ce n’est pas de la faute des Hollandais, bien que je tentais de garder la face. Je ne pouvais pas accuser ma propre nation alors que j’aidais à la diriger. Je n’avais que la provocation et ma grande gueule pour armes. Quel bonheur de se moquer gratuitement, de faire savoir que l’on sait que l’on est le meilleur. On se sent comme intouchable, si fier de soi. Une vie dorée, le luxe, l’argent et surtout le pouvoir. Rien ne comptait plus pour que l’influence que je pouvais avoir. Je suis intimement convaincu que j’ai fait une erreur en m’engageant en politique et en essayant d’apporter une alliance du sud forte. Il fallait une guerre pour rétablir l’Ordre des choses. C’était un point de non retour, trop de tensions s’étaient accumulées et il n’y avait aucun moyen de les exprimer. Désormais, le sud de l’île est invivable, des dictatures se sont installées et chaque groupe de mercenaire tire une ficelle de son Etat. Une minorité de bourgeois dirige et vide les coffres du bon peuple. C’en est assez, débrouillez-vous sans moi mais s’il vous plait, laissez moi simplement vivre ma vie paisiblement.
Aliss'O'Ween
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25/03/2007
Posté le 13/12/2007 à 18:20:18 

Déçue et dégoûtée, son seul espoir résidait dans le nouveau Gouvernement Français qui allait prendre la suite d'Edouard le Barbare. Wildekat attendait que le nouveau Gouverneur ne dise qu'un mot, qu'il ne cautionnait pas cette maudite prise de tour, et qu'il ne voulait pas continuer sur cette lancée.. mais.. rien... Charles de Craon ne dit rien. Ce n'était pas ainsi que Wildekat voyait l'amitié. Les affronts de la Rose Croix, des Quatre Lunes, elle avait toujours fait avec, en faisant la part des choses.. mais là le Gouvernement n'avait pas nié la prise de tour, pire, il l'avait organisée. Des Français de toutes parts avaient participé. Non cette fois-ci aux yeux de Wildekat c'était une action Française, et le Gouvernement ne s'en était pas caché. De plus c'était la trêve, la Hollande ne pouvait plus répliquer car Dudu menaçait d'exclure la nation de jeux. C'en était trop! Ces jeux étaient une mascarade pour que la Hollande ne puisse pas riposter contre ces lâches de Français qui avaient pris Van Ders. Elle décida de ne pas participer aux Olympiades, elle qui avait été la première à motiver les troupes Hollandaises à l'annonce de cet événement.. mais les temps changent, et Wildekat était trop affectée par ces derniers évènements.. trop dégoûtée par tous, et surtout par les Français et l’attitude de Dudu. Une nuit, les Hollandais prirent possession de Louis le Grand, pour protester contre la prise de Van Ders et des moqueries des Français contre la Hollande. La première action Hollandaise contre la France depuis que Wildekat était sur l'île. Une petite action contre plusieurs pillages, et une prise de tour, c'était peu... mais les Français ne comprenaient toujours pas que le coeur de la Hollande saignait, et que cette action était plus une sonnerie d'alarme qu'une déclaration de guerre. Le seul message à y lire était que la Hollande se réveillait, qu'elle ne tolérerait plus les affronts incessants de la France, et qu'elle ne courberait plus l'échine. Bien sûr plusieurs crièrent au scandale mais Wildekat se rangea du côté de ses frères et soeurs. Si on les pariatisait, elle partirait avec eux, car enfin on ne pouvait punir des hommes et femmes aimant la Hollande au point de donner leur vie pour elle, d'avoir rendu la monnaie de sa pièce à la France. Non, des Hollandais qui aimaient leur pays à ce point ne pouvaient être abandonnés par leur nation.. et si c'était le cas alors ce ne serait pas la nation que Wildekat aime... elle partirait aussi. Les discussions furent animées, mais le Gouverneur Lem, que Wildekat estimait beaucoup pris les décisions les plus justes. Les Hollandais respecteraient la trêve, et participeraient aux Olympiades.... Wildekat, trop attachée à ses valeurs pour faire une croix sur les derniers évènements qui l'avaient blessée ne pu se résoudre à y participer. Elle décida de prendre un peu de recul, et de quitter Ulüngen pour explorer des parties de l'île qu'elle ne connaissait pas encore. Un quatrième coup de griffe sur son coeur... encore une fois porté par un Français.. toujours ce même Le Brun... il semblait être la cause de nombre de ses peines et Wildekat se jurait de ne pas oublier les noms des preneurs de la tour Hollandaise... elle était patiente comme une panthère à l'affût et elle avait tout son temps.... oui, tout son temps....
Aliss'O'Ween
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25/03/2007
Posté le 16/12/2007 à 22:41:58 

Retrouvailles Elle avait avancé dans la prison de Port-Louis, croisant de nombreux pirates qui cherchaient le corps du petit Edward. Wildekat ne les attaquait pas, elle savait ce que c'était de perdre un proche et comprenait leur désarroi. Ils la laissaient tranquille aussi d'ailleurs, ce qui lui convenait. En montant des escaliers, elle reconnut une silhouette et s'approcha de l'homme doucement. « Toujours en bleu? ce bleu qui me dégoute presque aujourd hui... Enfin, bleu, orange.... » elle soupira « enfin. Excuse moi, je ne suis pas de très bonne compagnie... les Français qui ont pris Van ders à la fin de mon mandat... ce Nick le Brun qui a tout organisé et qui ment comme un lâche... pardon, je ne devrais pas parler de lui comme ca devant toi... c'est ton maitre de Guilde après tout... je me demande ce que tu fais avec lui... tu vaut mieux, bien mieux que ça Ric. » « Wildekat! J'ai attendu ce moment depuis longtemps .. te retrouver enfin! » Il lui souriat chaleureusement, ce qui mettait du baume au coeur de Wildekat. Il avait meilleure mine que lors de leur dernière rencontre aux mines. Son visage était beaucoup moins pâle, il avait même quelques couleurs qu'on devinait dans la pénombre de la prison. Wildekat lui sourit. Il regarda autour de lui rapidement: « Viens on quitte cet endroit, c'est plein de pirates on va s'attirer des ennuis, et ce n'est pas tranquille pour parler. » Sur le chemin du retour elle croisa Nominoé. Elle lui aurait bien donné quelques coups d'épée mais c'était la trève... elle se retenait tans bien que mal et voyait bien que Ric la surveillait en la suivant de loin. Elle ne put s'empêcher de lui dire le fond de ses pensées: « Tiens.. un des français qui a pris la tour Van Ders... grrrrrrrrrrrrrrr.... je ne vous félicite pas... Si Ric n'était pas là je crois que je ne me retiendrais pas de vous tailler les oreilles en pointes! Dudu vous protège pour le moment avec sa paix artificielle mais cela ne durera pas.. » Sur ce, elle lui pinça les fesses et lui tira la langue « je m'en vais vite avant de changer d'avis... » Il sortirent de la prison après avoir croisé le Commodore Salas à qui elle donna une rose jaune et échangé quelques mots avec ce dernier... il avait été Hollandais avant de passer chez les frères de la côte. L'air marin et le vent soufflait dans les cheveux de Wildekat. C'était la fin de la journée et le soleil se couchait lentement sur l'horizon. Wildekat respira et sourit. Elle était mieux dehors que dans la prison sombre et humide. Wildekat avait rendez-vous avec son amie Lizzie à la corniche pour récipérer du matériel pour les jeunes Hollandais. Elle y passa rapidement avec Ric, et discuta un peu avec sa soeur avant que cette dernière retourne dans la corniche. Elle se retrouvait seule avec Ric. « Viens je connais une clairière pas loin d'ici, on a une vue imprenable sur les falaises! » Elle suivit Ric, sur les terres Françaises qu'elles ne connaissait pas en fin de compte. Elle remarqua qu'il s'était bléssé contre des méduses dans la prison de Port-Louis et sortit ses affaires pour le soigner. « Voilà, voilà! ca va mieux? cela faisait longtemps que je n'avais pas soigné, j'espere ne pas avoir perdu la main! » « Tes mains sont toujours aussi agiles et douces ! Rien de tel pour requinquer un mort » Il riait, et Wildekat lui sourit. Il allait beaucoup mieux qu'aux mines. Elle avait retrouvé le Ric qu'elle connaissait depuis son arrivée sur Liberty. Les effets de la potion d'Adé s'étaient vraissemblablemetn dissipés, et Wildekat était soulagée.
Ric Dangerous
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Posté le 17/12/2007 à 00:03:02 

[NDLR: ce post a déjà été posté dans "L'aventure, c'est l'aventure", mais pour des soucis de facilité à suivre le texte, on le remet ici ] La nuit du dragon Nous nous étions retrouvé pour discuter. La veille, Wildekat m’avait contacté et semblait perturbé. Je m’étais empressé de la retrouver car je savais qu’inconsciemment nous avions un lien très fort… J’aimais son caractère de panthère et je me plaisais a penser qu’elle aimait ma compagnie. « ton perroquet m'a un peu choqué,tu demandais a me voir et tu voulais me parler. J'espère qu'il n'y a rien de grave » « J'étais en colère en fait. Tu sais comment je suis quand je suis en colère.... » Sa réaction me fit sourire. Elle me donna des nouvelles d’Ulüngen en faisant de grand geste avec les bras tandis que je tirais sur ma pipe bourrée de tabac hollandais en la regardant s’agiter. Pour la calmer un peu, je lui tendis la pipe qu’elle accepta volontiers. Même si nos uniformes nous rappelaient qui nous étions et les tensions entre la France et la Hollande qui commençaient à prendre de l’ampleur, cet instant était des plus agréables. « enfin en attendant je ne veux pas penser à la guerre, ni à ces satanés Français, ni a rien. » finit elle par conclure « Je t'ai retrouvé, et j'en suis très heureuse » Teuf ! Teuf ! Cette remarque me fit avaler la fumée de travers mais je détournais son attention en cherchant quelque chose dans mon sac. Je refaisais l’inventaire de mon sac à voix haute. « des macarons...de l'herbe d'ulungen...du mezcal...du champagne... » « du quoi? mezcal? c'est quoi?» « mezcal ! oula, ca va peut etre etre fort pour toi ca. C'est pas un alcool de fillette ! T'en veux une goutte ? « bah si tu veux, mais juste une goutte alors! Parce que sinon les bêtes sauvages pourront bien nous attaquer, je n'y verrais rien! « c'est un vieil ennemi qui me l'a offert » « un vieil ennemi? je le connais? » « c'est une vieille histoire en fait... » Je racontais à Wildekat cette vieille histoire, mon tour de l’île, mes rencontres avec les femmes espagnoles et leurs maris très jaloux. Zapatta, car c’était lui qui m’avait fourni la bouteille quelques jours auparavant, était l’un de ces hommes et nous avions du croiser le fer plus d’une fois sur l’île. « Allez tiens, bois un coup ! » « Merci ! » Wildekat saisi alors la bouteille et la porta a ses lèvres pour en prendre une large goulée. Ses yeux s’écarquillèrent lorsque l’alcool pénétra dans la gorge et elle se mit à toussoter. « aaaaah! c'est fort! » La pauvre manque de s’étouffer et devint toute rouge. « aaaaaaaah! ouh la la!! c'est pas un alcool pour moi!! » « le meileur, c'est le ver au fond de la bouteille, parait il ! » « un ver? beurk! je te le laisse! » tandis qu’elle scrutait le fond la bouteille. « ouuuh ca récahuffe!!! hi hi hi! » fit elle. « attention, ne parle pas trop pret du feu, tu risquerait de t'embraser ha ha ha !!!!! » « hi hi hi!!! Je pourrais cracher des flammes!! Comme un dragon!! regarde!! » Wildekat se releva difficilement et brassa l’air avec ses bras, tout en tirant la langue pour imiter un dragon imaginaire ce qui me fit sourire. Elle se rapprocha du feu en titubant pour y prendre un bout de bois enflammé et se mit à l'agiter en l'air. « Regarde, je suis un dragon ! GRrrrrrrr!!!! », puis elle se mit à rire de tout cœur, ce rire qui était tellement entraînant. Elle commenca à jongler avec le morceau de bout incandescent. « Je vais te faire griller comme un français !! Je suis un dragon qui mange les français !! » L’alcool commençait sérieusement à échauffer la jeune femme. « oula ! je sens que je vais me prendre un bout de bois sur la tete moi » « mais non, viens faire la dragon avec moi Ric !! » Je me levais avec difficultés. Le mezcal commençait à faire son effet…et j’avais du mal à fixer wilde sans que ma tête me tourne. Elle me montra les bases du mouvement « dragon » et je l’écoutais, attentif. Je pris mon élan avant de me jeter à l’eau. « attention ! voici le dragon ric ! » « ooooh!! un dragon bleu !! Agite les bras si tu veux voler !! » Je montais sur le rocher à côté et imitais un dragon à mon tour. « hi hi hi! tu es un meilleur dragon que moi !!! » me souffla t elle. « non non, nous sommes un couple de dragon ! Le dragon orange et le dragon bleu !! » « sauf que le orange, c'est plus joli que le bleu, hein Ric !!? Dis le que le orange est plus beau que le bleu !!! dis le Ric !! Aller!! hi hi hi !! Sinon je deviens un méchant dragon» Les mots sortirent naturellement de ma bouche : « LE ORANGE EST PLUS BEAU QUE LE BLEU ! » Je me mis aussitôt à courir après Wilde qui tournait en rond autour du feu. L’alcool avait désormais pris le contrôle de nos corps, lorsque je trébuchais sur mon amie. Nous éclatâmes de rire et finir par se rasseoir près du feu. Le crépitement du feu donnait une ambiance très chaleureuse et je fixais Wilde sans dire mot. Je me rapprochais délicatement d’elle. Les flammes faisaient ressortir son visage fin. Nos rires avaient cessés et Wilde me regardais sans rien dire. Je décidais de l’embrasser. Qu’avais je donc a perdre ? Je fus très heureux de voir qu’elle ne s’y refusa pas. Son goût dans ma bouche… Je relevais la tête. « wilde, j'en avais très envi depuis longtemps.. » « Ric, je... je.. moi aussi, depuis longtemps au fond de moi... depuis très longtemps en fait. Mais je ne sais pas si c'est une bonne idée... » Elle n’avait pas besoin d’en dire plus. Mon uniforme bleu et mon appartenance aux 4 Lunes seraient tout autant d’obstacles à assumer pleinement nos sentiments. Nous discutâmes longtemps. Nos sentiments étaient confus mais très sincères. Depuis le départ, inconsciemment, nous avions été lié mais nous savions tout deux que le futur ne nous ferait pas de cadeaux… Nos baisers furent langoureux et pour la premiere fois sur l’île, je me sentais bien, étrange sentiment sur cette île de misère… Je remis des bûches dans le foyer avant de nous coucher et nous nous endormirent sous une couverture, sous la Lune, saoul tout simplement…
Aliss'O'Ween
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25/03/2007
Posté le 18/12/2007 à 19:19:01 

La Cale du Thör Le lendemain matin elle préparait un cochon sauvage pour le déjeuner, et vit Lockstrike arriver et les regarder, un sourire aux lèvres. Ric était en train de couper du bois avec la machette de sauvage qu'elle lui avait donné. « hé hé hé! Je tiens la chandelle à ce que je vois! » Ric se dirigea vers lui: « Mon cher Lock!! Ca fait plaisir de te voir ! Tu veux manger avec nous ? Wildekat vient de nous griller un ptit cochon sauvage, vraiment excellent ! » Wildekat rougit : « hi! hi! hi! Bonjour Lockstrike! ca faisait longtemps que je ne vous avait pas croisé! » Elle le soigna, il était bléssé « ca va mieux comme ça? Restez déjeuner avec nous!! » Il s'approcha d'elle. Elle se sentit aussi intimidée que lorsqu'il l'avait approchée alors qu'elle était toute jeune sur cette île.. il était alors encore Hollandais... Il le remercia pour les soions et lui souhaita paix et amour. Elle lui sourit timidement: « Au revoir Lockstrike... j ai été heureuse de vous revoir!On peut dire que vous nous avez surpris » Ils se mirent en route pour Ulüngen car Wildekat devait aller donner du matériel aux jeunes avant de se rendre à la braderie de Port-Louis. Le chemin pour Ulüngen n'était pas long, Wildekat connaissait les sentiers, et Ric la suivait, souriant, retrouvant des vieux chemins qui n'avaient jamais été oubliés au fond de lui. Elle était heureuse, mais elle redoutait un peu sa venue en ville car il était sur liste noire en Hollande. Elle lui en parla mais il sembla confiant. Il l'embrassa tendrement et lui prit la main« Viens, suis-moi ». Ils passèrent les larges portes d'Ulüngen tous les deux, il sourit à Wildekat et l'amena dans l'auberge de la ville. Elle croisa El Bibi à qui elle fit un brin de causette, puis elle retrouva Ric qui inspectait la taverne, se remémorant ses propres souvenirs dans sa ville. Il la sera dans ses bras et la porta en l'air. « Ah qu 'il est bon de revenir ici ! » Wildekat l'enlaca tendrement « oui, je suis heureuse de te voir de retour chez nous! » Il la prit par la main « je vais te montrer quelque chose, viens avec moi! » Il la fit sortir de l'auberge et ils se retrouverenet devant un large bateau. « C'est l'intérieur d'un batiment de la flotte hollandaise, on y est en sécurité, à l'écart des regards indiscrets » « Ooooh! je ne connais pas cet endroit! on voit que tu es un vrai Hollandais toi! » Ils entrèrent tous deux dans la cale du Thör. Une fois à l'intérieur ils explorèrent le bateau tous les deux. Arrivés dans un recoin, Ric enleva un médaillon en or, de la taille d'une pièce d'or mais beaucoup plus épais, qui pendait à son cou et le mit autour du cou de Wildekat. « Voici mon médaillon, au cas où il m'arrive quelque chose... accepte le s'il te plait.. » Elle le regarda de plus près. Il représentait deux faces, dont une avec Quatre Lunes. Au dos était inscrit le nom de Ric. « Ric, il est très beau, mais je ne peux pas accepter ça! C'est à toi... et je ne fais pas partie de ta famille. Je désapprouve la moitié de ses actes d'ailleurs tu le sais... et pourquoi il t'arriverait quelque chose? Je n'aime pas quand tu parles comme ça... » « Je fais d'horribles cauchemars depuis un certains temps, depuis la mort de Tout Jaune.... Difficile a expliquer mais on dirait des souvenirs de mon enfance.... » - « Tu sais les cauchemars, je connais malheureusement... ça peut t'emporter loin.. ça peut rendre fou." » « Oui...il m'arrive aussi de me demander si je ne perd pas pied.... » Elle scruta son visage, soucieuse « Mais non Ric, tu réflechis trop c'est tout... évite d'y penser"" pense à des choses gaies... pense à ta vie ici.. à toi et moi.... pense au présent et non au passé... tu sais que je serais toujours là pour toi... tu peux compter sur moi, Ric... et puis j'ai un remède pour ne pas faire de cauchemars » « Ah oui? C'est quoi? Du chocolat? » Son rire résonna dans la cale du bateau « Non, mieux que du chocolat! Viens voir... » elle lui attrappa la main et l'emmena dans un recoin de la cale du Thör. Elle s'arrêta, l'attira doucement vers elle sans le quitter des yeux et l'embrassa tendrement. « Ric... » Il l'enlaça dans ses bras et lui rendit son baiser « ma Wildekat... » Elle lui mordillait le cou en lui enlevant sa chemise afin de sentir sa peau douce et chaude, alors qu'il faisait tomber son chapeau et passait une main dans ses cheveux. Ric dégrapha le chemisier de Wildekat alors qu'elle l'embrassait sauvagement. Ils tombèrent sur le tonneau de rhum en trébuchant, mais rien ne les arrêtait. « Tu ne sera plus jamais solitaire Wildekat.... » « Pas tant que tu seras là... je te donne mon coeur Ric... mais il a toujours été pour toi... depuis le tout premier jour où je t'ai vu.... j'ai su au fond de moi... » Il carressait ses hanches, tout en lui ouvrant son coeur « depuis le premier jour...tes petits yeux et tes cheveux hirsutes m'ont toujours intrigués.... » - « tu étais trop reconnu en Hollande pour que j'ose te parler vraiment... tu étais un fier Général et un beau guerrier... mais tu étais trop occupé avec les femmes de la taverne pour me remarquer! » - « je n'avais jamais encore épprouvé cela pour quelqu un d'autre avant... » Elle lui souria « oui, oui, j'ai entendu parler de tes frasques petit coquin! » Ric lui rendit son sourire « Ce ne sont que des racontars de maris jaloux ! » - « en tout cas tu as de la chance je n'ai pas de mari qui sera jaloux....tu peux donc abuser de moi en toute impunité Ric! » - « et c'est bien ce que j'ai l'intention de faire petite coquine! » Elle lui lança un regard malicieux « très bien... tu commences quand? » Il se rua sur elle, les yeux brillants, rapprochant son corps du sien. Ils entrèrent dans une danse fiévreuse, ou leurs deux corps étaient les instruments de leur Amour. Ce soir là ils n'étaient plus Français ni Hollandais, ils étaient un homme et une femme qui s'aimaient du plus profond de leurs âmes. « Ric, il va falloir ratrapper le temps perdu... je veux faire l'amour avec toi toute la nuit » - « Toute la nuit ne sera pas assez longue, Kat... » « cela fait trop longtemps que je refuse ces sentiments que j'ai pour toi, Ric, et pourtant.... la vérité c'est que... » elle ajouta dans un souffle presque inaudible «la vérité... c'est que je t'aime » « je t'aime aussi Wildekat! est-ce dont ça l'amour moi qui n'ai jamais aimé quiconque ? Ce sentiment de bonheur constant et de se sentir apaisé ? » Elle lui caressait le visage «je ne sais pas... mais on dirait oui... comme sur un nuage..... dans une cale de bateau Hollandais! Finallement on se retrouve presque là ou on s'est rencontrés.... à Ulüngen! » « Là ou tout a commencé...là ou tout recommence.... Profitons de ce moment tous les deux, le futur ne sera peut etre pas aussi rose.... » « ne dis pas ca Ric! le futur ne dépend que de nous... Si un jour on a des doutes... si c'est difficile... il faudra se rappeler de ce moment qu'on vit! Je n'ai jamais été aussi heureuse... je ne l'oublierais pas. » Wildekat se blottit contre le corps nu de Ric et s'endormit sur son torse alors qu'il lui caressait le dos. Cette nuit-là dans la cale du Thör, ils avaient scéllé leurs destins, pour le meilleur et pour le pire.
Ric Dangerous
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19/11/2005
Posté le 14/01/2008 à 23:39:48 

[NDLR: ce post a déjà été posté dans "L'aventure, c'est l'aventure", mais pour des soucis de facilité à suivre le texte, on le remet ici ] La panthère et le lion Je me réveillais au côté de celle qui faisait battre mon cœur. Etait ce la douceur du vent qui venait chatouiller mon visage ou la chaleur de son corps sur le mien qui m’éveilla doucement ? Je ne puis ne dire mais j’étais heureux de voir son doux visage sur mon torse et d’entendre le bruit des vagues qui nous avait bercé toute la nuit. Pendant la nuit, je m’étais senti épié, espionné par quelqu’un. Ce pourrait il qu’une personne nous ait vu ? Nous qui tentions de nous cacher depuis des semaines maintenant. Qu’arriverait il si l’on nous découvrait ? Bien sur, je pensais à Wilde désormais et très peu à ma misérable existence. Je pensais aux hollandais, mes anciens frères… qui ne lui pardonneraient sans doute pas son écart de conduite et son attachement à un homme tel que moi. Mais je pensais également à tous mes frères des 4 Lunes, à Nick et à tous les autres qui ne pardonneraient pas le mien… Au diable tout ceci ! Nous verrons cela en temps utile. Notre prochaine étape était Port Louis, où nous avions décidé d’arriver à des heures différentes pour ne pas attiser les soupçons. Dans quelques jours, la grande braderie aurait lieu et bon nombre de commerçants de toute l’île étaient déjà présent dans la ville française. Il était trop tôt pour nous montrer au grand jour. C’est donc à la nuit tombée que je retrouvais Wilde dans les ruelles sombres de Port Louis. Elle ne connaissait que très peu la ville, alors je décidais de lui faire une visite guidée en espérant y trouver un coin ou nous serions tranquilles. La ville avait malheureusement vu débarqué tellement de commerçants, voleurs et autres aventuriers pour participer à la fête, le lendemain, qu’il nous fut impossible de trouver un endroit discret. Derrière le palais du gouverneur, je pris Wilde dans mes bras. Elle en profita pour me caresser les cheveux et nous nous embrassâmes sous les yeux en coin du capitaine Bourrepif. « S il n y avait pas autant de monde dans la ville, je ferais des folies de ton corps, la, maintenant » lui soufflais je à l’oreille. « Oooh! me tente pas Ric!!!. » A ce moment, nous nous désirions plus que tout et les regards des autres nous importaient peu. Rien n’aurait pu nous empêcher d’unir nos corps à nouveau, et le plus tôt serait le mieux ! L’église ? …Au diable la religion ! Mais un français y faisait la sieste… La salle de danse ? Au diable le mambo ! Mais le gouverneur y prenait des cours de piano… L’auberge ? Au diable les effluves d’alcool ! Mais l’odeur du sang de Tyler mort dans la journée y regnait encore… La fleur bleue ? Au diable les catins ! Mais l’état des chambres ne laissait que peu de place à la propreté et au romantisme… Chez la vieille ? Au diable la vieille ! Mais…mais…mais… la vieille était sûrement sourde et aveugle !!! Ni une ni deux, nous pénétrâmes chez la vieille où nos ébats commencèrent…Une fois nos vêtements arrachés, la température de la pièce monta de plusieurs degrés. La nuit fut torride et sauvage et tout ce qu’on aurait pu entendre du ré de chausser fut sûrement des bruits de vaisselles cassées, de chutes sur le sol, d’armoire déplacée… Quelqu’un aurait plus pensé à des bruits de lutte plutôt qu’à des ébats amoureux ! La panthère hollandaise, féroce, avec ses griffes acérées et le lion français, protecteur et dangereux… Nos corps dénudés s’étaient finalement enlacés sur le balcon d’où nous pouvions apercevoir les étoiles. La température était redescendue et nos yeux s’étaient clos. Cette folle nuit d’amour serait sûrement gravée dans notre mémoire à jamais… Les odeurs de notre amour se mêlaient au doux parfum des fleurs. Nous aurions pu rester la à jamais et mourir heureux mais il n’est nulle question de mourir et après s’être rhabillés, nous passâmes la nuit à l’auberge. Le lendemain, la fête battait son comble à l’extérieur de la ville. La grande braderie avait débuté et, toujours dans notre soucis de sécurité, nous nous étions donné rendez vous le soir. Un jour de plus avec elle, une nuit de plus avec elle…je ne méritais sans doute pas tant de bonheur car le destin en décida autrement…les pirates, encore eux…les pirates avaient capturé Dudu ! Pendant la nuit, profitant du sommeil de Wilde, je m’éclipsais discrètement en lui laissant un mot pour lui expliquer que je devais à tout pris partir. Si j’avais su ce qui m’attendais la bas, peut être n’aurais je jamais pris la route…
Aliss'O'Ween
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Posté le 15/01/2008 à 23:30:09 

Dernières heures d'insouciance Ils étaient fous l'un de l'autre, et profitaient pleinement de la paix instaurée par la trêve. Parfois les tensions étaient palpables entre les Français et les Hollandais, mais ils s’éloignaient de la foule pour mieux vivre leur idylle. Elle aimait à la provoquer, il aimait à la prendre en chasse, et elle se laissait faire comme une féline apprivoisée. Ric était aussi fougueux qu’un lion, et Wildekat aussi câline qu’une panthère. Parfois Wildekat avait un pincement au coeur en pensant aux reproches que certains de ses frères lui feraient quand ils apprendraient quel homme elle aimait, mais paradoxalement, elle ne s'était jamais sentie aussi bien, et aussi prête à défendre son pays que dans les bras de Ric. Il lui donnait la force dont elle avait besoin pour avancer, il était son coeur, au même titre qu'elle était le sien. Ils avaient passé plusieurs jours ensemble, parcouru la forêt, les plages, les montagnes, en se cachant des hommes afin de préserver leur amour intact. Chaque seconde passée à ses côtés était un cadeau pour Wildekat. Elle ne savait pas, cet après-midi alors qu’elle s’endormait dans les bras de Ric, fixant l’horizon bleu des caraibes en rêvassant, que c’était la dernière fois que l’insouciance et le bonheur bénissait le couple avant de longs mois… Wildekat se réveillait doucement alors que le soleil ne tapait plus sur son visage. Le bruit des vagues s'écrasant sur les falaises était toujours là, comme une mélodie enivrante. L'odeur du sel venait flirter avec ses narines et le vent soulevait doucement une mèche de cheveux qui venait chatouiller sa joue. Elle entrouvrit les yeux et sourit. Quelle paix. Quel bonheur. Quel instant magique.. mais... « Ric?!? » D'un bond, elle se leva, aux aguets. Elle dirigea sa main vers la garde de son épée mais tomba sur un parchemin qui sortait de sa poche. Qu'est ce que? Elle le décacheta, l'ouvrit et le lut d'une traite: Mon amour, je viens d'apprendre une terrible nouvelle...Dudu a disparu et elle est sans doute en danger ! Je dois me rendre immédiatement dans l'arène ou ont eu lieu les combats des Olympiades. Je pense que les pirates sont dans le coup ! La mission est risquée mais je dois aider mon ami Nick et Dudu enceinte...tu dois savoir ce que c'est d'être entre les mains de pirates... Je n'ai d'ailleurs nulle envie de te voir en danger là-bas et te voir kidnapper une nouvelle fois, c'est pourquoi je dois m'y rendre seul ! Je suis désolé mon amour de panthère, n'essaye pas de me suivre... Je reviendrais vite et nous pourrons enfin aller sur cette plage... je t'aime, ton Ric « QUOI? QUE JE QUOI?? n'importe quoi! Ah ça non! Hors de question!!! » surprise et en colère elle s'exclamait à voix haute. Elle ne le laisserait pas aller se battre seul contre des pirates! Qu'elle n'essaye pas de le suivre?! Pour qui la prenait-elle? Elle n'allait certainement pas rester les bras croisés alors qu'il allait affronter les pires sauvages de l'île! Elle relut la lettre...alors comme ça Dudu avait disparu et était en danger? Les pirates? Hum, pas très étonnant... dès qu'il y a un peu d'or à grappiller pour se payer un verre de rhum... Dudu prisonnière des pirates? Son coeur se serra alors... Wildekat se rappelait très bien de son enlèvement par Baern, le Graveleux... Elle avait eu des divergences d'opinion avec Dudu, mais elle l'avait toujours respectée. Et personne ne méritait ça.. surtout pas elle.. surtout pas enceinte... Elle frissonna en pensant à ce que ces maudits pirates lui avaient fait subir il y a quelques semaines. Wildekat fouilla dans son sac, et écrivit un mot à son amie: Géraldine, Si tu veux ta médaille d'or il va falloir ramener ta hache dans les arènes Olympiques... je te rejoins là-bas.. amène Tux' et j'espère que vous avez désaoulé! Rendez-vous là-bas, Wildekat Les médailles et l'or, Wildekat n'en avait que faire... mais laisser une femme enceinte, une corsaire, aux mains de ces sauvages, c'était hors de question. Un appel avait sans doute été lancé pour aller délivrer Dudu, et Wildekat irait se battre avec ses frères et soeurs corsaires de toutes nations, coude à coude pour libérer l'une des leurs. Elle se hâta en direction des arènes alors que la nuit tombait et que la lune sortait le bout de son nez.
Aliss'O'Ween
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Posté le 20/01/2008 à 14:15:22 

Le traquenard Elle rédigea à la va-vite un mot pour Ric afin de le prévenir qu'elle se rendait dans l'arène avec ses frères et soeurs pour sauver Dudu. Le chemin était long, et la nuit tombée quand elle arriva dans l’arène des Olympiades. Ce lieu lui était inconnu, mais elle n’avait pas le temps de visiter, il fallait sauver Dudu. Géraldine, Tuxedo, Night, Ammokk étaient déjà là. Il fallait se mettre en route. Elle le cherchait du regard, et le vit, dans son uniforme bleu, entouré de certains de ses frères Quatre Lunes. Elle s’approcha de lui discrètement, alors que ses frères et sœurs descendaient le long d’un puits. Elle lui sourit et lui caressa doucement la main avant de continuer son chemin, bien décidée à sauver Dudu. Il lui courut après et la rattrapa, lui glissant dans l’oreille : « Mon amour, fait attention à toi.. » « Ne t’en fais pas, les pirates ne me feront rien, je suis avec mes frères et sœurs Ric.. fais attention à toi… » elle s’immobilisa un instant et plongea son regard dans le sien. Elle lui murmura « je t’aime » avant de descendre dans le puits où Géraldine l’apostrophait « Wilde ! Tu viens ?! » Ils avaient fait beaucoup de chemin, tourné dans tous les sens, affronté des êtres malveillants, et étaient épuisés. Ils décidèrent de passer la nuit, avant de reprendre les recherches au petit matin. Wildekat était dans un couloir sombre avec Géraldine et Tuxedo ainsi qu'un Espagnol, Tio Amarillo Elle se moquait de ses deux amis qui étaient ivres la nuit dernière suite à leur victoire aux Olympiades. Ils riaient de bon coeur en se souvenant de leur soirée et racontaient des anecdotes de leurs combats. Tout à coup, Wildekat entendit le bruit de combat. Ils firent tous silence. Les pirates? « Foi de Patanock, je ne me laisserais pas faire par des Français!! » Elle se leva et écouta attentivement. Le bruit venait du couloir à coté du leur. On se battait à côté, et à la mort. Mais pourquoi des Français se battraient contre un Espagnol? Wildekat ne comprenait pas. Ils étaient tous la pour sauver Dudu. Tous.Tout d'un coup elle entendit la voix de Tuxedo: «C'est Nick le Brun! Il attaque Anton! » Wildekat n'en croyait pas ses oreilles! Nick le Brun attaquer les corsaires? Alors qu'on venait aider sa Dudu.. son enfant...? Géraldine se mit à parler à son tour : « Wilde, Tio, restez derrière moi! Les Quatre Lunes arrivent! Ils vont s'en prendre à nous! » Elle tira une balle sur Nick le Brun en hurlant « Nick a tué Patanock!!» Wildekat vit Nick le Brun arriver, accompagné de Nominoé, Ric Dangerous et Zol Tipiak. Elle les reconnaissait tous. Elle les avait croisés il y a peu à la braderie, dans la prison de Port-Louis... en paix.. même si elle avait eu du mal à se retenir de frapper ce grand Le Brun.. un compte à régler avec lui... mais pas ce soir, pas ici, alors que tous étaient venus secourir Dudu!! Nick approcha de Géraldine et commença les hostilités. Wildekat était pétrifiée, en colère, le coeur battant à tout rompre « Non!! Touchez pas à Géraldine!!! On est là pour Dudu!!! Arrêtez!! » Ils continuaient.. Nick et Zol Tipiak s'en prennaient tous les deux à Géraldine. Tuxedo ne pouvait rien faire, il était en tenue de médecin, il tentait d'aider Géraldine du mieux qu'il pouvait. Dans la tête de Wildekat, tout s'enchaînait à une vitesse terrible: Pourquoi? Comment? Pourquoi...?? Son coeur allait exploser, c'était un cauchemar, pas ça... elle hurle de désespoir aux Quatre Lunes qu'elle apperçevait derrière Tuxedo et Géraldine: « Mais arrêtez!! Nick!! Zol!! En tuant des corsaires vous diminuez les chances de Dudu!! Arrêtez!! » Elle entendit les voix de Nick et Zol à l'unisson « Nous n'avons pas le choix.... » Wildekat ne reconnut pas la voix de Nick, qu'elle avait croisé il y avait juste deux jours à la braderie... mais sans doute étais-ce l'acoustique du labyrinthe. Géraldine se battait comme jamais, elle hurlait de rage: « Je vais vours crever bande de traîtres! » Elle vint à bout de Nick le Brun qui s'écroula à ses pieds. Elle avait l'avantage sur Zol Tipiak.... une vraie battante, une Hollandaise en furie. BANG! BANG! BANG! La bruit des trois balles tirées raisonnèrent dans le couloir. Zol Tipiak chancella, puis tomba, raide. Derrière lui, Wildekat reconnut le Gouverneur Caratawc. Elle vit Tuxedo s'éponger le front et se précipiter pour aller voir comment allait Géraldine. Wildekat fut soulagée de voir que Géraldine était hors de danger. Elle vit à coté de Zol Tipiak d’autres corps. Elle reconnut Nominoé mais fut intriguée par le corps à ses côtés, qui lui tournait le dos. Elle vit des cheveux blonds attachés en un catogan et son cœur tomba dans son ventre. Elle s’approcha, tremblante, et eu le temps de voir le visage de Ric avant que les médecins de Sainte Catherine les emmenent à l'hôpital. Pétrifiée sur place à la vue de Ric, Wildekat affichait une expression vide, comme une morte... d'ailleurs elle avait l'impression que son coeur ne battait plus.
Aliss'O'Ween
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Posté le 25/01/2008 à 23:12:09 

Wildekat était dans un couloir sombre et s'était un peu éloignée de Géraldine et Tuxedo pour réflechir. Encore sous le choc. En colère. Le coeur brisé. Elle revoyait tout: Les Quatre Lunes tuant des corsaires. Les Quatre Lunes assoiffés de sang. Nick et Zol s'attaquant à sa soeur, Géraldine. Ric derrière eux. Wildekat hurant de les épargner, de se battre ensemble pour Dudu et non pas les uns contre les autres. Nick tomber sous les coups de Géraldine, et Ric gisant au sol. Elle sentait le médaillon que Ric lui avait donné contre sa peau, près de son coeur. Il la brûlait. Elle vérifia que ses amis ne l'observaient pas et le sortit de sous sa chemise pour l'observer. Elle regarda les gravures. Quatre Lunes. Elle soupira, étonnant que la lune qui la guidait tous les soirs soit la cause de tous ses ennuis. Elle retourna le médaillon et vit une inscription Ric D. Elle se mordit les lèvres en passant ses doigts sur son nom. L'impensable lui vint à l'esprit Avait-il profité d'elle pour arriver à ses fins? Rien que d'y penser, elle sentait son coeur se briser en mille morceaux. Voilà... elle avait donné son coeur à un homme.. et il l'avait trahie. Il était là avec ses frères à se battre contre ses propres frères à elle. Et si Nick était passé à travers la défense de Géraldine? Aurait-il laissé Wildekat mourir sous ses coups? Elle frissonna. Une petit voix lui disait que ce n'était pas possible. Tout ce qu'ils avaient vécu, ça ne pouvait être faux.... ou bien, s'était-il vraiment joué d'elle? Elle s'était donnée sans retenue, elle lui avait ouvert son coeur, confié de nombreux secrets. Elle lui avait tout offert, son coeur, son âme et sa confiance. Idiote! Tu aurais dû te méfier! Tu le sais que les hommes sont fourbes... Non, pas lui.... et qu'est ce qu'elle en savait? Peut-être qu'il l'avait manipulée. Non, non, c'était vrai. C'était vrai. Ces derniers jours.... c'était vrai. Avant... depuis le début, depuis des mois.. c'était vrai.... Elle essayait de se convaincre. Elle tournait le médaillon dans ses doigts... une face « Quatre Lunes » une face « Ric ».... une face ennemie, une face aimée. Une face qui voulait sa mort ce soir, une face... qui la voulait aussi? Qui ne la voulait pas? Pourquoi avait-il laissé faire ça? Il savait que Wildekat et Géraldine étaient amies. Sa soeur. Il avait regardé, sans rien faire. Il savait que Wildekat avait le coeur orange, qu'elle aimait la Hollande et qu'elle se battrait pour elle. Toujours. Les deux faces pouvaient-elles cohabiter dans le coeur de Wildekat? Dans celui de Ric? Comment défendre des intérêts si différents? Comment Ric pourrait-il jamais l'aimer, elle qui apparemment était haïe de tous ses frères Quatre Lunes? La colère revenait.. au diable les Quatre Lunes! Au diable Ric! Il avait bien montré par ses actes ce soir qui il aimait au fond de lui: les Quatre Lunes. Elle ne voulait plus jamais le revoir. Le revoir... mais comment allait-il? Etait-il seulement toujours en vie? Savait-il qu'il lui avait brisé le coeur? La tête de Wildekat allait exploser, elle n'entendit même pas Tuxedo lui dire que le Génaral Zapatta passait à coté d'eux... Elle voulait le voir, savoir qu'il allait bien...être dans ses bras... le haïr... l'aimer... le giffler.... l'embrasser....se battre contre lui... lui faire l'amour... tout à la fois. Elle posa sa tête contre le sol froid des arènes, le médaillon serré dans sa main froide, le coeur en mille morceaux, le regard dans le vague et les larmes chaudes s'échappant de ses yeux émeraudes, ruissellant le long de ses joues.
Aliss'O'Ween
Aliss
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25/03/2007
Posté le 27/01/2008 à 22:56:42 

Le dilemme du coeur Dudu avait été sauvée, mais à quel prix ? Wildekat restait silencieuse devant les tentatives de Tuxedo et Géraldine à discuter des récents évènements. Ils criaient au scandale et Wildekat savait qu’ils n’avaient pas tord, mais elle ne pouvait s’empêcher de penser aux conséquences de cet acte pour Ric. Elle avait peur qu’il soit condamné à mort. Wildekat se rendit tout de même avec ses frères et sœurs à l'entrée de l’arène afin de voir Dudu et acclamer sa libération. Tout ne se passa pas comme prévu, voire pas du tout. Nick le Brun, le Traitre était là. Night s’était fâché, Géraldine était partie en claquant la porte, Tuxedo voulait se battre, certains Français attaquèrent les Hollandais avec des paroles acerbes, le ton montait…. Wildekat quitta l’arène l’esprit embrouillé, et rejoignit Géraldine et Tuxedo en ville. Elle n’avait pas le courage de prendre part aux disscussions, ils étaient tous en colère contre Nick le Brun, et étaient plus qu’agacés de son apparente mauvaise foi, ainsi que celle des Français. Le lendemain matin, après une nuit agitée, Wildekat prit sa plume. Mon amour, Hier Nick le Brun était là pour accueillir Dudu... avant de s'excuser il en a bien sûr profité pour cracher à nouveau sur la Hollande en public.. je l'aurais tué de mes mains si il ne s'était pas réfugié derrière Marius et compagnie... je te jure que des efforts j'en ai fait, mais cet homme est exécrable. Il prend plaisir à tourmenter les gens. Je le hais. Il a osé nous distribuer des fleurs! Je lui ai rendu sa rose blanche, il peut se la garder. Si il croit qu'une simple rose suffira à me faire oublier tous ses affronts.. mais surtout...surtout.. me faire oublier qu'il t'a embarqué là-dedans?! Qu'il a voulu tuer ma soeur et chère amie Géraldine? Qu'il a condamné notre amour à être une entaille dans mon coeur, une entaille sans fin, qui se déchire de plus en plus jour après jour? Oui, je le hais vraiment. Tout ce qu'il touche se réduit en cendres, et il a la manie de toucher ce qui me tient le plus à coeur: toi, mon pays, mes frères et soeurs... J'ai été mise au courant qu'un tribunal était ouvert pour vous juger. Encore une déchirure pour moi: comment témoigner contre cet homme sans témoigner contre toi? Et comment ne pas témoigner alors que je l'ai vu se battre contre Géraldine? Ma conscience me dit de témoigner... mais me pardonneras-tu? Me voir au tribunal témoigner contre Zol et le Brun, et à fortiori, contre toi quelque part... Je te connais, si Nick est condamné, tu le suivras, même si tu es acquitté. Une seule chose me soulage: tu es vivant. Je t'ai cru perdu quand j'ai vu les infirmières t'emmener dans ce couloir si sombre... mon coeur ne battait plus, je mourrais en même temps que toi. Je suis partie pour aider Rafaella à la recherche de Téquila hier soir. Dudu n'allait pas bien du tout. J'éspère que Nick saura s'occuper d'elle. Si il ne sait rien faire d'autre que de tuer les hommes, qu'il arrive au moins à s'occuper de sa femme... Tu vas me trouver bien amère mon amour, mais malheureusement je ne peux te le cacher... et encore je ne te dis pas tout. J'ai l'impression de trahir Géraldine à chaque mot que je t'écris, et si je ne t'écris pas c'est mon coeur que je trahis... cette impasse ou je ne vois pas de sortie. C'est comme si j'étais restée dans ce labyrinthe le jour ou tout à basculé, et que plus j'avance, plus je m'enfonce, plus il fait sombre... les étoiles, la nuit, je ne les vois même plus.... Je me sens si perdue que j'en ai honte...et quand je repense à ce que nous avons vécu j'ai l'impression que ce n'était qu'un rêve sorti de mon imagination... étais-ce bien réel? Aujourd'hui rien ne me parait moins certain. Géraldine s'est fait tirer dessus par ce chien de Sing aujourd'hui, elle est à Van Good. Je vais me rendre à son chevet dès que possible et passer un peu de temps avec elle et mes frères. Je crois que j'ai besoin d'être parmi eux et me sentir entourée, même si ils ne peuvent pas savoir... Fais attention à toi... Wildekat. Elle envoya son perroquet sous le soleil, alors que l’activité en ville se faisait bruyante. Les plumes du perroquet brillaient de mille feux dans le ciel bleu, comme des joyaux multicolores voltigeant dans les airs. Tout semblait si coloré et gai autour d'elle alors que seul le noir et la mort habitaient son coeur. Quelle île étrange, elle semblait prendre un malin plaisir à rappeler à Wildekat combien le bonheur était fragile et combien, une fois perdu, le seul souvenir de ce bonheur faisait attrocement souffrir.
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25/03/2007
Posté le 02/02/2008 à 18:43:06 

Dans la journée Wildekat reçut un perroquet qui l’invitait à la remise des prix dans l’arène. Elle fut surprise, car elle n’avait pas participé aux Olympiades, mais Dudu semblait tenir à lui remettre un cadeau. Pour oublier ses peines, et noyer ce mal-être que Wildekat ressentait, elle passait toutes ses soirées à boire à Ulüngen avec ses amis, en protégeant la ville des intrus et des pilleurs, puis finissant la nuit a chanter sur l’air entraînant « Coin ! Coin ! » de Hoyt, et buvant avec Gaart, Petyr et d’autres Hollandais voulant faire la fête : RP : « Les soirées à Ulüngen » http://www.pirates-caraibes.com/fr/index.php?u_i_page=5&theme=15&sujet=13447&u_i_page_theme=1&u_i_page_sujet=1&rech=ok Elle décida de se rendre aux arènes après avoir fini sa ronde en ville, un peu avant minuit, afin de croiser le moins de monde possible là-bas. Ses frères s’inquêtèrent : « Hé ! Wilde ! Tu reviens après hein ?! Tu traines pas là-bas !! » -« Non, non, je salue Dudu et je reviens, j’en ai pour quelques poignées de minutes. » En entrant, elle vit Dudu de dos, occupée à discuter avec un Français. L’arène était quasiment vide, seuls quelques retardataires traînaient çà et là. Wildekat s’approcha de Dudu afin de la saluer, mais au moment ou Dudu se retourna, son cœur fit un bond. Elle le reconnut tout de suite. Ric était le Français avec qui Dudu parlait. Elle était paralysée sur place, arrêtant net sa phrase, ne sachant que faire, ses sentiments étaient si confus, elle ne savait que faire, partagée entre l'envie de se jetter sur Ric et la nécéssité de rester discrets sur leur relation. « Heu Bonsoir Dudu.. je.. je ne peux rester longtemps je suis.. pressée…. » Ses yeux affolés faisaient des allers retours entre Dudu et Ric. Elle remercia Dudu qui lui offrait un très joli cadeau, et ne savait plus quoi dire pour meubler la conversation. Les silences étaient lourds et pesants, sa bouche se faisait sèche…. « Tuxedo vous passe le bonjour au fait…» Elle tentait de ne pas montrer sa faiblesse, mais elle se sentait de plus en plus mal physiquement. Son cœur s’emballait, et elle avait envie de vomir, sa tête tournait, Wildekat tentait d’articuler des mots sans queue ni tête et alla s’asseoir contre le mur, ne pouvant plus tenir sur ses jambes. Dudu lui épongea le front, alors que Ric devenait aussi blanc que Wildekat … Dudu fronça les sourcils et les laissa, tout en faisant mine de rejoindre Choco. Ils étaient à quelques centimètres l’un de l’autre, Ric c’était assis à coté de Wildekat et il approcha sa main de la sienne. Wildekat ne s’était jamais sentie aussi mal, elle ne parvenait plus à respirer et les odeurs de l’arène lui donnaient la nausée. Ils parvinrent à se glisser quelques mots. Wildekat était toujours aussi perdue, mais revoir Ric lui faisait le plus grand bien. Il lui promit qu’à partir de maintenant, il ne se soucierait plus que de leur bonheur, et qu’elle n’aurait pas de soucis à se faire pour leur avenir. Tentant désespérément de se raccrocher à quelque chose, Wildekat le crut bien volontiers, mais cela n’enlevait pas le poids de la culpabilité qu’elle ressentait envers Géraldine. Finalement, Wildekat reprit des couleurs, et suivit Ric de près une fois Dudu et Choco salués. La nausée était passée, et il était temps de rentrer, ses frères allaient s’inquêter. le point de vue de Dudu :RP de Dudu, « Renaissance », dernier post : http://www.pirates-caraibes.com/fr/index.php?u_i_page=5&theme=15&sujet=11879&u_i_page_theme=1&u_i_page_sujet=4
Aliss'O'Ween
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25/03/2007
Posté le 03/02/2008 à 23:46:44 

Aveux à une sœur Un de ces matins calmes à Ulüngen. L’esprit mélancolique encore embrouillé des vapeurs d’alcool et d’opium, le corps fatigué par les rondes incessantes et laborieuses autour de la ville pour assurer sa protection aux habitants, Wildekat avançait doucement, les yeux dans le vague, ressassant les derniers évènements. Tout se mélangeait : Les Quatre Lunes, Ric, Géraldine… et cette nausée qui ne voulait pas la quitter. Peut-être étais-ce dû à l’alcool qu’elle buvait le soir avec ses frères ? Ou les fumées du coffee shop peut-être ? Ou tout simplement son corps lui exprimait ce mal-être qu’elle ressentait jusqu’au fond de ses entrailles? Peut-être devrait-elle en parler à Géraldine. Sa sœur saurait sans doute ce qui arrivait à Wildekat. Son cœur se serra. Géraldine. Sa sœur. Elle ne pouvait plus se cacher derrière des excuses, il fallait qu’elle prenne son courage à deux mains, et qu’elle lui parle. Wildekat ne serait pas une lâche, elle avait promis honnêteté et fidélité, elle serait honnête. Elle savait qu’elle n’aurait pas la force de tout expliquer à Géraldine sans verser de larmes, sans que sa voix ne se casse et sans qu’elle ne se mette à avoir la nausée, et elle décida de lui rédiger une lettre afin de tout lui dire. Oui, elle lui dirait tout, du début jusqu’aux derniers évènements. Elle avait le droit de savoir, et elle aurait le droit de juger Wildekat en conséquence. Elle se rendit chez le marchand d’Ulüngen pour acheter des parchemins. « Hé bein ma p’tite Juffrow ! Z’avez l’air bien triste ?! » - « Bonjour. Je voudrais des parchemins s’il vous plait, les miens sont en piteux état, ils ont voyagé et sont même tachés de sang pour certains. J’en voudrais des neufs. » Il la regarda d’un sourire entendu « Ahaaaaa ! Un courrier spécial hein ! » - « Oui. » Il lui fit un clin d’œil : « Un courrier du cœur, hein ! J’ai ce qu’il vous faut Juffrow ! » Il sortit un parchemin magnifique, qui contenait des pétales de roses dans la trame du papier, et le secoua devant le nez de Wildekat « Humez-moi ça Juffrow ! Les pétales de roses présentes dans le parchemin lui donnent une odeur de rose ! C’est parfait pour un courrier du cœur cela ! Oui ! » Elle remua le nez et fit une moue. « Heu.. merci, mais ce n’est pas ce dont j’ai bes… » - « Raaah mais si Juffrow !! Faites moi confiance, je sais ce qui plait aux hommes moi !! C’est un parchemin comme cela qu’il vous faut ! » -« Mais vous n’y êtes pas, je… » -« Ah mais je le vois bien ! Vous êtes toute tourmentée, on ne me la fais pas à moi… » -« Oui, mais ce n’est pas… » -« Ah qu’est ce qui pourrait tourmenter un joli minois comme le votre si ce n’est un beau jeune homme, hein !! » Elle était perplexe, ce gars là se mêlait vraiment de ce qui ne le regardait pas. Et il ne s’arrêtait pas une fois lancé. « Ah! je l’imagine bien, je suis sur que c’est un beau guerrier Hollandais, hein Juffrow ? » Mais il va se taire, oui ? « ….un bon gars de chez nous, qui est loyal à son pays et qui sait en faire des choses ! » mais tais toi bon sang, donne moi le parchemin et tais toi… « …. ah mais n’ayez pas l’air si triste, avec ce beau parchemin, vous verrez, c’est dans la poch…. » « TAISEZ-VOUS !!!!! » Elle venait de taper sur la table avec son poing, et le choc avait fait tomber une boite contenant des plumes neuves. L’homme s’arrêta dans son élan, la bouche à moitié ouverte en « o », le bras droit en l’air et la main gauche sur le parchemin à la rose, les yeux ronds comme des billes. Elle prit une profonde inspiration et reprit, calmement : « Ecoutez, il me faut un parchemin neuf, et sobre. C’est pour écrire une lettre importante… à ma sœur. » Il rangea son parchemin à la rose avec beaucoup d’attention, et approcha une boite sobre, en bois de cade. Il en sortit trois types de parchemins et regarda Wildekat, comme si il la découvrait. « Hm. Je me suis trompé Juffrow, ce n’est pas un chagrin d’amour alors… et pourtant je perçois un cœur brisé » Elle ouvrit la bouche pour l’arrêter, mais il fit signe de la main pour qu’elle se taise. « Je sais, vous n’aimez pas qu’on vous devine, vous êtes secrète. Vous avez des choses importantes à dire à votre sœur… peut-être lui avouer ce secret qui vous pèse…. Ce cœur brisé. Hm. Ce parchemin là sera parfait » Il lui tendit une feuille de parchemin sobre et douce, dont la couleur était comme une feuille d’or patinée par le soleil. Elle était très belle, il avait raison. « Merci. Par contre, il m’en faudrait au moins quatre… » - « Suis-je bête, bien sur, vous avez beaucoup de choses à lui dire… » Il lui tendit quatre feuilles qu’elle glissa dans son sac. Elle paya l’homme et quitta le magasin avant qu’il ne se remette à déblatérer sur les états d’âmes de Wildekat. Quel homme étrange. Il avait vu plutôt juste. Wildekat n'aimait pas qu'on la devine ainsi, elle éviterait de retourner dans cette boutique, même si les parchemins étaient de bonne qualité... Elle se dirigea vers la plage à proximité d’Ulungen et s’installa sur un rocher, au calme, face à l’horizon. Elle savait qu’elle ne serait pas dérangée ici. Peu de corsaires connaissaient cet endroit, et la plupart préférait l'éffervescence de la ville. Wildekat sortit les feuilles de parchemin, et se mit à rédiger une des lettres les plus difficiles qu’elle ai eue à écrire sur Liberty. Une lettre expliquant comment une jeune femme débarquée sur une île inconnue avait offert son coeur à un homme, alors Général des armées, et comment leur destin s'était entremêlé alors que les mots « Quatre Lunes » n'avaient pas encore été gravés dans l'Histoire de la colonie Hollandaise...
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25/03/2007
Posté le 04/02/2008 à 23:25:08 

RP « La cinquième Lune : http://www.pirates-caraibes.com/fr/index.php?u_i_page=5&theme=15&sujet=13682&u_i_page_theme=1&u_i_page_sujet=1&rech=ok (NDLR: Je remets le dernier post du RP de la Cinquième Lune qui concerne directement la suite du RP de Wildekat, pour que ce soit plus facile à suivre…): Difficile retour parmi les vivants Combien de temps son coeur s'était-il arrêté de battre? Le froid.... non... la chaleur envahissait ses membres à nouveau.... le froid se dissipait au fur et à mesure que son coeur battait de nouveau... oui elle entendait ses battements dans son corps, lent, et régulier. Poudoum... poudoum... poudoum.... Elle revoyait les visages... Frans... Yop... Géraldine... Hoyt... ils avaient tous été là pour eux... pour les sauver.... tous... Poudoum.. poudoum... poudoum... son rythme cardiaque s'accélérait... son coeur L'appellait... Poudoum, poudoum, pourdoum... son corps tout entier Le réclamait... son visage... l'effroi dans ses yeux alors qu'elle s'était jetée sur lui... l'épée qui transperçait son ventre... « Riiiiiic!!! » Elle hurla son nom en s'éveillant à Van Good. Son coeur battait la chamade, elle avait chaud... la sensation la brûlait, elle n'avait plus l'habitude... elle sentait des gouttes de sueur perler sur son front et les essuya du revers de la main. "Docteeeeeeeur! Docteeeeeur! Elle s'est réveillée!! la morte s'est réveillée!!" La morte? de quoi elle parlait la grosse vache tout habillée de blanc? Elle se levait déjà, combien de temps avait-elle passé sur ce lit? Vite, il fallait aller vite, le retrouver... vite... "Aaaah lâchez-moi vous! je vais bien! je pars! merci!" L'infirmière recula devant l'air menaçant et la mauvaise mine de Wildekat. Le médecin s'approcha d'elle. "Venez Juffrow, je dois vous parler... vous avez passé plusieurs jours dans le coma... venez dans mon bureau je vous prie" Interloquée, elle le suivit. Il lui fit signe de s'asseoir "Faites vite Docteur, je suis très pressée!" "Hum.. vous êtes un cas particulier... Calmez-vous Juffrow." "Oui, oui, je suis calme!". Elle tripotait son médaillon, le faisant tourner nerveusement entre son pouce et son index. Le médecin cherchait ses mots, gêné... "Bon, accouchez Docteur, y'a pas mort d'homme si?" Il la regarda, choqué. "Justement.. je voulais vous dire.. à propos de... de.. heu.. enfin vous voyez..?" Elle scrutait le médecin. "Non. je ne vois rien. Dites" "Nous avons tout essayé.. vous êtes arrivée avec une épée dans le ventre.. et une sacré épée.. une belle épée Française si je puis me permet..." Elle le coupa, ce souvenir lui était douloureux "Oui, bon!" "Enfin... nous avons opéré scrupuleusement, mais l'épée... enfin c'était votre vie avant tout vous comprenez? A ce stade, c'est fragile de toute façon, et au vu de vos nombreuses blessures... vous l'avez malmené voyez-vous." Elle discernait un ton de repproche dans la voix du médecin. "Non je ne vois toujours pas." Elle soupira. Quel rabat-joie. "Venez en aux faits je vous prie". Il semblait chercher ses mots. "Nous vous avons sauvé, mais nous n'avons rien pu faire pour le foetus. A trois mois c'est trop fragile... j'ajoute que... enfin je ne suis pas sûr que vous puissiez porter de nouveau des enfants, en effet l'épée à touché la...... et malgré nos efforts nous..... enfin rien n'est sur.... dans ce domaine....." Les mots flottaient autour de Wildekat. "foetus?" C'était une blague...il avait bu de toute évidence... "Vous ne saviez pas? Enfin je dirais que cela faisait trois mois oui..." "Trois mois? Ce n'est pas poss..." elle ouvrit des yeux grands comme des voiles de bateaux et se mordit les lèvres. Wildekat ouvrit la bouche pour continuer de parler mais aucun son n'en sortit. Elle porta une main à son visage, accusant le coup. Par reflexe, elle mis son autre main sur son ventre. Le simple contact la fit grimacer de douleur. La blessure était profonde. Il enchaîna "ce n'est pas tout..Je vous ai vue arriver ici lors de la guerre contre la France" "hein? Quoi? la guerre? Contre la France?!?!" "Heu.. oui... il y a eu une guerre.... enfin votre coeur a été transpércé par les épées de deux Français. Je l'ai vu de mes yeux. Mais la blessure a été refermée.. par.... heu... "magie" si vous voulez... enfin cette cicatrice noircie que vous portez, sous le sein gauche... ce n'est pas de mon fait.. ni de celui d'aucun médecin...." "mais... mais... je ne comprends pas" - "ce que je veux dire c'est qu'aujourd'hui votre coeur répond à des lois qui ne sont plus biologiques. Il y a... quelque chose..." Au fur et à mesure, Wildekat devenait livide.... comment cela son coeur devrait être mort? Comment cela elle était une aberration des lois de la nature? Comment cela elle avait perdu un enfant, et elle ne pourrait peut-être plus en avoir? Quelle serait la prochaine nouvelle? "Vous me dites que je devrais être morte Docteur? Vous vous foutez de moi?! Je suis Vivante! Bien VIVANTE!" La colère montait en elle, son visage s'empourprait, le médecin pris peur en la voyant. "Juffrow calmez-vous voyons!" " Me calmer??? ME CALMER??? Alors que vous me dites que je devrais être morte? Que mon coeur n'est pas vraiment le mien? Que j'ai perdu notre bébé, que je n'en aurais jamais plus! Que c'est ma faute!! entièrement ma faute!!! Je me suis jetée sur lui et..." Elle tapa du poing sur la table, et les pieds de celle-ci se brisèrent. Le médecin recula. "INCAPABLE! Vous êtes un incapable! Vous ne savez pas de quoi vous parlez! Bien sûr que mon coeur est le mien! Et Bien sûr qu'il est vivant! Et vous racontez des foutaises!! INCAPABLE!! INCOMPETENT!! MENTEUR!!" Elle hurlait, mais au fond elle était traumatisée et ce que le médecin lui avait dit l'angoissait au plus profond de son âme. Wildekat quitta le bureau après avoir envoyé balader les parchemins empilés sur le bureau du docteur et en lui ayant infligé une gifle cinglante. Elle se rua vers la sortie... de l'air... de l'air... elle étouffait... le cauchemar continuait.... c'était encore pire.... elle avait donc tout perdu? Jusqu'au fruit de leur union... et par sa faute... par sa seule faute... il allait la haïr si ce n'était pas encore fait... A peine sortie de l'hôpital, elle s'effondra, incapable de faire un pas de plus, désemparée, seule, fautive... préférant être morte à cet instant... la panthère était brisée.
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25/03/2007
Posté le 06/02/2008 à 22:08:29 

« Wildekat ? Wildekat ? Hé oh ! Wilde !! Tu m’entends ?? » Elle ouvrit les yeux, et vit un visage familier… « Tux’ ? » -« Ca va ? J’essaye de te réveiller depuis cinq bonnes minutes, je me suis fait du souci ! Tu es tombée ? Qu’y a-t-il ? » -« Je…. » Tout lui revenait. La mort, le médecin, son cœur, son ventre, son bébé… Elle eu à peine le temps de tourner la tête qu’elle se mit à vomir ses tripes à genoux contre le mur de l’hôpital. Tuxedo la prit par les épaules. « Aller, viens, on va aller dans un endroit ou je pourrais t’examiner. Je ne sais pas quel est l’incapable à Van Good qui t’a laissée sortir dans cet état, mais crois-moi, il ne va pas s’en sortir comme ça ! Encore un médecin qui a appris la médecine sur les ours ! » Elle n’avait pas le courage de répondre. Elle s’appuya sur lui et se laissa porter dans un lit moelleux et confortable. A bout de forces, elle sombra dans un sommeil sans rêves. A son réveil, elle eut l’impression d’avoir dormi des jours entiers, des mois, des années. Une certaine lassitude avait envahi son être, et elle se sentait si faible, qu’elle avait à peine la force de se relever pour voir quel était la jeune femme à son chevet. Elle reconnut néanmoins la silhouette de sa sœur, et esquissa un sourire, tout en prononçant son nom « Géraldine ! » -« Bonjour humaine Wildekat. Je suis heureuse que vous soyez enfin réveillée. » Wildekat fronça les sourcils. Sa sœur lui parlait d’une drôle de façon. -« J’ai dormi combien de temps, Gé ? » -« Peu importe le temps ma chère amie, peu importe le temps. Seuls les résultats importent. Ne vous inquêtez pas. Je suis la Loa Erzulie, je suis là pour vous aider et je ne fais aucun mal à votre sœur Géraldine. ». Elle approcha sa main vers le cœur de Wildekat et se mit à parler dans une langue que Wildekat ne connaissait pas, une langue chantante. « Votre cœur a été touché par le sorcier maya Arathza. Il faut réparer cela, je peux vous aider. Pour cela, vous devez me faire entièrement confiance, et faire tout ce que je vous dit. Etes-vous prête à guérir humaine Wildekat ? » Wildekat réfléchit. Elle ne connaissait pas cette « Loa », mais le médecin lui avait bien spécifié que son cœur avait un problème… qu’il devrait être mort et que la magie du sorcier l’avait corrompu. Elle soupira. Qu’avait-elle à perdre ? Une vie maudite, avec un cœur commandé par un autre, contre sa vie. Son cœur, tout ce qu’elle avait été avant… « Oui, je vous suivrais. Je ferais ce que vous me demandez, si c’est pour me guérir. » La Loa plongea son regard dans les yeux de Wildekat et ajouta « Vous n’avez pas vraiment le choix. Vos jours sont comptés, nous devons partir ce soir. Faites votre sac, n’emmenez que le strict nécessaire. Le chemin sera long et dangereux. » Géraldine se leva puis disparut de la chambre. Elles firent le chemin de nuit, ce qui ne dérangeais pas Wildekat outre mesure, elle qui avait l’habitude de faire des balades au clair de lune depuis plusieurs mois sur Liberty. Cela dit, elle était vraiment affaiblie physiquement, et avait du mal à suivre Géraldine. Sa sœur était en pleine forme, et Wildekat avait l’impression que la Loa Erzulie décuplait ses forces. Le chemin était long et sinueux, surtout dans les montagnes qui menaient au temple maya. En dépassant Van Ders, Wildekat eut un pincement au cœur. Elle s’immobilisa quelques minutes pour lever la tête et distinguer le haut de la tour Hollandaise. La lune se reflétait sur les pierres, et la tour prenait une dimension plutôt intimidante. Des cris et des hurlements vinrent faire écho dans la tête de Wildekat. Elle se revit plusieurs jours auparavant, et distinguait un sorcier, au centre de la tour, et ses frères et sœurs, combattant. Sa vision se troublait, elle perdit l’équilibre et tomba au sol, prise de spasmes. Elle sentit les mains chaudes d’Erzulie sur sa poitrine, et entendit une fois encore sa douce voix mélodieuse entonner un air qui réchauffait le cœur de Wildekat. Elle ne saurait dire combien de temps cela dura, mais elle réussit à reprendre connaissance, et fut rassurée de voir le visage si familier de sa sœur, et de sentir une petite langue râpeuse lui lécher le visage. « Pluisje !! » Elle souria « C’est bon, je vais bien.. hi ! hi ! arrête tu me chatouilles ! » -« Wildekat, nous devons y aller. Il faut atteindre le temple avant le lever du soleil. » Elle se releva et attrapa son sac. Géraldine était déjà repartie, et Wildekat lui emboîta le pas. Des heures plus tard les deux femmes se retrouvaient en bas du temple maya. La vue était magnifique, la lune éclairant ce paysage étrangement effrayant, et faisait vivre l’âme de ce temple. Par réflexe, Wildekat recula de quelques pas, mais Géraldine lui prit la main et plongea son regard dans le sien. « C’est la seule solution, humaine Wildekat. Ayez confiance. » Elle était prise d’une indescriptible panique, et il lui sembla alors que ce temple était le dernier endroit dans lequel elle voulait pénétrer. Le frottement de son lynx sur sa jambe, et son regard perçant lui donna du courage. Elle soupira puis prit sa décision. « Allons y, je vous suis Erzulie ». Elles passèrent une imposante porte, puis entreprirent de monter les marches des escaliers interminables qui semblaient monter au delà des nuages. Les marches étaient d’une hauteur surprenante, et arrivaient au niveau de la hanche de Wildekat, si bien qu’elle avait un mal fou à les grimper avec son sac en bandoulière. Son jeune lynx, quant à lui prenait un malin plaisir à sauter de marche en marche, plantant ses puissantes griffes dans les lianes et la végétation qui s’étaient fait une place sur les anciennes pierres taillées. Cependant, il attendait toujours Wildekat pour l’encourager et la motiver à monter toujours plus haut. « Oui, je sais, je sais Pluisje, on y est bientôt, pas la peine de me le répéter… » Ses muscles la brûlaient, de par le manque d’exercice qu’ils avaient enduré le temps que Wildekat sorte de son sommeil, et son cœur s’emballait dès qu’elle montait quelques marches trop rapidement. Elle le sentait battre la chamade, comme si il lui demandait de faire demi-tour, comme si il savait que ces efforts allaient inévitablement le tuer. Elle tenait bon, et malgré la fatigue et la peur, Wildekat arriva en haut du temple et rejoignit Géraldine, qui l’attendait, calme, scrutant l’horizon. « Bien, nous allons pénétrer dans le temple, humaine Wildekat. Le soleil n’est pas encore levé, c’est parfait. La Lune vous aura accompagnée sur tout le trajet. » Wildekat ne comprenait rien, mais se contenta de sourire à sa sœur, ou du moins, l’enveloppe de sa sœur, possédée par la déesse de l’Amour, Erzulie. « Suivez-moi. Dites adieu à la surface de cette île, nous allons plonger dans ses entrailles, et le chemin sera long. » Sur ces mots, Géraldine disparut dans un couloir sombre. Wildekat admira la vue. Du haut du temple, on pouvait voir la chaîne des montagnes éclairée par les derniers rayons de lune qui allaient bientôt laisser leur place à ceux, plus lumineux, de l’astre solaire. Les montagnes formaient un cercle quasi-parfait qui entourait le temple, comme un sarcophage abrite son cadavre. A cet instant, Wildekat eut l’impression d’être le cadavre qu’on allait enterrer à jamais. Un dernier regard sur le monde extérieur, une dernière inspiration, et elle pénétra dans le couloir sombre du temple.
Aliss'O'Ween
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Posté le 12/02/2008 à 14:18:19 

Petite fleur Provinces-Unies, Friesland île d'Ameland Avril 1690 Deux enfants observent les premières fleurs du printemps avec des yeux émerveillés. « Dis Piet, pourquoi tu m'appelles toujours« petite fleur »? Je suis pas une fleur!! » Le garçon regarda la petite fille tendrement. -« Disons que tu es comme une belle fleur sauvage que l'on voudrait avoir toujours avec soi... » Le garçon était songeur, et la petite fille ne disait rien qui aurait pu briser son silence. « …promets-moi de ne jamais te laisser cueillir, petit fleur » -« Pourquoi on voudrait me cueillir Piet? » -«Une aussi jolie fleur que toi, on voudrait la cueillir pour l'emmener partout et la garder près de son coeur... » -« Et alors? Moi aussi j'aime les fleurs, et si je pouvais, je les emmènerais partout avec moi! » -« Oui, mais réfléchis. Si tu cueilles la fleur, elle fanera au bout de quelques jours... » -« Oh non! Parce que moi je m'en occuperais tellement bien de ma fleur! Parce que si je l'aimais vraiment, je lui donnerais tout ce dont elle a besoin à ma fleur! -« Je n'en doute pas, mais c'est la nature, une fleur coupée, même en lui donnant les meilleurs soins du monde, elle fanera, et elle mourra... » -« Tu es sur de sur Piet?» -« Oui. Une fleur a besoin de son pied et de ses racines pour vivre. Une fleur a besoin de la terre. » -« Je comprends... comme si on m'emmenait en bateau, je n'aurais plus les dunes pour jouer. Je n'aurais plus les dunes pour voler comme un oiseau. Je n'aurais plus les dunes pour me cacher... » -« Voilà. C'est à peu près ça. Alors si on aime vraiment la fleur, on ne voudra pas qu'elle meure. On préférera la laisser là ou elle est, et revenir la contempler de temps en temps, en sachant qu'elle vivra longtemps pour le plaisir de nos yeux. » -« Alors tu veux que je reste toujours ici? Sur notre île? » -« Non, pas forcément... tu comprendras un jour. Rappelles-toi juste de ce que je t'ai dit petite fleur: si on aime vraiment une fleur comme toi, on ne voudra jamais la cueillir pour la mettre dans un vase. On la gardera dans ce jardin secret où on l'a découverte, mais en liberté.... » Caraïbes, île de Liberty Temple de Calakmul Janvier 1708 Les jours passaient et se ressemblaient. Avancer difficilement, se battre contre des monstres tous plus effrayants les uns que les autres, et surtout qui se battaient comme Wildekat n’avait jamais vu personne se battre. Même les plus grands pirates ne possédaient pas autant de force. Son manque d’entraînement et ses blessures n’aidaient en rien. La cicatrice de son ventre lui tiraillait les chairs dès qu’elle se servait de son épée, devenue trop lourde pour elle, et son cœur s’emballait dès qu’elle et Géraldine avançaient trop vite. Plus elle avançait, plus Wildekat remarquait que ce lieu était somptueux. Les murs étaient tapissés d’or, des statues ornaient les salles qui se suivaient mais ne se ressemblaient pas. Des signes étaient gravés dans une langue que Wildekat ne savait déchiffrer, et toute la composition du temple semblait appeler au respect. Elle n’osait poser ses mains sur les statues, ni même toucher les murs, de peur de profaner un lieu si secret et effrayant. Au gré des salles qu’elles traversaient, Erzulie ramassait des objets précis, et entonnait des incantations. Il semblait à Wildekat qu’elle savait exactement ce qu’elle faisait, et où elle allait. Hélas, Wildekat, elle, ne le savait pas. Le moral de Wildekat n’était pas au plus haut, et elle se sentait seule. Erzulie n’était pas très bavarde, et si son lynx n’avait pas été à ses cotés, Wildekat aurait eu l’impression d’être une morte vivante errant dans des couloirs sans fin. Le temps avait pris une autre dimension dans le temple. La lumière du jour étant totalement absente, seules les torches éclairaient les salles, et Wildekat ne savait plus si c’était le jour ou la nuit qu’elle et Géraldine avançaient. A vrai dire cela n’avait plus vraiment d’importance. Elles marchaient pendant plusieurs heures, puis quand Erzulie sentait que Wildekat était à bout de forces, elle la laissait dormir un peu, à peine quelques heures, avant de repartir en quête du remède. Erzulie vérifiait souvent le cœur de Wildekat, en plaçant sa main sur la vilaine cicatrice noircie que Wildekat portait sous son sein gauche, mais ne laissait jamais rien paraître. Wildekat avait beau sonder le visage de sa sœur, il demeurait impassible, et impénétrable. Si bien qu’elle commençait à se faire du souci. Une énième fois, alors que Wildekat s’était appuyée contre un mur, son lynx blottit sur son flanc droit, Erzulie observait la cicatrice avec attention, puis se leva, et alla s’installer plus loin, silencieuse. Elle ne dit rien. Ca fait des jours Pluisje… quelque chose ne doit pas aller comme elle le veut… sinon elle me dirait bien ce qui se passe non ? - Non, pas forcément, elle estime peut-être qu’elle n’a pas à nous expliquer… - Mais pourquoi ? C’est mon cœur… c’est ma vie… j’ai le droit de savoir non ? Pluisje, je ne veux pas crever ici comme un rat… si il n’y a plus d’espoir je veux ressortir, je hais cet endroit… - Oui, tu le hais... moi aussi d’ailleurs… mais c’est normal, ça veut dire que le sorcier ne s’y plait pas non plus… alors il quittera ton cœur - Tu crois ? Je commence à perdre espoir tu sais… des jours qu’on avance, qu’on se bat… et rien… je ne sens aucun changement. Tu en vois toi ? - Non, je n’en ressens pas, c’est vrai… - Pluisje, j’ai peur… - Garde espoir, je suis là. Viens avec moi… Elle fermait les yeux, la chaleur du jeune lynx contre son corps l‘apaisait… elle voyait de nouveau les dunes de sable entourées de la mer gris bleuté de son pays natal. C’était un exercice que Wildekat avait appris à faire depuis qu’elle était entrée dans ce temple. Le seul moment d’évasion qu’elle se permettait, ou elle avait l’impression d’échapper à toute cette malédiction. Ouvre les yeux… - Non, je n’ai pas envie, pas encore Pluisje… - Ouvre-les je te dis… Elle s’exécuta, mais au lieu de voir les murs ornés d’or et de gravures du temple qu’elle s’attendait à voir, elle vit… les mêmes dunes qu’elle avait rêvées, et la mer, gris bleuté qui les entourait, au loin, sur l’horizon. Elle planta sa main dans le sol, et sentit les grains de sable fin passer entre ses doigts. Elle chercha Géraldine du regard, mais elle avait disparue. Son lynx était toujours à ses cotés, il s’était levé et léchait la joue de Wildekat. Elle écarquillait les yeux comme pour être sure qu’ils soient ouverts, et sentait que son souffle s’était coupé. Pluisje… ! Pluisje qu’est-ce qui se passe ? - Ne t’en fais pas petite fleur… « Piet ?!! Piet !!?? » Elle était étendue sur le sol, les yeux grand ouverts, tremblante, la peau moite. Géraldine s’avança vers elle, et l’aida à se relever. « Vous l’avez vu ? Vous l’avez vu Erzulie ? Piet… mon frère, je l’ai entendu, « petite fleur »... il était là, et les dunes… le sable… je… » Elle n’eut pas le temps de finir ses explications, trop d’émotions vinrent à bout de son corps alors qu’elle plongeait à nouveau dans un profond sommeil. Ce fut l’odeur d’un breuvage chaud qui la sortit de sa torpeur. Géraldine avait préparé quelque chose dans un petit récipient, qui trônait au dessus de ce qui ressemblait à un feu de couleur bleue, mais qui ne semblait nécessiter aucun carburant. Lorsqu’elle vit que Wildekat s’était éveillée, Géraldine lui sourit, et versa une partie de la potion dans un verre sculpté en bois. « Tenez, buvez cela humaine Wildekat. C’est pour votre cœur… et vos visions. » -« Mes… ? » -« Buvez. » C’était un ordre qui se refusait à toutes les questions que Wildekat aurait voulu poser. Elle s’exécuta donc promptement et bu cette décoction au goût si étrange. La chaleur se diffusa le long de son œsophage, et une onde de bonheur semblait prendre possession du corps de Wildekat. Etrange sensation de plénitude. Erzulie s’approcha de Wildekat. « Demain, nous retrouverons vos frères et sœurs » -« Vraiment ? Ils sont là ? » -« Oui, Tuxedo, Gaart, Nightbringer, Fin, Agnès… ils sont là, et nous allons passer quelques jours avec eux. J’ai besoin de leur aide. » Wildekat ne savait que dire. Revoir ses frères et sœurs était une joie sans commune mesure. Cela faisait d’ailleurs plusieurs jours qu’elle voulait écrire à Tuxedo, mais elle ne savait comment lui dire ce qu’elle avait à lui dire… Avouer à Géraldine qu’elle aimait Ric avait été difficile, de par la trahison des Quatre Lunes dans l’arène, au moment de délivrer Dudu, mais Géraldine avait rassurée Wildekat et l’avait comprise plus que Wildekat ne l’aurait pensé. Elle était de nature protectrice envers sa jeune sœur, et elle n’aurait jamais rien fait qui aurait pu nuire à son avenir, Wildekat le savait. En ce qui concernait Tuxedo, Wildekat savait que c’était une toute autre paire de manches…elle n’avait pu lui parler avant ce sombre épisode avec le sorcier maya, mais elle voulait partager son secret avec lui, ne serait-ce que par honnêteté. Wildekat s’endormit ce soir là avec l’espoir de revoir bientôt sa famille, et de pouvoir enfin parler de Ric à Tuxedo.
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